LES MÊMES, SOLANGE
SOLANGE. — Oh !
FRESSENOY a entendu du bruit, aperçoit sa femme, 1l Se lève et dépose J'acqueline un peu durement. — Solange, ne va pas croire...
SOLANGE. — Ne me dis rien, Pierre, ne me dis rien, j'ai compris.
moi ?.. C’est de ça que je t'en veux...
FRESSENOY. — Solange, je vais t’expliquer…
SOLANGE. — N'essaye pas de me donner le change... Les quelques mots que j'ai entendus par hasard m'ont éclairée... L'enfant qu'il faut câliner..…. et cette appellation familière « mon petit Pépé.…. » C’est ta fille !
Enfin, Jacqueline.
connaître, mon mari m'avait signalé vot
la remorque; moi j'ai profité de l’autobus
Mais pourquoi se cacher de
RipEAuU on RER
FRESSENOY, séupéjait. — Ah ! tu... Ah! tu.
SOLANGE. -— Pourquoi te défendre... Tu non connais assez, pour savoir que je ne suis pe
jalouse d’un sentiment bien naturel.
FRESSENOY. — C’ est que je ne m'attendal pas. à SOLANGE. — Tu avais tort de ne pas la moi]
trer, elle est charmante... Présente-la-moi.… | FRESSENOY, présentant. — Jacqueline... Eu.
Madame Fressenoy, #1
femme... 2 JACQUELINE. — Madame... "ns | SOLANGE. — Approchez, mademoiselle| Ai-je donc quelque chose de si terrible .
JACQUELINE. -—— Oh ! non.
SOLANGE. — Nous pouvons nous serrer’ | main ! 4:
JACQUELINE. — Avec plaisir.
(Les deux femmes se servent la main.) SOLANGE, — Je suis très contente de vol
existence... oh ! vaguement, ce matin même. k JACQUELINE. — Ah! .' FRESSENOY. — Oui, | ca SOLANGE. — Mais je ne savais pas qu "# vol
voyait de facon régulière, le cachottier… l’attendais, c'est pour ça que tu m'as laisse, aller seule à la Grande- Chartreuse.
FRESSENOY. —- Où ! ma foi non. Au fa] pourquoi n’y es-tu pas à la Grande- -Chartreus4 | SOLANGE. — Un accident d'auto ! | FRESSENOY. — Tu n’as rien ? L SOLANGE. — Non, la voiture seulement, |
l'hôtel pour revenir plus vite.
FRESSENOY. — Et ta mère ? | SOLANGE. -— Oh ! elle a pris le ie pcl AIX, DE voilà un accident que je bénx| (4 Jacqueline.) Sans lui, je ne vous aurif | jamais connue |! | JACQUELINE. — Probabie eu ! | FRESSENOY, à part. — Quelle situatior|] (Haut.) Jacqueline, il est temps que tu ren JACQUELINE. — Oui, Pépé | | SOLANGE. —- Mais pas du tout, père dénattll à qui se sépare de sa fille comme ça... quand devait passer la journée avec elle, eh bie:
moi, je la garde, nous allons déjeuner :
semble... (EIle la serre contre éllz. Pailloux entil