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SCÈNE II PIÉDAGNE, CÉCILE, BRIDIER

| CÉGILE, entrant avec Bridier. — J'en ai assez, j en ai assez, j’en ai assez !

À BRIDIER. — Et moi, si vous croyez que je ouve a agréable.

on un. Pardon, made-

tiras-tu du moins à m’apprendre où se trouve

POUCHE : | 15

AE ni | LS

Le Majestic Palace, à Cabourg. Un salon miloyen entre les chambres de La Fajolle et d’ Armande || À gauche, premier plan, la porte de La Fajolle. À droite, premier plan, celle d'Armande. Pan cowpé gauche,

Ne donnant accès Sur le couloir. Au fond, grande fenêétre-baie praticable, ouvrant sur une terrasse et par où ton accède dans le jardin de l'hôtel. [4 droite, deuxième plan, un piano.] Nuit électrisée de lumières, au dehors.

N.-B. Piano ad libitum, ainsi de le passage entre crochets, bage 17.

CéciLr. — Vous, ce n’est pas la même chose.

- PIÉDAGNE. — Bonsoir, ma Choute.

CÉCILE. — Ah! te voilà, toi!

PTÉDAGNE, lout sourire. — Me voilà, moi,

CÉCILE, agressive. — C’est à cette heure-ci que tu rentres ?

PIÉDAGNE. — Le temps t'a Die iong sans moi, ma Choute ? :

CÉCILE, comme précédemment. — Oh! ce n’est pas ça |!

PIÉDAGNE. — Ah! bon. Merci. Je croyais.

On peut se tromper... (A Bridier.) On peut se tromper !

BRIDIER. — On ou se tromper.

CÉCILE, à Piédagne. — Seulement, tout de

même, je ne serais pas fâchée de savoir ce que tu as fait depuis ce matin.

PIÉDAGNE. — J'ai fait... beaucoup de choses.

Tant de choses que je n'ai pas encore dîné !

Grosse tournée d’affaires. Je crève de faim.

CécizEe. — Eh bien, alors, va dîner et laisse-. nous tranquilles!

PIÉDAGNE. — Mais comme tu es nerveuse, ma Choute…

CÉCcILE. — Il y a de quoi!

PIÉDAGNE. — Parce que ?

CÉCILE. — Parce que cette Mlle Pouche n'est.

plus possible |

PIÉDAGNE. Qu'est-ce qu’elle t'a fait, Mlie Pouche ?

CÉcILE. — Oh! à moi, rien.

PIÉDAGNE. — Alors ?….

CÉcILrA, — Mais quel genre, quelle tenue !...

- Tout à l'heure encore, à dîner dans le jardin...

Hein, Bridier ?

BRIDIER. — Oui, quelle tenue ! !

CÉcILE. — Sa main cherchait tout le temps la main de Gaston !

PIÉDAGNE. — Le veinaïd |

CÉCILE. — Qu'est-ce que tu dis ?.….

PrÉDAGNE, vivement, — Non, je plaisante !.… On ne peut plus plaisanter ?

CéciLE. — Aussi, je me suis levée de table

avant la fin, avec Bridier.. Et elle lui faisait du genou, j'en suis certaine ! La nappe avait de ces frémissements... Hein, Bridier ?

BRiDIER. — Ça oui..….j'ai vu la nappe frémir. PIÉDAGNE. — Eh bien, et puis après, ma Choute ? Quel mal peux-tu voir à cela ? C’est

fameuse idée !

bien son droit d’être amoureuse, à cette petite.

BRiDtEr, — Non, ce n’est pas son droit!

(Se reprenant.) Enfin,

avec cette ostentation.…..

CÉciLE. — Cette provocation ! Je vous : dis

que c’est insultant. Et voilà huit jours que ça

dure! à

PIÉDAGNE. — Eh bien, ma Choute, il y a

une solution toute simple : si les amours de ‘Gaston ‘te chiffonnent, espaçons un peu nos relations, Nous ne sommes pas liés à lui.

CÉcILE. — Comment, comment ?… Vous voulez que moi, Cécile Piédagne,

Nous sommes partis avec Gaston, nous resterons avec Gaston! Vous n'avez donc pas de dignité ?

PrÉDAGNE, — Ne te fêche pas. Ce que j'en disais. Tu veux rester avec Gaston ? Nous resterons avec Gastoni (Chantiant Air de

«Miss Helyetts.)

4 Nous sommes bien ainsi, , Restons comme ceci... »

CÉciLe. — Oh! ch! oh! (4 Bridier.) Ah!

vous pouvez vous vanter, vous, d’avoir eu une

PIÉDAGNE. — Qu'est-ce que tu dis ? (Rire d'Armande en coulisse.) CÉCILE. — Non mais, tenez ! Ecoutez-la

donc |!

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