‹ PépéChapitre 6 sur 167 · SCENE VAR · texte numérisé non relu

SCENE VAR

FRESSENOY, PAILLOUX, purs MME JEAN | NEROT gr LA CAISSIÈRE. Quelques Por

PAILLOUX. — Tu es fou. Os -ce qui + pris de raconter à ta femme cette blague d'en} fant naturel ?

FRESSENOY.

l'inquiétude chez Solange.

pardi.… Je nr L'idée de l’entan]

— Tiers,

la hantait, sa mère m'accuse nettement..|

Impuissance... Alors, j'ai inventé ma fille. À

Qu'est-ce que je risque ? 4 :

PAILLOUX. — Tu es épatant ! | (Entre la caissière.) K | FRESSENOY. — Tiens, la caissière... Elle ss] »

gentille la petite caissière... Tu ne trouves pas PAILLOUX. — Tu en es Aux caïssières main]

cd 'h

tenant ?... et aux demi-castors, comme cet Mme Dupont... que FRESSENOY. — Elle rend, la petite madani | ï Dupont. (4 la caissière.) Dites-moi, made" moiselle… : | LE LA CAISSIÈRE. — Monsieur. "x LA Voix DE Mme JEANNEROT, en coulisse. = Ji Oui, vous descendrez mes malles.… | | là FRESSENOY. — Oh ! la voix de ma belle R mère... (4 la caïssière.) Rien. Riou D moment du moins. pe MME JEANNEROT entre, très agitée et aber dh vant la caissière. — Ah ! vous voilà, ça se troux à

bien, vous me ferez ma note.

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AREA re FX SRE À RAS Ne AU 5 pes : La CAISSIÈRE. — - Madame s’en va ?. __ MME JEANNEROT. — C'est vous qui me faites ne ME. JEANNEROT. — Parfaitement ! = de la morale, maintenant ?

H Ta CAISSIÈRE.

e repas du soir ?

MME JEANNEROT. —Oh! non, Je ne serai pas dm de SOIT... à ; DA CAISSIÈRE. — si vais la préparer, Madame.

Elle sort. )

— Madame prendra- “tele

Mur JEaenor. = Ah! Cét. hôtel Ÿ - Ah Frs ce pays !.

x FRESSENOY. AVE ES tient allez-vous, ma

chère belle-mère... Toujours belleetsi peu mêre.. . MME JEANNEROT. — D’ abord, ne m 1.

pas comme Ca. Vous savez bien que ça mn ’agace..… (A Pailloux.\ Bonjour, monsieur Pailloux.… Etre traitée de mère par un monsieur qui est plus vieux que vous, c’est insupportable. : | FRESSENOY. — Comment voulez-vous que je É vous appelle ?.. . Léonie ! Alors, bonjour Léonie!

MME TRANNEROT. — Ah ! non, un peu de res- É pect, s’il vous plaît.

| FRESSENOY. — Si je vous dois du respect, moi qui ai quarante-cinq ans.

* MME JEANNEROT. — Ah ! Et | vous m’embêtes. D'ailleurs, tout m'’embête ici.

PatzLoUx. — Oui, j’ai cru entendre que vous < D ni votre note, Mme JEANNEROT. — Et comment !

PRESSENOY. — Vous nous quittez déjà ?

| MME es — Un jour de plus et je

- .- Po

“ParzLoux. — Et qu est-ce qui vous choque n particulier ?

MME JEANNEROT. — Oh ! rien en particulier, out en général; d’abord ce silence, un tel ilence, c'est bien simple, je n’ai pas pu dormir. à | FRESSENOY. — Ce n’est pas ordinaire.

Mme JEANNEROT, — Et s’il n’y avait pernne dans le rüe, en oee que de monde lans mon lit !

Ÿ ParLcoux. — Oh ! madame.

. MME JEANNEROT. — Oh ! du monde à à ressort, du monde qui saute... Une sauterie intime.

FRESSENOY. — Vors qui aimez les dancings.… | MME JEANNEROT. — Voyez les marques...

| où est ma fille ? ;

% D FRESSENOT. ne Dans sa chambre. Vous lui

Justement si... ve avez +. 11t.. fFttt... passez muscade,

Lu. VOUS saisir. /

ie “one où — ses vous en ete ?

ous ne restez pas plus tranquille, vous courez pour en fox-trot et se one en tango.

FRESSENOY. — Puisque je suis l'aîné... Ça

‘me paraît tout de même bizarre quand je ren-

contre un tas de petits gigolos qui me disent avec

un, sourire : « Épatante, votre belle-mère |

Elle n’en rate pas une... »

MME JESNNEROE — Elle n'en rate pas une.

Tâchez donc qu'on dise toujours ça de vous.

FRESSENOY. — Plaisanterie facile.

MME JEANNEROT. — Non, je ne plaisante pas.

Vous m'avez pris ma fille, monsieur, ça a fait tout de même un trou dans ma vie... Je bouche le trou.

FRESSENOY. — Sans te Ah! pour boucher, vous bouchez, mais pour une danserse vous manquez de mesure.

MME JEANNEROT. — Vraiment. Eh bien c'est fort simple et je vous l'ai déjà répété maintes fois... Je ne danserai plus Le jour où je serai grand'mère, il ne tient qu'à vous.

Rien en route, n'est-ce pas ?

FRESSENOY, rembrumi. — Rien |!

MME JEANNEROT. — Alors tant pis pour vous. Tant que je n'aurai pas un petit enfant pour m'occuper, je continuerai... Moi il faut que j'aie des bras qui bercent ou ie jambes

qui remuent... Choisissez |

FRESSENOY. — Comme Sl,Ça déne ndait de moi |

MME JEANNEROT. — ‘ Mais OU, bien sûr. 4e

vous trouve plaisant de jouer au redresseur de torts et de faire la leçon aux autres... quand vous devriez en recevoir... Lorsqu'on épouse une femme jeune, la première ORURe c’est d’être un mari complet.

FRESSENOY. — Dites donc.

peu loin.

MmE JEANNEROT. — Alors ce n’est pas comme vous ! |

FRESSENOY. — Je ne vais pas vous herbes

MmME JEANNEROT. — Je l'espère bien.

FRESSENOY. — J'ai fait mes preuves.

MME JEANNEROT. — Faites un enfant, ça vaudra mieux |!

PAILLOUX, intervenant. — Voyons, voyons.

calmez-vous, ce sont des histoires intimes, qui ne sont pas faites pour les halls d'hôtel.

MME JEANNEROT. — Non mais, c’est vrai, là... Le vieux... il m’embête le vieux, mon beaufils... Ma fille en est toquée, je ne sais pas pourquoi, moi je n’en aurais pas voulu.

FRESSENOY. — Ça c'est bien trouvé !

MME JEANNEROT. — C'est juste, monsieur était casse-cœur, ik en a tellement cassé qu’ il s’est ébréché. (Entre Davillier.)

. vous allez un

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