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SCÈNE IX À

Les MÊêMEs, SOLANGE

MME JEANNEROT. — Ah |! te voilà L eh, 1] br activons les choses. * Je crois qu'il est Rai que tu revoies ton mari. . fais un pe sa! L partons.

SOLANGE, 7noins déterminée.

mais c’est que le médecin... |

MmME JEANNEROT. C'ést vrai, au il qu'est-ce qu'il t'a dit, &. médecin ? Cen st {

ou

grave ?

SOLANGE. — Oh! non. c'est-à- -dire.. | dépend... re «| MME JEANNEROT. —, Comment ! ca

pend ? k SOLANGE, — Eh bien, il s'était trompé] première fois, en diagnostiquant que c'é nerveux... C'est Dièn 1éer L MME JEANNEROT. — Mais quoi ?.…. quoi À tu es. ; Less M | | SOLANGE. — Parfaitement ! oi | MME JEANNEROT. — Ah ! quelle affaire !. 1 | SOLANGE. — Ah ! ca tombe mal ! 1 PaiLLoux. — Je trouve que ça tombe | bien. Voilà un petit enfant qui a le sens | l’opportunisme. “3f MME JEANNEROT. — Ah ! vous... allez-vo en !.. Vous voyez bien que vous êtes de til

dans des histoires tout à fait intimes... 1

PaArzLoux. — Dites donc, lui aussi, el un arrangeur….. | : MME JEANNEROT. — Non, monsieur, C° un intrus, comme vous. |

PaILLOUX. — Compris !. À tout à l'heul chère madame... Vous me reverrez quand ve serez revenue x une plus juste appréciation | cet élément nouveau, ce qui ne saurait tard!

Je reprends ma place, dans la coulisse, comi!| vous dites, où j'attendrai l’heure des brax gens... (17 sort.) |

ty, LANGE. __ Ah! tous ces Événements dans :

lême journée !.. Je ne sais plus. je ne sais 6] ME JEANNEROT. — ebrebehont que je ÿs à... Allons, allons, ressaisis-toi, examinons

‘lituation avec calme. Au fond, qu "est-ce y a de changé # Lu perds un mari, tu un enfant : Ça fait toujours le même

D Nteror. — J espère que tu ne songes ?

— Oh ! non.

op1 non... CE au Ga.

eux encore plus à sa nice

[Me JEANNEROT. — Ne t'occupe plus de {e obscure concubine.

BANGE, — - J'avais tellement confiance en

— On dirait que tu la

Je m'y étais attachée. elle ambriolé mon amitié.

IMME JEANNEROT, —— C’est une entôleuse !...

4 isse- -moi mener cette affaire-Ià également. PBorance. — Oh! mon, je veux une expliion. delle. y tiens l.

ÎME JEANNEROT. — Mais j'y assisterai.

, Qu À

ai

+ VeSCÈNE XI

eyoë. Oh rs !

E JEANNEROT. — Ma présence vous Bone

— Oh ! non, c’est-à-dire.

eMbulais annoncer à Solange... (Elle $s arrête.) |MME JEANNEROT. — Quoi .. ÂAllez-y donc.

C’est délicat.

Ma fie n’a plus de

CQUELINE. — ME Rs

” ‘7e Eh bientd' ont malgré elle m'en ait RES je voulais lui dire qu il

| un vous qui la prenez, ne mieux | poodsnne, balbutiant. — Seulement, voilà.

sa ’ayvêle. )

ME nu os — Ne et contre

: | SOLANGE, Mue JEANNEROT |

JACQUELINE. — Mais... (Elle hésite.) ME JPRMRERGE — ce M. Fressenoy, peut-être 2:

JACQUELINE. — En effet.

ME JEANNEROT. — C'est admirable, Vous venez en somme demander l'appui de la femme contre le mari qui, est votre amant.

JACQUELINE. — Ah ! vous savez... Solange Saat… * < ©: MME JEANNEROT. —- Oui, mademoiselle,

gée

- JACQUELINE, soudain déc — Oh ! comme Ça me fait plaisir !... comme ça me fait plaisir!

