‹ PépéChapitre 85 sur 167 · OR · texte numérisé non relu

OR

ARMANDE, poussant aussi un beïit cri. — Oh !.. POUCHE, #rès gênée. — Je vous demande Norme

pardon, monsieur, madame... Je vous dérange... ARMANDE, se reprenant et très digne. — “Du

tout, mademoïelle.…. au contraire. Je... je vous attendais | ; 3 TN ea Poucar, À pari, estomaguée. — ER Den se et (Petit salut à Bridier.) Monsieur.

BRIDIER, lui rendant son salut. — Mademoi- 1 “selle. 1 | ; BOUCHE, auec un petit pas vers — Monsieur me remet ? ee BRiDIER. — Oh! parfaitement |... c'est-à dire... à peu près | 5 :

Pouce. —— Sainte Gertrude | BRIDIER. —- Comment ?

Pouce. -— Enfin, la dame quêteuse ! Lui tendant la main.) Et sa va toujours, monsieur ?. <S

BRIDIER, poignée de main. —- Très ue Vous de même, j espère mn

Pouce, allant à Aymarñde. — “ p'ai pas trouvé le paquet chez le portier. :

ARMANDE. — Excusez-moi... j'ai eu la tête ae à autre chose... Venez, matiemoiselle. Se PoucHE. — Voilà, madameli (Comme Ay-

mande lui fait signe d'entrer dans sa chambre.) Après vous!

ARMANDE, insistant. -— Je vous en prie! | PoUCHE. — Alors... par: politesse | (Elle enire

dans la chambre. :

BRIVIER, d'une voix instante. 2 Armande.

ARMANDE, hésile ur instant; un Das vers Byridier, puis, brusquement. — Adieu... Jacques ! (Elle disparait

BRIDIER, w#n pas vers la borle. — Armande !. he (S’arrélant.) Allons, Bridier, mon vieux, pars

pour Florence !

SOÈNE VIP 0 En

CÉCILE, PIÉDAGNE, puis POUCHE, Fe puis ARMANDE ot

ALFRED, paraissant avec William. — Mais puisque je vous dis que j'ai rendez-vous | (Voyant Bridier et saluant.} Bonjour, monsieur. —

BRiDIER, vaguement. — Bonjour, monsieur { A È (II sort, pan coupé.) Per

RARE SENE He à à ALP ON TNT ES EE SG

4 | a PO

ALFRED, d William. —- À la façon dont il a pris la porte, il m'a semblé qu'il n’était pas content

WILLIAM. — Plus bas |

ALFRED. — Quoi ?

WizLiAM, -- Pâlez plus bas. A cause le pauvre monsieur de La Fajolle.

ALFRED. — Quoi ? Qu'est-ce qu'il a ?

WizirAM. — Toc, toc, dans le tête.

ALFRED. — Il est devenu Deer Pi

WirciaM. — Marteau ?

ALFRED, confidentiel. — KEh ben, ça ne m'étonne pas !... Hier soir, il n’avait déjà pas l'air

dans son assiette !.. Pauvre vicomte | si jeune

et déjà digue- digue |

WaiccramM. -—- No, pas digue-digue… (Se touchant le front.) Toc-toc.

ALFRED. — Ah ! oui, toc-toc, mal à la tête ?

WILLIAM. — Parfaitement, mal tête.

ALFRED. — Ah! ben!.. Ça me fait plaisir pour lui !

WicLiAM. —- Plus bas!

ALFRED, baissant la voix. — Oui... (Montrani

son paquet.) Je venais lui apporter eut LUE tendant un flacon) avec ceci... pour vous faire

une petite gracieuseté.

WILLIAM. — Oh ! merci !

ALFRED. — Ue sont des parfums et produits de beauté, pour lui... et. la dame...

WILLIAM, gui a ouvert le flacon, buvant. — Oh ! mauvais |

ALFRED. — Mais non, c’est pas pour. (Geste &e boire) c'est pour... (Geste de se +arjumer.)

WiLLiAM. —— Ves. (Reniflant le flacon.) Alors, bon.

ALFRED. emettrez au vicomte ce paquet. de la part d'Alfred.

WILLIAM. — ŸVes.

ALFRED. — Apporté de tout cœur...

WILLIAM. — Ves.

ALFRED. — Avec ma petite note. (Entrent Piédagne et Cécile, se querellant.)

CÉCILE. — Et moi, je te répète que tu es ridicule !

PIÉDAGNE. — Et moi, je te répète, ma

Choute, que cette brouille ne tient pas debout ! Une brouille dont personne n’est capable de donner une bonne raison ! C’est l’air salin qui qui vous énerve.

ALFRED, à part, à la vue de Piédagne. — Où !

ce monsieur |

P1ÉDAGNE, à Cécile. — Te veux vous mettre la main dans la main : c’est mon rôle.

Cécirr. — Vous êtes grotesque !

PtÉDAGNE, insistant. — C’est mon rôle!

(4 William.j Le vicomte est dans sa chambre ? WiLLiAM. — Couché. Malade. (Se touchant le front.) Toc-toc.

CÉCILE. -— Toc-toc ! c’est un prétexte | PIÉDAGNE. — Toc-toc, parce que tu lui as fait de la peine ! Attends-moi, je vais arranger ça.

ALFRED, intervenant. — Pardon, monsieur.

