‹ PépéChapitre 157 sur 167 · MARTHE HAREL · texte numérisé non relu

MARTHE HAREL

Copry. ie

a Détons courent s’abriter sous 1 Urentles et sous ue no res | poRonnes s’y os déjà ARCHDIGES et, parmi ot une dame et de je

re les es centraux, la pluie. Il ferme s son parapluie ruissel qui est sur sa gauche. — Je. C’est un jeune homme de vingt ans envi j : froid Mie dans les Os Ton, en habit de soirée. # a les pieds trem- À pés jusqu’ aux chevilles.) | LA FILLE = os tu n’as pas trouvé de taxi? Fu HER FRED. — Pas im. Impossible d'e n trou a ver, ni pour or ni pour argent. te La MÈRE. — Oh! certainement “ doit y en avoir. Tu n’as pas bien cherché:

LA Fizce. — Que c’est embêtant! Faut-il | à que ce soit nous qui allions en chercher un?

FRE». — Mais je vous dis qu’ils sont tous pris. La pluie est venue à Pimproviste, per-. LS pas rester ici jus- sonne ne s’y attendait et dame, tout le ; ; \c est vexant. He monde a été obligé de prendre un taxi. Pa i — Possible, mais c est été très loin à droite et à Rtncne, et je he ai sou S. savez! N / rien trouvé. Hi a i Fred dat. été tant Abit LA MÈRE. — As-tu été jusqu au Loauee 1 sera f allé en | Rene un à la FReD. — Oui, il n’y en avait pas un seul. | APN “ La FILLE, — Enfin, où as-tu été?

! FREp. — J'ai été tout aux alentours... aie

rais-tu voulu que j'aille ia ei on corde? EUR

Ha Mine — | Décidément, tu d'éa pas d'an

grand secours, Fred. Cherche encore et ne

reviens que lorsque tu auras trouvé un taxi.

FRE». — Je vais me faire tremper pour rien, voilà tout.

LA Fizze. — Et nous! Est-ce que nous devons rester là toute la nuit, dans ce courant d’air, avec presque rien sur ie dos?

Guel sale égoïste tu fais!

FRE». — Très bien, très bien, j'y vais, j’y

vais!

(Il ouvre son parapluie, s’élance et ren-

contre une marchande de fleurs qui arrive

en courant pour s’abriter. Cette collision fait que le panier de cette dernière lui

tombe des mains. Un éclair aveuglant suivi

instantanément d’un grand coup de ton- nerre, sert d'orchestre à cet incident.)

LA MARCHANDE DE FLEURS. — Dis donc, Fred, on regarde ous qu’ on va, mon ie chéri! in

FRE». — Pardon! (ZI s’éloigne en cou:

rant.)

LA MARCHANDE DE FLEURS, en ramassant ses fleurs éparses et les replaçcant dans son panier. — En v’là des magnes!… Deux bouquets de violettes dans la boue!

(Elle va s’abriter à la droite de la dame,

. en poussant en arrière le spectateur, afin de

se faire de la place.)

LA MÈRE. — Comment savez-vous que mon fils s’appelle Fred, je vous prie?

LA MARCHANDE DE FLEURS. — Ah! alors, c’est votre fils! Eh ben, si que vous aviez fait vot’ devoir de daronne, y serait pas ballot au point que d’abimer les fleurs d’une pauv’ fille, et pis de se cavaler sans payer!

Vous allez m'les payer, hein?

LA FILLE — N'en fais rien, maman!

Quelle idée!

La MÈRE. — Je t’en prie Clara. Permetsmoi... As-tu des sous?

CLARA. — Non. Rien qu’une pièce de

deux francs.

LA MARCHANDE DE FLEURS, avec espoir. — Oh! ma bonne dame, j’peux faire la mon-

naie.

LA MÈRE, à Clara — Donne-la-moi.….

(Clara se sépare à regret de sa pièce. À la

marchande.) Tenez. Voilà pour vos fleurs.

LA MARCHANDE DE FLEURS, — Merci bien, madame.

CLARA. — Dis-lui de te rendre la mon-

naie. Ce ne sont que des. bouquets de dix sous. | ; La MÈRE. — Mais tais-toi donc! (4 la

.marchande.) Vous pouvez garder la mon-

naîie.

LA MARCHANDE DE FLEURS. — Oh! merci beaucoup, madame.

La MÈRE. — Maintenant, dites-moi com- |

ment vous savez le nom de ce jeune : mon-

sieur? ARC NEPAL PAOR DU ester

MONET Re 200 1

| PYGMALION

hi pas.

ment, maman, tu aurais pu ÉPATENEE 2

faire de la monnaie de quarante sous.

pas... FRE “moi, (Tâtant ses pôches

VA, MARGHANDE. DE De - LA Men, — - Commentl… Je vous

pas de me Abe, 4 A ErU FA MARCHANDE DE Fieuns. — Ma

étranger et que vous oder ire (Elle s’assied à côté de son panier.) CLARA. — Quarante sous de jeté

Fred, (Indignée, elle se retire derrière le pilier

(Un monsieur d’un certain âge, a al militaire, l’air aimable, arrive vive s’abriter. Il ferme son parapluie qui r selle. Comme Fred, il a les pieds t jusqu’à la cheville. Il est en habit de avec un léger ain Il ru le la

libre.) LE MONSIEUR. — Pfou! à LA MÈRE, au monsieur. — Cela a- il l de cesser? dl Le MoxStEuR. — Je crains bien qu

jamais, il y a deux minutes. Hi La MÈRE. — Ah, mon Dieu! (eg se

LA MARCHANDE DE FLEURS, — Si c* ça tombe à siaux, c’est signe nn çav

pas de monnaie. x La MARCHANDE DE FLEURS. — Oh taine, je peux vous en faire de la mor moi!

LE MONSIEUR. — D'un billet de francs? Je n’ai pas moins. DAT LA MARCHANDE DE FLEURS. — Oh, to même, cap’iaine, ajetez-moi une fleur;

prenez-moi Ça pour dix sous. : LE MonstIEuR. — Allons, ne m’en

être le LE SPECTATEUR. — ’Tention, de DoUar une fleur en A car il

LA MARCHANDE DE pa se a rifièe. — J’ai rien fichu d’mal, moi

INenbeise en) Oh, m’ssieu Lex

laissez De m’accuser, ve est-ce ou ep 15e e

. id ; De ue sé

NDE DE FLEURS, toujours craine que j'ai jamais dit un mot...

à ors, ui que vous avez écrit À ai dit?... J sais moi, si vous m'avez

a pasque jlai appelé épi n faire d’mal. (Au monsieur.) , j'vous en prie, le laissez pas pour un mot LL c’lui-ià.

affaires... Pour sûr, il veut ju one les paroles des

qu'y aurait eu si elle

— oi va bien, c’est un ne faut. Vous n’avez EL

qu'une jeune fille ne puisse plus s’abriter contre la pluie sans qu’on l’insulte, Etc., etc.

Le SPECTATEUR. — C’est pas une mouche,

c’est un impudent... Se mêle-de-tout.… V’là ce

qu’il est, c’est moi qui vous le dis. Repardes ses bottines.

LE MONSIEUR QUI PREND DES NOTES, s’a-

dressant à lui avec sympathie. — Et comment va toute votre famille de Grenelle?

LE SPECTATEUR, soupçonneux., — Qui VOUS

a dit que ma famille était de Grenelle?

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