MME JEANNEROT. — Vous avez des plaisirs étranges.

JACQUELINE. — Je m'exprime mal, madame ;

seulement, ça m'étouffait, vous comprenez,

ce mensonge... Alors, ça va mieux !

MME JEANNEROT. — Mais ça ne vous étouffait pas d’être. la maîtresse d'un monsieur dont la femme vous avait accueillie à bras ouverts ?

JACQUELINE. — Oh ! mais, madame, jamais, jamais. Qu’est-ceque vous allez supposer ?.… Depuis le moment où j'ai connu Solange, enfin Mnie Fressenoy, il n’y.a plus rien eu. :

MME JEANNEROT. — C'est biert invraisem-

blable. R JACQUELINE. — Tout de même, il faut des

commodités matérielles. pour cela. le temps.

et je ne quittais pas Solange d'une seconde.

n'est-ce pas vrai ?

SOLANGE. — C'est vrai | |

MME JEANNEROT. — Alors, il eût été PE simple de ne + vous introduire.

JACQUELINE. Maïs ce m'est pas moi, madame, ce sont 1e circonstances. Quand nous avons été pris ensemble et que Mme Fressenoy a cru que j'étais la fille de son mari, pouvais- je la détromper, au risque de briser son one Et puis, je me disais que ça ne durerait pas j'ai voulu partir et je suis restée, mais pas pour lui... pour elle...

ÿz.

MME JEANNEROT. — Voilà une affection bien extraordinaire.

JACQUELINE. — Pien naturelle, au contraire :

j'étais seule, j'ai trouvé une amie de mon âge, un foyer que je n'avais pas... Je mc suis prise à goûter la vie de famille, à laquelle je n'avais plus droit, j'ai eu tort, je vous demande pardon.

MME JEANNEROT, dissimulant son émotion Sous un on bourru. —— C'est. bon !

JACQUELINE. — Croyez bien que de nous tous, ce n’est pas moi qui ai le moins Ge chagrin... je perds ma seule amie.

SOLANGE, émue. Jacqueline ! |

JACQUELINE. — Je venais là, résolue à tout dire, enfin à lui faire comprendre... H le fallait bien puisque Fressenoy, exaspéré de mon refus, veut me retenir par la violence.

MME JEANNEROT. —— Par la violence ! Mais, du moment que vous êtes contre lui, vous me devenez très sympathique.

JACOUELINE. Oh madame !

MME a — Si, st... les femmes, au fond © our s'entendre. Îl n'y en à

A est fai

ARS al AO Me MAIRES > DE ANNE EN GNT, Aa DA PIRE à dE PMR DNA EE NZ

qu'un qui s’est conduit comme un dégoûtant, c'est l’homme, naturellement.

JACQUELINE. — Oh ! madame, ça a Si peu

compté, ça ne vaut pas la peine d’en parler.

MME JEANNEROT. — De lui ça ne m'étonne

pas, mais il doit en être puni tout de même

et vous allez nous servir.

JACQUELINE. — Moi !

MmME JEANNEROT, — Non seulement nous demandons le divorce.

JACQUELINE. — Pour ça ?

MMmME JEANNEROT. — ns, qu'il vous faut ? a

JACQUELINE. — Il n'aime que Solange.

MME JEANNEROT. — Il aime tous les jupons qu'il rencontre... Non, non, le divorce ce n’est

pas assez, il faut lui donner une leçon par- dessus le marché.

JACQUELINE. — La leçon suffirait, surtout si elle est bonne ; j'ai une idée.

MME JEANNEROT. — Moi aussi...

JACQUELINE. — C'est peut-être la même.

Veilà.….

(On entend la voix de Fressenoy en coulisse.)

ME JEANNEROT. — Trop tard! Disparaissez, c'est nécessaire ; vous apprendrez ce que j'ai trouvé quand il vous en parlera.

JACQUELINE. — Bien !

MME JEANNEROT, Vous êtes une brave petite !

SOLANGE. — Je te l'avais bien dit.

(Jacqueline sort.)

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