PIÉDAGNE, se retournant. — Monsieur ?

la facture. — Vous ajoutez bien! (Ouvran

ot Fee ALFRED. — Monsieur ne me reconnaît pa Alfred. virtuose capillaire. C’est moi q eu hier l'honneur d'’érañer l’creille de Mon PiÉDAGNE. — Ah! ah! oui, parfaite c’est juste ! Vous venez toucher un pourb ALFRED. — Oh ! non, monsieur... pas po peu ! Mais puisque l’occasion se présen tiens à renouveler mes excuses à Monsiet à lui certifier de visu que je ne suis pas COQ PrÉDAGNE. —- Ah !. Eh bien, voilà une Eh reuse nouvelle |! (A Cécile.) Monsieur n “1 au

cocu, ma Choute!l É ALFREv, — Et c'est rare, HOnSIeUr # | temps qui court | PiÉDAGNE, à Cécile. — Et c est rare pà

temps qui court. ne |:

La FAJOLLE, paraissant. — Et ne

PIÉDAGNE, le be — Ah! Gast

Ça va mieux ?

LA FAJOLLE. — Our ça va mieux... if

aller mieux. J’allais chez le pharmacl

(Saluant Cécile.) Madame. F | CRC saluant sèchement. | — Monsieu

LA FAJOLLE madame...

PrÉDAGNE, à Cécie, Allons, (Chanté, à La Fajolle. Air connu | « C’est ma femm’ que j'vous noel Elle est en charmant état ! : :

LA FAJOLLE, sans l'écouter. — Ve n° pas vu Bridier ?

ALFRED, £nleyvenant.

le vicomte...

LA FAJOLLE. — Ah! vous voilà, vous !.

ALFRED. — Je viens apporter à monsiet vicomte, selon les ordres de monsieur lek comte, l'expression de mon respect avec} petite note. 4

Cho

— Fardon, “oi

LA FAJOLLE. — C'est parfait. 4 ALFRED, — J'ai ajouté l'Amour sans ph au Vent dans la Nuit. |

LA FAJOLLE, constaiant la dimension portefeuille ei le payant.) Voilà, mon ami, ALFRED, s'inclinant. — Merci, monsieu PoucHE, soriant de la chambre de droite!

gros paquet sous le bras et s'inclinant dé Avmande qu'on ne voit pas. — Merci, mada POoUCHE ET ALFRED, se retournant ei se, vant face à face, avec un cri de surprise. — A Pouce. — Alfred ! :

AIFRED. — Pouche |! toi, ici | à CÉCILE ET PIÉDAGNE. — Pouche ? L LA FAJOLLE. — Ah ! ah! la voilà donc fameuse Pouche !

PoucHE. — Comment, monsieur ? | LA FAJOLLE, se reprenant. — Non, non | rien | |

POUCHE, très embarrassée.

avec : qui je suis en relations. | La FAJOLLE, vivement. — Ça va bien ! 1

\JOLLE, à ro — Au revoir, mon l.. (4 Pouche.) Au revoir, mademoiselle | ousse.) D, revenant à Piédagne.

uche, pure et fidèle !

GNE. — Votre Ponche !

JOLLE, poussant Alfred. —— Au revoir,

— La voïà,

:, vetenant Alj/red du geste. —- Pardon, Si mademoiselle est Pouche, qui donc

OLLE. — Rien, rien, moins que rien |

D, Hnbss — Moins que rien ? Une

es poussant Alfred. — au revoir 4

4 Va!

D nraute FRED. Je ne 7e pas | Je ne sais pas!

HE, ant Aljred. — Nue veux-tu venir?

, revenant à La Fajolle. — de h bien, Lis nt Bridier reparuît, a coupé Le de voyage.)

La Fajoile. — La marquise ?

nn. |

NJOLLE, — Mais non ! c'est une erreur Î

IDE, apparaissant sur de seuil de sa dans son costume du Drernier acte, et

CAJOLLE. — Mais pas du tout.

ILE, avec dignité. — I] suffit, monsieur |!

à Armande.) Ah ! madame, que je suis

use de vous connaître !…. J'ai tellement parier de vous !

R, Vraiment, madame ?

, continuant. — Par une de nos relaunes : Mile Pouche ! L

rs — Vous. trouvez ?

CÉCILE, — Pleine d’allant, de sans-gêne…..

Nous venons de pas sup d’elle nuit jours délicieux !

ARMANDE. — Merci pour cle.

CÉCILE. — Huit jours qui compt teront dans notre existence |! 4 Piédagne.) N'est-ce pas, Emmanuel ?

PIÉDAGLE, sincèrement. — Oui! oh! oui!

CÉCILE, à Armande.— Mais nous ne voudrions pas priver plus longtemps notre cher vicomte de votre aimable compagnie.

La FAJOLLE. — Madame...

- CÉCIIE, continuant, à Ayrmande. — Il dôit avoir si grand'hâte de se... (Appuvant sur le mo’) rcirouver un peu seul avec vous |

PIÉDAGNE. — Je ne saisis pas très bien.

CÉCILE, à Armande. — Nous vous laissons.

(Bas à La Fajolle.) Et moi qui étais sur le point

de vous r'aimer.. Ah! on m'y repincera !

(Eïle le pince.) AE He

LA FAJOLLE. — Aïe!.. (Cécile pince également Piélagre.) E

PtÉDAGNE. — Aïe!

CÈCILE, d'une voix douce. -— Emmanuel ? î

PIÉDAGNE. — Oui, ma Choute. (Bas à Ar made, vec chaleur. ) Ah! s’il n'y avait pas ma femme ! (Machinalement, à Cécile qui l'entrafne.) S'il n’y avait pas ma f..

Venez vous,

CECHE. — Qu’ est-ce que vous dites ?

PiÉénaGnx, vivement, — Rien, rien!

CÉCILE. — Alions, sortons 4° ici ! Quelle avi n-

ture !., quelle aventure !... (Elle sort, Piédagne la suit en essayar.t de la calmer

Page 1