SCÈNE . IV
: | JACQUELINE, PAILLOUX, DAVILLIER, Quelques instants.
ous J e ne suis pas de trop ?
AVILLIER, lui serrant la main. — Du reste, s... Je vous dis bonjour et au revoir.
À aqueline. ) Je vous rendrai la réponse dans
ILLOUX. PAbs Et vous fee vos ie s ?
QUELINE. — Oh ! oui !
À ÉOUX. Pour aller ?
se LLOUX. __ Comment ? J2 une — Ce qui est certain, c’est que
AILLOUX. — Qui vous y oblige 2) os ?
CQUELINE. — “ie contraire, elle me retient.
an ue dans ma malle... (Elle nce à empiler les ur ) Ù LLOUX, Paidant. Et! ce n’est pas Fres-
CQUELINE. ion sûr !
PaizLoux. — Alors ?
CQUELINE. — C’est moi, tout simplement.
\'éloigne de cette maison, où je n'aurais is dû mettre les pieds L
OUX. — Ca c'est vrai. è
AG QUELINE. —— Je cherchais depuis longps le . ie ne. AJnneant par lé de à
Sion immédiate, vous avez le PAR de là
De
mais il ny a pas que le mariage dans |
à EME DE CHAMP: aus entrant. — M. Pa
UELINE. — Pas du tout... au contraire:
Le
de — Oh | je suis bien nent: bien contente !... (Elle se met à pleurer. je PAILLOUX. — I le vois. … À JACQUELINE. — Si encore il avait eu un mot de tendresse quelconque !.. | ParzLoux. — Qui ça ?... Fressenoy d. bare JACQUELINE. — Mais non.
ParzLoux. — Ah 1 oui, ç ont vrai, je suis arrivé à la fin d’une scène. | JACQUELINE. — Oh ! même pas une scène...
Il n’y avait que moi qui parlais. :
PaïzLoux. — Ce sont les scènesles plus So JACQUELINE, -- Sûrement |!
: PAILLOUX. — Et qu'est-ce que vous lui disiez? JACQUELINE., — Oh ! comme on a tort d’être franche ! Faut pas être franche, c'est idiot ! PaizLoux. — Ça dépend avec qui.
- JACQUELINE. in Vous savez qu il m'ava demandée en mariage ?
PAILLOUX. — Oui. | JACQUELINE. — Eh bien ! je La ai fait com-
prendre que c'était impossible.
ParzLoux. —- Vous lui avez dit qui vous êtes ?
JACQUELINE. — Pas précisément. Je lui ai dit ce que je ne suis plus. rase
PAILLOUX. — Ça revient au même |
JACQUELINE. — Rien ne m'y forçait, mais
je trouvais ça plus propre, j'ai horreur du mensonge |!
PAILLOUX. — Et comment a: +-1] pris la chose? JACQUELINE. —— Comment 1l°la prend. je J’ignore, mais moi je crois qu’il me laisse.
PaILLOUx. —- Bah |! Ée JACOUELINE. 2 Et je lui avais offer + carrément d’être sa maîtresse, c'est pas sa femme, et pourtant il avait envie de moi, ça c’est sûr |
PAILLOUx. — Et alors ?
JACQUELINE. — Vous avez entendu. ré-.
pont dans la soirée. ù
PAILLOUX. — ee ça ne brûle pas.
JACQUELINE. — Est-ce que c’est ça qu'il
devait faire ?... Il devait me prendre, m'enlevef, j'avais préparé ma malle pour lui, c'est
$ fini. Ah ! les hommes, quels” polichinelles… (E Te va pleurer doucement dans les coussins du
divan.)
PAILLOUX. — Pauvre a Mais vous partez tout de même ?
TACQUELINE. — (Oh { bien sûr. Ÿ Aster de mensonges ! | ParzLoux. — Et où allez-vous ?
JACQUELINE. — Où voulez-vous que j'aille ?..
À Grenoble, pardi !
PAILLOUX. — À Grenoble ?.. . Retrouver le vieux gantier ?
JACQUELINE. — Dame !
ParzLoux. — C’est la mort ! |
JACQUELINE. — J'y ai pensé aussi.
PAILLOUX, s’asseyant à côté d’elle. — ...Vou-
lez-vous pas dire des mots comme ça, vilaine petite fille !
JACQUELINE. — J'ai on de ee ParzLoux. — Bah ! le chagrin ça passe...
mais il ne faut pas vous enterrer à Grenoble.
