SCÈNE III
Les Mêmes, ARMANDE, LA FAJOLLE
ARMANDE, entrant, suspendue au bras de La Fajolle, — robe du soir d'une élégance un beu ouivancière, — ion de griserie érès légère. — : Oh ! ben, ça, c’est pas pour dire. .… Mais POUF avoir bien dîné, on a PIGR dîné !
Tonton ?
CÉCILE. — Tonton !..
LA FAJOLLE, avec gêne. — Oui... oui... on a bien dîné.
ÂARMANDE, voyant Piédagne. — Ah} voilà Piédagneau |! Bonsoir, Piédagneau l... Tiens, qu'est-ce que vous avez à l'oreille ?
PIÉDAGNE. — Oh! rien. une éraflure due
à un Figaro maladroit,
ARMANDE. — Tâchez de vous faire aussi érañler l’autre oreille. une seule, c’est choquant. PrÉDAGNE. — Vous avez l’air bien guileret.
ÂRMANDE. — On a bu un champagne. un
sacré petit tie … un amour de charmpagne!
(4 La Fajolle.) S'pas, Tonton ? (A Cécile. ) S’pas, madame ? ,
CÉCILE, sèchement, — Jc n’en ai sans doute pas bu assez pour m’en rendre compte, mademoiselle.
ARMANDE. — Fein. Bridier ?.. Oh! mais, ll fait la moue, Bridier! Ce n’est pas joli, à votre âge. Te vais vous dire ce qu'il a, Piédagneau : des peines de cœur! Pour moi, ce
je suis de l'avis de Mme Piédagne : elle n’a pas besoin de firber
jours.
j'aie l'air d'abandonner la place devant une Pouche ?..
Ea Fajolie ! »
(4 La Fañjolle.) Pas,
le nier,
. ton !..
Ar 4 \
à garçon- -1à doit être sur à se d'une 1e jolie ferur m 1!
qui se dércbe... (4 Bridier.} C'est ve ee moi]
grand. 1!
BRIDIER, avec brusquerie. — Oui, ma Brant d ARMANDE. — Mais i a du flair, Bridier, el
de la ane I arrivera à. ses fins, voul
verrez! ; (| BRIDIER — Parfaitement, y. | ARMANDE. — Tous les matins, il envoie ui |
dépêche, pour décommander une. cliente | Florence. Qn devait d’abord l'avoir ici deul … ét puis, il en est resté deux de plus, AL
fait quatre. et encore deux de plus, ça fai six. et encore deux de plus. en est-ce qu} j'ai dit avant ? A1 PIÉDAGNE. — Six... vous avez dit six, | ARMANDE. — Six et deux, huit! || CÉCILE, à Bridier. — Mais elle est paf! :
ARMANDE. — Comment, madame f. al CÉCILE. — Rien, mademoiselle, | ARMANDE, 4 La Fajalle. — Je suis paf! | Il paraît que je suis paf! Are passe-moi ru
à ss |A
cigarette. 4 | LA FAJOLLE. — Vaiià. ; A] ARMANDE,
snontrant Cécile. — Gite à mé] dame, voyons! Tu n'es pas galant pour ml dame. (La Fajolle of, géné, unes cigarelte | Cécile.) s | CÉciLe. — Merci, je ne fume pas. Fe | ARMANDE, — Ah! On pourrait croire... (| La ÆFajolle.) Madame ne fume pes, voyons!
Laisse donc madame! (Enire William, ds | d'une boîte plate. } La FAJOLLE. — Qu'est-ce que c'est, Williara | | WicriamM, — Un paquet Lu Mme de L] Faiolle. 31) ARMANDE. — Ah ! ouil Je sais ce que c’ 'esi| CÉCILE, cuirvée, bas à La Fajolle, —— 4 Mme. ‘| LA FAJOELE. — Pour ies fournisseurs... || ARMANDE. — Ouvrez la boîte, William. (Aa autres.) C’est une cape, que j'ai trouvée touil] faite chez Jacqueline, cet après-midi. J'el avais besoin: les nuits sont fraîches, (EU 4 L | devant une glace et essaye la cape.)
PIÉDAGNE, allumé. — Noyons, voyons ‘| ARMANDE, se mivant. — Gentil, s'pas, Pil] dagneau ? + | | PrÉDAGNE. — Charmant, suave! Re || ARMANDE, — rue votre opinion d’ al tiste ?- |!
Bripier. —- Il y a la ligne. on ne peut pi | ARMANDE. — Merci pour ce petit mot al mable.. En passant, ça fait plaisirl À CéÉciLE, à La Fañjolle, à mi-voix. — No vous savez, il y a des moments... où je ni] demande si entre vous et cette fie. à La FAJOoLLE. — Oh! Cécile! Je vous ju sur nos têtes à tous deux... e.
ARMANDE, de loin. — Tonton! Eh! To; . Qu'est-ce que tu en penses ? de || La FAJOLLE, a. un pee — Est
be | | |
, Un “papier a main. — seu,
DE. Eu unes NE, à La Fajolle.
AGNE, — “Crest Sue ae AJOLLE, \cuurant son portefeuille. — Voïà.
— Excuse me... 230...
2 2,300 pa GNE, — res l je me are aussi 1.
entre cinq et sept. … comme apéritif ! !
F DE, — On les ra attr ie tout à l'heure.
se — Voyons, qu'est-ce qu'on fait EI y a grand bai au Casino... Tout le
— Moi,
NDE. — Alors, à nous le tango volup-
De. — - Et moi donc ! Ça n’en sera que AJ -— ÂÀlors, (Cou le J'irai à ia pêche...
NE, — À cette heure-ci ?
— Non... demain matia, de Le eue, ne
DE — Tiens, moi aussi | E. — Tiens, moi aussi |
au Tiens, moi aussi!
j'irai.
Bridier,
. —Bon, bon.
AJOLLE. — D'ailleurs, pas à la pêche.
. — Âlors, ni moi non plus.
E.— e ni moi.
je ol 5 Je
5 Allons, ns les amoureux... Embra AN: ë. — Ah É Facture. + (4 La re h
À he Tonton... AE
je regrette, mais j'irai me
Un parfum plus troublant
ue — ol j rai.
PIÉDAGNE. — Mais qu’ est-ce. que vous avez.
done, tous, ce soir ? Il y a de l'électricité dans l'air ! A-t-on idée de se chamailler comme ça ?
LA FAJOELE. — Oh l ce. n est LE e mo? qui commence !
. PIÉDAGNE, à La. aie et à ne — ssez-vous | (La. Fajolle fait le mouvement d'embrasser Cécile.) Mais non! j'ai dit :
(4 pousse La Faiolle vers Armande.)
CÉCILE, yrieuse. —'Mêlez-vous de ce qui vous regarde | PIÉDAGNE. — Pardon. Je “croyais! Eh,
bien, je vais chanter ! {Protestations générales.)
y D A 5 Q | BRiDier. — Pas de menaces i 2€ éCILE. — © Vous à en él a À CÉCILE, — On ne vous a rien jait | à E { La FAaJoite. — Mon parapluie!
PHÉDAGNE. — Je savais bien que je vous
(Avec un regard “Sur
mettrais tous d'accord.
Armande.) « Tu m'auras ! »
CÉCize, — ER bien, ann
PiÉDAGNE. — C'est le nouveau fox-trot du casino, (I se mel au piano pour chanter :
mais. au moment où il ouvre la boucle, Arsnande qui attaque la chanson.)