‹ PépinièresChapitre 18 sur 62 · IXI. — Des étiquettes · texte numérisé non relu

IXI. — Des étiquettes

La mémoire la plus heureuse serait insuffisante pour se rappeler tous les détails, toutes les complications qui résultent de la culture et de la multiplication des végétaux cultivés en pépinière, le nom des espèces et des variétés, la place précise occupée par chacune d'elles, etc., etc. Alors même qu'on pourrait s'en souvenir, il y a beaucoup d'espèces, et surtout de variétés, qui ont entre elles les plus grands rapports de ressemblance, dont l'aspect, le port et le feuillage sont souvent à peu près identiques, et dont les caractères distinctifs, résidant presque uniquement dans la fleur, ne sont visibles que lorsque celle-ci est épanouie. Il faut donc nécessairement leur attacher un signe qui puisse les faire reconnaître à toutes les époques de l'année. lUen n'est plus facile que d'aider la mémoire au moyen d'un numéro attaché à chaque plante : ce numéro correspond au même chiffre d'un catalogue où sont consignés le nom et les particularités de chaque série de véjjétaux élevés en pépinière. On voit qu'un ou plu-ieurs catalogues, selon les circonstances, sont tout à fait indispensables. Mais, iudépendan)mont des catalogues, il y a encore dans la fixation des numéros un certain ordre à suivre qui en rend l'usage plus facile, et c'est ce dont il est bon de se rendre compte. Les espèces et variétés faciles à distinguer, et qui ne peuvent dnns aucun cas être confondues avec d'autres, pourraient à la rigueur, se passer de numé-

ros; cependant il est beaucoup plus sûr de leur en donner, et de ne pas se fier uniquement à sa mémoire, que mille circonstances peuvent mettre en défaut.

Les plantes élevées dans les pépinières pouvant changer de place tous les ans, on doit en faire le relevé chaque année sur le catalogue. Nous appellerons celui-ci Catalogue courant. H faut dresser, en outre, un catalogue particulier sur lequel sont inscrites toutes les plantes de quelque importance admises dans la pépinière, et sur lesquelles on pourrait avoir besoin plus tard de divers renseignements particuliers ; un numéro indique le nom sous lequel on les reçoit, leur origine, l'époque de leur réception et les particularités qui s'y rattachent. Ce numéro est ensuite fixé à la plante par un fil de fer galvanisé, pour en augmenter la durée. Si plus tard on veut avoir des renseignements sur celte plante, on n'a qu'à prendre son numéro et à se reporter au même numéro du catalogue, auquel nous donnons le nom particulier de Catalogue de souche.

Mais, indépendamment de ces catalogues, il en faut chaque année deux nouveaux, l'un pour les semis, l'autre pour les greffes. Voici comment on dresse ces deux catalogues : sur des morceaux de plomb, dont la figure ci-contre montre la forme, on inscrit d'abord le dernier chiffre de Tannée, puis à côté, mais dans un sens différent, le numéro qui correspond au catalogue; ce numéro est suivi de la lettre S, s'il se rapporte à un semis, ou de la lettre G, s'il se rapporte à une greffe. Quant au Catalogue de souche, on inscrit d'abord les deux initiales C, S., qui signifient Catalogue de souche, et immédiatement au-dessous le numéro correspondant à ce môme catalogue. Les gravures 6 à 10 donnent une idée exacte des applicalions de cette méthode

Grav. 6. — Éliquelle d'ui semis fa/t en 1^52, sous le n* 9.

ORGANISATION D»UNE PEPINIERE.

Cra?. 7. — Semis fail en 18î>3, &ous le n* 41.

Gray. 8. — Greffe faiip Pn -irv-

* *' **'"® en ihoo, sons le n» ?l.

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Cnr. ». -ÉliqiioUe rcri»ojanl an n- 210 du Calalogue desoucb*

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