JACQUELINE, DAVILLIER
DAVILLIER, voulant la prendre et l'embrasser. —— ... Jacqueline !
JACQUELINE, se rejusant doucement. — Eh bien ! voyons... c'est parce que: je vous reçois dans ma chambre que vous vous imaginez tout de suite qu'il faut en venir aux dernières extrémités.
DAVILLIER. —- Nous nous sommes bien embrassés hier. |
TACQUELINE. — Hier, c'était bier |
DAVILLIER. — Aujourd’hui, c’est tout à fait
autorisé, puisque nous sommes fiancés.
JACOUELINE., — Nous. ne le sommes pas encore.
DAVILLIER. — Est-ce que je n’ai pas demandé votre main ?
JACQUELINE. vous l'ai accorriée ?
DAVILLIER. — Vous m'avez accordé mieux.
JACQUELINE. — D'ailleurs, vous n'avez fait
cette proposition de mariage que contraint et forcés.
DAVILLIER. — Oh !
JACQUELINE. —- Allons, c’est parce que Fres-
senoy, mon parrain, est entré à l'i ‘ins tant psycl}
“Cat;
logique ; Sans Ça, vous ne pensiez pes au conji
go, à ce moment. | er Le DAvILHER -- Jélavoue 1 te JACQUELINE. — Ah! £ An DAVILLIER. — Mais j'y ai pensé depuiff” Oui, cette idée-là me trotte et je me suis la bitué à cette profession nouvelle pOur moi} être URAMArL.. pl ; JACQUELINE. — Ah ! le mariage, pour sofr c'est une profession | pe DAVILLIER. — Évidemment, et c’est surpi 4 nant, pour un type qui n’a jamais rien fai pe JACQUELINE. — D'autant que c’est une e pr fession qui a des Fi js DavicirER. — Non couverts par une ass) fes rance. ps JACQUELINE. — Et vous Hd tout | à même ? 1:
DAVILLIER. — Ceti dite que je galopell
s # \ " 1 \ Oh ! notre petit ménage à nous deux, Jacqu} Hne ! Je vois déjà ça... Ce sera charmant, on! [L
pensera qu’à s'amuser, et quand on sera fatigif, j
on se couchera... ensemble, Quelle merveill}\ JACQUELINE. — C’est très gentil | DAVILLIER. — N'est-ce pas à À JACQUELINE. —- Ça m'a émue, posikivemen ë DaAVILLIER. —- Ah ! Jacqueline Fe dl
ee — Ibn'y à qu'un malheur...
DAVILLIER. — Lequel ? dites vite.
JACQUELINE. — C'est que je ne serai jen dk votre femme. |] DAVILLIER, séupéfait. ne Comment À hi JACQUELINE. — Ou vous ne serez jamais mc} mari, si vous préférez. | DAVILLIEN. — Mais je ne préfère pas. on:
veut dire cette volte-face? j . vous Sérse nie. |
s ne M è
plaisez plus ; D'AVIELIER.
Alors, alors je ne ‘comprenc||
pas ! » \ 1 JACQUELINE. — Asseyez-vous ! 418 DAVILLIER. — Pourquoi ? lt JACQUELINE. — Pour assurer votre équilibre DAVILLIER. — Voilà. (175 ‘assiea.) 1!
JACOUELINE. — Raymond, j'ai eu un aman DaAViLLIER. — Heïn ? | JACQUELINE. — Out, je se suis pas la jeun]
fille que vous espériez, et je trouve loyal di
vous prévenir.
DAVILLIER, écrasé, —- .. Évidemment !
JACQUELINE. — J'espère que vous reconnail| trez le courage d’un aveu auquel rien ne rm forçait : ie pouvais, au choix, ou devenir votri] femme sans vous avertir —— ça se fait — oil refuser de vous Ses sans donner d’exph j'ai trouvé plus chic de dire la vérités J'espère que vous ne m'en voulez pas. 4
DAVILLIER, ioujours vague. —:...Non, Diet sûr, non, bien sûr.
JacQuEeL INE. — Si j'ai agi de la sorte, c'est que je ressens pour vous une grande sympathie! plus que de la sympathie, peut-être.
DAVILLIER. —— Je vous remercie.
U NE, 4e ne. peux pas êtré voire vous le comprenez comme moi, main-.
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e vie, et le bonheur n’est pas obligé d’être : oo re re ue ‘maire ; Le
LL et ne — 7 vous vois tout désorienté, 1, mais il ne s'agit pas de prendre une
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nr he — Qu L entre. : Oh ITR serai