‹ PépéChapitre 112 sur 167 · feu d MozaRT à · texte numérisé non relu

feu d MozaRT à

Ma mère a déjà fait nos paquets. La voue

Part tantôt. Nous prenons par Metz. Sauf aventure, “ARE

Nous arriverons donc à Paris, je le crois, ;

Le dimanche vingt-deux ou le lundi vingt-trois…

On met dix jours entiers pour faire le voyage.

MME WEBGR É C'est bien long !… See MozZART

. Surtout pour ma mère... > ÿ iIson âges

Oui

Elle viendra tantôt vous saluer aussi. e J'ai voulu, seul, d’abord, venir moi-même 1C1.. : Vous savez qui je suis, monsieur Weber ?.. |

FRIDOLIN AE Un Maître Dont l’art honoïvra le genre humain.

MozaART, souriani, Sr nes Béntétre le FRIDOLIN de Si je disposais, moi, d’un prestige princier, Mozart verrait comment j'ai su l'apprécier !. ee.

MozART J'ai beaucoup travaillé... sans cesse j'étudie.…. L'art est long, mais je suis patient et la vie Me laissera, j'espère, un jour, le temps qu il faut Pour vous montrer jusqu'où je puis monter !….

at

Très haut dk Vous rayonnez déjà sur les marches du temple : Vous en serez l’idole et le vivant exemple !...

Bi À A .

MoezART Ë Il me faut, cher Mozart, après ton noble

= Ma foi! Je m'aiderai de mon mieux ! Que le ciel| Asperger d’un peu d’eau — pas froide, tiède - Made aussi Dont la splendeur m'émeut jusqu'aux pleur | | FRIDOLIN | | ou 120 à Vivre bien, voilà l'essentiel, J'ai vu, pendant que tu parlais, ton âme Faire tout ce qu’on doit, et si la récompense Palpiter sur ta lèvre, illuminer ton front ;. Arrive, eh bien ! tant mieux !... Sinon, tant pis !.. Je ne me ferais pas à moi-même l’affront |

De soupçonner ta foi sincère et véridique ; M Aloyse, malgré son silence pudique, 4 Pa Je Pense| Nous laisse lire assez son désir innocent, Comme vous !.….. C'est pourquoi je veux, très calme-| Et sans l'interroger je vois ce qu'elle sent |,

MozART x

on à [ment, | Mais ie chef qui, d’abord, vous enseigna la Bien que mon cœur de feu me brûle en ce: moment?| De l’art et le secret de la profonde joie,

Vous dire que depuis la premiére seconde Le père juste et fort dont les commandeme Où je vis ruisseler sa grâce comme une onde,

dE , .| Ont fait germer en vous tous les beaux sent J'aime d'amour votre Aloyse !.. Elie est pour moi| Caui pour qui, toujours, la famille fut

La plus tendre musique et le plus noble émoi | Yénérée, aujourd’hui, sait-il votre dém Qui jamais ait troublé ma sévire jeunesse. Connaît-il vatre- choix ? L’avezvous I]-me semble que Dieu, pour que je le connaisse! S:itil mon humble état et notre pauvre Tout à fait dans sa gloire et dans sa majesté, Vous lui devez ce cœur charmant qui vous ‘Créa la voix qui m'a tout de suite ehchanté !.… |Si I6in que le destin dérôtle votté cos Quand j'ai, pour elle, mis les vers de Métastase| Le soleil paternel doit ordonner toujour En musique, j'ai composé comme en extase |... | L’élàn de vos projets, le rythme de vos j J'étais seul dans la nuit... J'étais plein de frissons... | £ Peut-être avez-vous cru n’'exhaler que des sons, ne : MozarT : je Aloyse, en chantant cet air... Mais à vos lèvres |S'il pouvait vous entendre à travers la dis . C’est mon cœur éperdu qui brûlait.. Quelles fièvres, Comme il a à 0 ouverait, qu'il bénirait me En passant votre seuil, me soulevaient, le soir, | Cent fois je lui parlaï d'Aloyse et de vous Et quand je rejoignais ma mère, que d'espoir !...| Mes lettres ont décrit votre maison es . Votre nom prononcé, c’est comme une lumière... se Pose AN Dre Votre CMP Je vous l'ai dit déjà, vous êtes la première La: pauvreté pour nous n'est point ignomim Que j'aime! En m'éveillant, monsieur Weber, je vois Tant mieux-quand le Hasard met Je;sage à so Sen visage, et la nuit, quand je m’endors, sa voix Mais la place n'est rien sans la vertu du : Est comme ux rossignol dans l'arbre de mon rêve..|Mon père m'inculqua ces maximes lJui-m La vie à ses côtés me serait douce et brève... Car dl est généreux dans sa Juste Es Et si j'avais l'argent qu'il faut pour l'aimer bien| Qui j'aime devient riche et noble s'il répor Et qu’elle y consentit, je n’envierais plus rien 11. | Comme je le mérite à mon souhait profond Jamais jusqu'à présent n’est tombé de ma bouche| Oui mon pêre connaît le bonheur œù j: L'aveu que je vous fais. Je pense qu'il la touche} Il Sait que J'ai donné mon cœur et quel Car souvent nos regards, si nous ne parlions pas, A pris sur moi J'éclat des yeux que je dl . Ce que je dis tout haut, se le chantaient tout bas !.… Sal exige à présent se départ pour Pa Voilà, monsieur Weber, ma confession faite... C'est, dit-il, que pour faire un bonheur plus Mon cœur vous à parlé... Ma harangue imparfaite L'amour doit écarter tout souciemisérable ? Ne m'a pas, je le crains, expliqué tout entier. |Quelques mois de Paris, voilà tout le dék Hélas ! je ne suis pas poète !. Mon métier, Qu'il ADR bonheur que je rêve !... , C’est la musique. Alors... voilà... si, vers l'automne Cette félicité que déjà tout présage, Prochain, j'avais conquis ce grand Paris où tonne| Puisque, bien qu'elle pleure et cache so La gloire des Noverre et des Gluck, mes amis, |AloÿSe sourit, n'est-ce pas ?.…

