II. — Utilité d'une pépinière
L'iitililê o'une pépinière n'a pas besoin d'être démontrée; elle est presque toujours, non-sculeuient ulile, mais encore indispensable. Quel({U('s exemples rendront cette vérité évidente.
Les graines d'arbres ou d'arl)ustrs peuvent rarement être semées en place, c'est-à-dire là où d(»vra s'élever plus tard un bois, un n.assif ou une avenue. Prescpie toutes ont besoin pour germer de n êlre que très-peu enlei'rées; quelques-unes veulent être seulement répandues sur le sol; toutes demandent à être iréqnennnenl arrosées ou seulement bassinées; d'autres se sèment à londjre ou dans un terrain spécial; enfin, les soins parlicuiiers qu'elles réclament peuvent varier à l'infini. D'autres eonsidérnîions rendent en outre la pépinière d'uiu3 indispensable nécessité : les graines de plusieurs espèces lèvent très-diriicilement et souvent très-mal, d'autres sont plusieurs années à lever*, si elles élaieut semées en place, elles occu[)eiai(Mit pendant lon;iIemps de grands espaces de terrain inulih^nent : sans ]);n!er des mauvaises chances, qui sont, ainsi qu'on f)eut le voir, déjà très-nomhreuses, les graines scM'aienl pendant tout ce temps exposées à toute espèce de causes de dt^<lruc!ion ; souvent, plusieurs amiées après la levée des giaiiies, les jeunes plants ne pourraient se défendre contre les animaux ou contre les attaques des insedes.
Pour uliliser le terrain et en tirer paiii, on pourrait, dirat-on peut-être, le cultiver entre les plants. Alors ces derniers seraient e\i)nsés à ê!i^^ coupés ou dètruiîs de toute autre manière, j)a!' exemple, par les divei's travaux qu'(»xigeraienl les cultures établies dans leui's intervalb s. 11 jiourrait aussi arriver dans C(î ('as qu'en poursuivant deux récoltes à la fois, on n'en obtint pas une.
Les jeunes sujets provenant (h) semis ou de couchages sont ordinairement trop laibles pour êlre livi^és à la pleine terre; ils ont besoin, connue les plantes obtenues de graines
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