20 | a PÉPÉ At a en
È a CE CAR >
Vous êtes une fleur de Paris, vous, Éche dE PAILLOUX. — Tu es idiot. is ne peux vous vous étiolerez en province... Ah ! ne pleurez comprendre qu’une femme qui a de la pe
pas comme Ça, Ça me retourne. éprouve le Pro de: le raconter à un. JACOUELINE. —Vousêtes gentil, vous, Patlous. camarade. a ParzLoux. — C’est que, petit à petit, je vous JACQUELINE. LIN ’expliquez pas, ai découverte et j'ai vu que vous étiez un petit loux! He ue ne 125 être exquis, un peu dévoyé, mais qui serait si FRESSENOY. — Enfin, toutes les fois ie content de retrouver le bon chemin. | j'entre, je te trouve dans les bras d’un hom loc JACQUELINE. — Oh !oui! et c’est pas le même. D | PAILLOUX. — Mais pas en province, Are JACQUELINE. — Tu préférerais que CÉ si bn no pas en province. le même ? : : ha JACQUELINE. — Et comment voulez-vous.. FRESSENOY. — Du reste, tout cela va a | jl ParzLoux. — Et Fressenoy ? Je vois que tu pr éparais ton départ, tu devanik JACQUELINE. — Oh ! Pailloux, après ce que ce que j'allais te demander. Ë Solange a été pour moi... C’est la seule que je JACQUELINE. — Ça se trouve bien ! |! regrette 1 | FRESSENOY. — J'en ai assez d’avoir une m k “4 PAILLOUX. —- Avec moi, ] espère. ; tresse qui, sous prétexte qu’elle est chez moi, 11h, JACQUELINE. — Oui, vous aussi, je vous aime repousse et embrasse tous les autres. L beaucoup. JACQUELINE. — Tu me renvoies ? UN PAILLOUX. — contes. ça me navre de vous FRESSENOY. — Non, je te déplace... J| voir partir pour l'Isère... Il y aurait peut-être trouvé un ravissant appartement meublé T une solution. de Lisbonne... Puisque tu n’es pas à moi quai} 4 JACQUELINE. — Oh ! dites, dites vite. tu es chez moi, je suppose que quand tu ser. 3 Parzroux. - C'est que, justement, ça ne chez toi, tu seras à moi. peut pas se dire vite. Je connais un monsieur JACQUELINE. — Mais non! : très bien, entre deux âges, mais très bien, qui FRESSENOY. — Comment !.. mais non !.. assurerait votre existence ici et très largement. JACQUELINE. — Je ne serai plus jam (Geste de protestation.) Attendez, attendez, à toi. : sans vous rien demander en échange que votre FRESSENOY. — Ah ! toujours la questiol | présence, votre conversation, votre amitié. Solange !.. Délicatesse, dignité... Puisque :l ; JACQUELINE. — Il existe un homme comme ne la verras plus. ça... vous blaguez ? JACQUELINE. —- Je ne te verrai pas daventagl PaizLoux. — Je suis tout ce qu’il y a de plus FRESSENOY. — C'est une rupture ! sérieux. e JACQUELINE. — Comme nous n'étions pli : JACQUELINE. — Et comment s’appelle-t-il rien l’un pour l’autre, c'est PRIE une régui, votre phénomène ? larisation.
PAILLOUX. — Pailloux ! < FRESSENOY. — Es-tu bien la même femmi|] JACQUELINE. — Vous ! C’est vous ! qui, à Allevard, se blottissait dans mel} PAILLOUX. — N'ajoutez rien. Je sais que je bras !. A ne suis pas le rêve pour une femme, je ne l'ai Jacouerine. — C'est 101:qm n'es plus 14 jamais été ; encore une fois, vous ne seriez pas même homme. 4 ma maîtresse, je vous le certifie, je vous prierai FRESSENOY. — Qu'est-ce que j'ai de changé | de n'être que mon sourire. JACQUELINE. — Ta femme. | JACQUELINE. — Pailloux ! FRESSENOY. — Oh ! assez avec ce prétexte ! | ParLLOUX. — Oui... Oh ! c'est pas bien drôle... Tu mens à présent, tu m'as menti là-bas. " mais c’est moins pénible que le gantier de Gre- mens toujours ! ‘#1 noble... C’est pourquoi j'ai osé vous le proposer. JACQUELINE. —- Non, Pierre, je ne t'ai D JACQUELINE, la tête sur son épaule. — Oh! menti, j'étais sincère. s Pailloux... vous êtes gentil, mieux, très bon, FRESSENOY. — Tu m'aimais ? : et vous savez ce que c’est qu’une femme qui a JACQUELINE. — J'aimais l’amour. du chagrin. : FRESSENOY. — Et maintenant ?
PaILLOUX, la câlinant. — ...C'est pas D JACQUELINE. — Je l'aime toujours. moi. Mais c'est délicieux tout de même. PAILLOUX. —- C’est une femme fidèle. (Entre Fressenoy.) FRESSENOY. — À l'amour, pas à l'amant. | < JACQUELINE. — Tu as été pour moi une!
SCENE révélation. À FRESSENOY. — Oui... eh bien, nous SCO Les MÊMES, FRESSENOY traduire ça en langage clair : Je n'ai servi qu'à
i éveiller ton cœur... et tes sens. oh oui, aj joutonsi
FRESSENOY, d’abord slupéfait, puis iro- les sens. j'ai tiré les marrons du feu. et main-.
nique. — Ah! ne vous dérangez pas, surtout... tenant tu songes à offrir ces marrons à Dawvillier. |
c'est un très joli tableau, Poche dans les bras (Jacqueline hausse les épaules.) Tu pars, c est de l’amour.….. et l’amour sous la forme de pour le rejoindre.
Pailloux, c'est exquis. JACQUELINE. — Que t’importe ?
. la malle Le
nr . es pas maièure, défénse 1 dou pes as moi, bon,
es “ranimer un amour dat ?
Rues — I n’y a que la force que les … (I veut la ser à courte
moi, qe tu le None ou non, je te
LINE. .— ins Ë jamais ! jamais E ss no vue encore la prendre. Entre