En revenant ici me serait-il permis. ALOYSE

Paris m'ayant donné les lauriers que j'espère... Je souris Me serait-il permis de vous appeler : « Père » ?| C’est bien long, quelques mois, et c’est b:

É FRIDOLIN e " M |

Mes larmes t'ont déjà répondu, mon enfant ! OZSRTS

J'y penserai sans cesse à vous, chère Alo = FRiIDOLIN, à Mme Weber.

Dis quelque chose, toi ! de MME WEBER 700 Que veux-tu que jeu

Je ne m'attendais pas... 25

ra MME WEBER

Maman ..

SOPHIE, à Constance qui s'essuie les yeux Tu pleures, toi ?

FRIDOLIN SOPHIE O1, si1:

à Pourtant, Moi. si!

: »ù 5 4 Malgré l'immense honneur que répand sur ma race JosErHA

Un tel élan que rien de mesquin n’embarrasse, Tais-toi !...

tbe . | - Quel CReB re . |

6 | SOPHIE

’aviez pas toujours le regard bien discret !

ut en ayant l’air de lui montrer la note sœur bien souvent. >

ds Tais-toi,

petite sotte !

SOPHIE sotte | La preuve...

MozART Ah! j ti ÉONRE

FRIDOLIN Quoi ?

MozaRT ie à FRIDOLIN -A moi ?

re MozART s s dois, Si mon compte est exact.

FRIDOLIN 4 | Que ce compte \e soit jamais compté !

MoOzART Mais.

FRIDOLIN - Vous me feriez honte | MOZART ë

FRIDOLIN

. Vous voudriez me payer mon plaisir !

+ MozaRT

vez travaillé pour moï...

‘ FRIDOLIN

À Mon seul désir, e ae jure ici par Bach et ses apôtres, anscrire souvent des airs comme les vôtres |.

Pts MozaART

is heureux, monsieur Weber, et déchiré !

œur va rester là lorsque je m'en irai…

C cet arrachement ma chair même est meurtrie…

te FRIDOLIN

Pt 1: F ‘ # MoOzART

Je suis fort |

FRIDOLIN

Priez Dieu | MozART Je le prie !

2: FRIDOLIN l tre amour vous soit un soutien dans l'exil | loigne de vous Poe et le péril !

Ke a

Pensez que l’on vous garde un souvenir fidèle.

Et restez jusqu'au bout digne de vous, et d'elle!

MozART | Aloyse mon père a retrouvé ceci, .

Des cadences pour vous, pour votre voix...

ALOYSE ie

Merci !

MozART

Il les cherchait depuis deux mois... Ce matin même,

Le courrier de Salzbourg me les remit.

(Il tient dans ses maïns les mains d’ Aloyse.)

: Que j'aime | Vous aimer, Aloyse !….

ALOYSE Et vous partez !...

$ MozaRr | Il faut Que je parte !.….

ALOvSE

Alors, moi, je veux aussi, tout haut, Comme vous l’avez fait, vous dire ma pensée.

Je remercierai Dieu de m'avoir exaucée Si vous me rapportez comme elle est ‘maintenant Cette tendre amitié qui vous fait rayonrant |! Néanmoins, le destin des rencontres mondaines Expose un jeune cœur à des flammes soudaines. Un légitime orgueil qui n’a rien que d’humain Peut vous mener si loin et si haut que, demain, : Dans des salons dorés votre gloire encensée Découvre quelque noble et riche fiancée Plus digne de vos vœux.

MozART Vous parlez follement...

PA ï

d ALOVSE Je dis ce que je dois vous dire, simplement ! MozarT Fu oublier ! vo ! Moi !

ÂLOYSE.

Si quelque jeune fille

Vous aime, certain soir que votre gloire brille, Il ne me convient pas, ce soir-là, qu'un serment Vous retienne ! Mais, seul, qu ‘un libre sentiment Vous lie à moi !.. :

MozART Que Dieu m'arrache tout génie Si ee mon amour chéri, je vous fenie | |

ALOYSE Alors, dites mon nom, rien qu'une fois, la nuit, Tout bas, et si mon nom ne fait qu'un petit bruit, Le bruit d’une clochette, à peine, au cou des chèvres, Si mon nom remué dans l’ombre par vos lèvres N'éveille pas soudain au fond de votre cœur

| Une cloche de joie, un grand hymne vainqueur, | Le rire du soleil et de ia lumière ivre,

ÎNe pensez plus à moi, Mozart, jé vous délivre | | D'avance je pardonne au volage amoureux |

Même il me sera doux de le savoir heureux | Et je serai très fière encore dans mon âme

En songeant qu il pensait me prendre pour sa femme, Malgré ma naissance humble et mon peu de raison, Quand il était l’ami de ma pauvre maison |...

Mozaer

Dore tant d'injustice, hélas ! je suis sans armes...

Aloyse... toujours.

ni SOPHIE 5

Ses yeux sont pleins de larmes |

Méchante, embrasse-le !… <

ALOYSE 5 a , J'ai dit ce que je dois!

or. SOPHIE Elle vous aime, allez ! Croyez-moi | :

un ALOYSE Ro a mr LT De mes doigts

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