RUE
2e” Tiens,
GE. — Au commencement, : oui... mais il le pris sérieusement, ACQUELINE. — Tu chetchés à à le placer ?
SOLANGE. — Peut-être, ACQUELINE. — Hein?
LANGE. — } ai une idée. COUELINE. — Quand tu as des idées, j'ai
ANGE. — (Ça ferait un très bon mari
WELINE. æ— Oh! impossible, — Tu en aimes un autre ?
voyons.
OLANGE. — Oht je 0 den ban. (Elle ? asse.).
UELINE, la ve ee — Oh ! ce que tu
mal enlevé ton noir ! Tu ne sais pas, ma grande... les barbes sont parties ; je te faire un maquillage de première.
R ne Rcniene au couturier ;
QUELINE. - oei ST. (Elle sort.)
Pi au roue — Elysées 47-12.
ademoiselle, deux fois six, quatre fois rois fois quatre ; ah ! pas libre, natu-
E. — - C'est-à- dire sue je t'ai i donné
SOLANGE. — Pourtant, Davillier est toujours
. trouves-tu
ACQUELINE. — Mais non, enfin, comprends
naître, madame...
|SoLANGE, gËénée. — Oh ! maman, tu mes | donc plus à Bicibe oo:
.MME JEANNEROT. — J ÿ étais encore hier,
et. puis ils m'ont fait ume saleté au Casino ; alors, je les ai laissé tomber.
SOLANGE, — FRA nes ne m ‘as-tu pas pré- venue ?
ME JEANNEROT. — Je serais arrivée avant
ma dépêche... Mais qu'est-ce que tu ‘as ?.… Ju as l'air tout éberluée 2:
SOLANGE. — Tu as de ces débarquements subits qui vous surprennent.
MME JEANNEROT. — Je croyais que tu y étais habituée AepRee le temps. Et quoi de nouveau ici |
SOLANGE. — Rien.
MME JEANNEROT. — Toujours pas d'enfant ?
SOLANGE. — Je ne Crois pas.
MME JEANNEROT. — Comment, tu ne crois pas ?
SOLANGE. — C'est-à-dire que on pensé, mais le médecin m'a dit que c'était nerveux!
MME JEANNÉROT, — Parbleu, il y en a un qui n’est pas nerveux.
SOLANGE. — Il doit revenir.
MME JEANNEROT, — L'enfant ?
SOLANGE. —— Non, le médecin. ;
MME JEANNEROT. — Ah | fausse alerte... va,
fausse alerte... Comment veux-tu que ton 1 mari ait des économies ? Il à tout dépensé ableurs. SOLANGE. — Oh! maman...
ne
SOÈNE VAT.
Les Mêmes, JACQUELINE, LA FEMME DE CHAMBRE :
JACQUELINE, en coulisse. — Solange, qu'est-ce que tu as fait du rouge gras ?
SOLANGE. — Sur la coiffeuse.
MME 7 BANNEROT. DER ER ee c’est que ça ? | : SOLANGE, contrainte. — Une amie | je Voix DE JACQUELINE. — Ben, ïl s’ ést.cara-
paté.. (Alle entre vivement.) Enfin, il reste le rouge Sec. (Elle tient un petit plateau avec du
maquillage. Mme Jeannerot l'examine ‘avéc Son face-à-main.) SOLANGE, un peu génée. — Maman, jé te
présente Jacqueline, une amie de pension.
JACQUELINE. — Je suis ravie de vous con- Solange m'a si souvent parlé de vous ! pese | MME JEANNEROT. — EÆile a été beaucoup plus de avec moi en ce qui vous concerne, car jamais elle ne m'en a soufflé mot SOLANGE, balowllant. — C'est que, naturellement.
JACQUELINE. — Nous nous étions perdues de vue depuis longtemps... J'habitais la province. SOLANGE. — Et puis, elle est venue passer quelques jours à Paris.
JACQUELINE. — Et comme je n 7 connais
personne, Solange a été assez aimable pour m'offrir l'hospitalité... |
MME JEANNEROT. — Eh bien, mais c'est parfait... il est toujours agréable de feuilleter ses souvenirs d'enfance... Vous l’avez connue à la pension Goubault ou au couvent ?.….
JACQUELINE. — Euh !.
SOLANGE. — Au couvent.
MME JEANNEROT. — Vous étiez toute Pete alors. |
(Téléphone. } : |
pe prenant le ee —- AJ !.….
Oui... bon... je vais le lui demander... (4 Jac-
cuoline) C'est Davillier ; il s'excuse de ne pou-
voir venir tout de suite. rendez-vous d’affaires
très grave... il demande si ça ne te fait rien de remettre le Salon d'Automne ? ne
JACQUELINE. — Bien sûr !
SOLANGE, au téléphone. — C'est entendu...
oui, il serait trop tard... Nous irons directement au dancing du Claridge... A tout à l'heure.
(Elle yaccroche.) ue
MME JEANNEROT, qui écoute tout cela avec Surprise. — Tiens, ïe croyais que tu avais le dancing en horreur... Tu avais toujours refusé d'y venir avec moi...
SOLANGE, gênée. — Oui... mais.
JACQUELINE. — C'est moi qui l’ai entraînée, madame... J'ai tenu à Jui prouver que vous aviez raison.
MME JEANN EROT. — Je vous en remercie.
Les parents, ça à toujours l'air de vieux pompons, n'est-ce pas ?