SCÈNE VI
SOLANGE, JACQUELINE 2h
SOLANGE. — Qu'est-ce qu'il à, ton père 24 Il ne te regarde plus avec les mêmes yeux.… | JACQUELINE. — C’est qu'il me voit trop ! | SOLANGE. — Il ne t'a même pas embrassé | avant de partir, c'est étrange | ; Le JACQUELINE. — J'ai compris, moi, il “es jaloux. Mn Re +5) SOLANGE. — Jaloux de qui ?- | JACQUELINE. — De toi, de nous deux. 1 trouve que nous nous aimons trop. Re | SOLANGE. — Mais, ça ne gêne en rien .
affection ! |
JACQUELINE. — Les hommes sont comme ça. | tout ce qui n’est pas à eux, on dirait qu'o:} le’lenr vole. ;
SOLANGE, viant. — j'adore os tu parte] des hommes avec ce ton sentencieux fi | expérience, hein ? ‘18
JACQUELINE. — Peut-être... Ce qui est cer} tain, Solange, c’est qu’à mes veux il n Y: a pa] un homme qui te vaille.
SOLANGE. — Tu exagères.
JACQUELINE. — Tu as été si chic avec moi Comment voudrais-tu que je ne t'adore pas ?. | C'est pas toujours rigolo, la vie.
mi
SOLANGE. — Surtout pour toi, mon pauvr] petit. / | JACQUELINE. — Je ne peux pas t'expliquei}
c'est comme si j'avais eu un peu froid...
maintenant, j'ai chaud. 4
SOLANGE. — Ma chérie... Sais-tu que tu €} pris une telle place dans ma vie que moi no!
plus je ne vois pas ce que je deviendra | sans toi ?
eh be
JACQUELINE. — Vrai? Ah! ça me fai plaisir. Là] SOLANGE. — Dame! j'étais toute seul:
moi aussi; ma mère toujours en route, Piert!
à ses affaires. Je trouve une amie de mon âg
ou presque. LA TACQUELINE. — Oh ! de ton âge, Va. %| SOLANGE. — Une amie en qui je puisse avoi
une absolue confiance... C'est rare; ne 4 danger que tu me voles mon mari, toi!
LAN GE. — EC puis, on s'entend si bien. s avons les NÉS SOLS AO EN E A
: — ui ton mari ne danse à Recarénnt l'heure. ) À propos, il n’arrivo notre cavalier.
t... Il te plaît, Davillier? :
ACQUELINE. — Épatant dans le tango.
- rs ET comment
fl
UELINE. — | Pourquoi me ares tu