IV. — Transport et transplantation des grands arbres
Quoiqu'on ne transj laiite de grand? arbres que par exception, nous croyons né:inmoin. utile d'en dire ici quelques mots, et de faire ronnjàtre h's principaux movens en usa^e pour ce genre d'opération, rpii nécessite dt's dépenses souvent considérables de niain-d'onnre, leinploi d'un personnel nombreux, celui de chevaux, et disers instruments qu'il n'est pas toujours facile de se procurer, tels que diables ou chariots, camions, chèvres avt^c leurs agrès, cordages, leviers, etc.
Ces travaux sont donc inévitablement dispendieux; et,
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comme, d'une autre pari, ils exigent un temps considérable, on ne doit rien omettre de ce qui peut en assurer le succès. Pour assurer ce dernier, certaines opéralion's préparatoires sont indispensables. La première est de cernet' les arbres au moins un an ou deux d'avance : ce travail consiste à pratiquer tout autour de ceux-là une tranchée distante de la base de 50 à 60 centimètres ou plus, suivant la force dés sujets et de la motte de terre qu'on veut leur conserver. Cette tranchée doit être plus ou moins proionde, et en rapport avec le volume des racines.
Celte opération a pour but de couper Textrémité de quelques grosses racines, de les forcer à se ramifier et de donner naissance à du chevelu, conditions qui en rendront plus tard l'enlèvement plus facile et la reprise plus assurée. Cela fait, on comble la tranchée et on en foule bien la terre. Si parfois on a coupé de grosses racines, on donne une bonne mouillure, chose qui peut sans inconvénient être répétée plusieurs fois dans le courant de l'été, surtout si le terrain est d'une nature sèche et légère, et si, d'autre part, on a lieu de craindre que l'arbre ne se renverse, on le maintient avec des cordages. Lorsque plus tard le moment est venu d'enlever un arbre ainsi préparé, ce qui doit toujours se faire pendant le repos de la végétation, c'est-àdire d'octobre en mars, on ouvre de nouveau la tranchée pour mettre à nu la motte; mais, par précaution, l'arbre est retenu avec des cordages, de crainte qu'il ne vienne à se renverser. La motte ainsi dégagée est entourée de claies, de branches, de planches, ou simplement de paillassons fortement serrés avec des cordes. Ce qui vaut mieux encore, et cest même le seul moyen convenable si la motte est grosse^ c'est de faire construire par un vannier un clayonnage dont la force soit en rapport avec le volume de la motte. Les choses ainsi disposées, on procède à l'enlèvement et au transport. Si l'arbre à transplanter est gros, on a dû ouvrir une tranchée a,grav.27, delà largeur au moins du véhicule sur lecjuel il doit être chargé. Cette tranchée doit être en pentç
THAVAUX MVKKS. 110
douce d partir du nivi'au du sul jii.^Tu'â la bnse de la moite C.-ony fait cnlriTÛ reciiluus leiriiiiiiun, ntlt'K'au moins d'iui clieval, en adtijelliiiit b Ëiii>[iiiïilioii d'un ai'bre lurt;
puis, h l'aide d'uni' mi di' plii^i' atbcliès h la tii:c de l'aibn', qii
ivs l'I (te cordafres : bien eiiïcIoppÉe
avec des tampons Irès-épais, destinés à préserver compléfement Técorce de l'aclion des cordages (celte précaution est de première nécessité si on veut éviter la formation des chancres), on enlève peu à peu l'arbre au moyen de la clièvie. Pendant cette opération, des ouvriers placés dans le trou coupent les racines du fond, s'il en reste qui n'aient pas été précédemment tranchées. Lorsque l'arbre est suffisamment élevé, on fait reculer un peu le camion, puis on laisse descendre tout doucement l'arbre, de manière à l'asseoir sur le véhicule ; il y est maintenu par des cales et des tampons, et fixé solidement avec des cordages. On a dû, on le conçoit, préparer d'avance, à la place où l'arbre doit être replanté, un trou et une tranchée en pente à peu près semblable à celle qu'on avait pratiquée pour Tenlèvement. Mais cette fois, comme le camion sera chargé, et qu'il est très-difficile de le faire reculer, la tranchée devra avoir deux issues, c'est-à-dire deux plans inclinés, ainsi que le démontre la grav.28. De cette façon le cheval entre par l'un ou l'autre côté, et s'arrête lorsque le camion est arrivé au pointa, où doit être déposé et placé l'arbre transplanté. Alors, au moyen d3 chèvres, ainsi qu'on l'a fait pour l'enlever la première fois, on le reprend sur le camion, et, après avoir retiré ce dernier, on laisse descendre l'arbre jusqu'au fond de la tranchée, au point a. Dans les deux figures, le niveau du sol est indiqué par la ligne ponctuée, ce qui, du reste, est facile à comprendre dans la grav. 28, où l'arbre suspendu excède cette hgne. Toutes les mesures ont dû être bien prises, bien calculées, pour que l'arbre se trouve exactement à la place qu'il doit occuper, ni trop haut ni trop bas, afin de n'avoir pas à y revenir. Aussitôt qu'il est placé, on donne un coup de pioche à la terre qui avoisine la motte, et qui s'est trouvée fortement foulée dans l'opération, puis on la rapproche autour de la motte ; lorsque celte dernière est à peu près cachée et maintenue solidement, on détache les cordages, on enlève la chèvre, et on attache à la lige deux cordes en croix, fixées aux arbres ou à d'autres supports
niinns: dans le cas conlraire, les cordes sont allachées à
Crjl. !8. - lnrlm:ii'"il ^il |.|.Ln vin la li-nri.i..>1t.ili,>n ,ks arSrM
1 pieux plantés exprès, afin de inairitL'iiir l'arhr/t et d'ci
pêcher qu'il ne soit ébranlé par les vents. On donne ensuite une bonne mouillure, et l'opération est terminée.
Il faut, autant que possible, exécuter ces sortes de travaux en hiver, lorsqu'il n'y a pas de nei|^^e et que la terre n'est pas trop humide; car, à part la facililé qui en résulte pour le travail, la transplantation est encore favorisée par la gelée, qui apporte une chance de succès de plus, et voici comment. Lorsque la motte est préparée, on la mouille fortement le soir; la ^^elée de la nuit suivante la transforme en une masse presque aussi soHde qu'un morceau de pierre ; on peut alors la transporter avec beaucoup plus de sûreté, et, lorsque les arbres ne sont pas excessivement gros, ce procédé évite quelquefois l'emploi du clayoïmage. 11 est bien clair toutefois que ce procédé ne peut être employé que si l'arbre est, comme on dit, rustique, et que ses racines n'aient rien à redouter de la gelée.
Les moyens indiqués précédemment sont ceux dont on se sert pour le transport des grands arbres. Pour les petits^ après avoir préparé et dégagé la motte, il suffit d'entourer celte dernière de quelques petites planches, de branchages ou d'un paillasson, et de bien lier le tout; puis, au moyen du diable ou chariot, quelquefois même, snnplement à bras, en employant plusieurs hommes munis de leviers, Tarbre est transporté et déposé à la place qu'il doit occuper. Les soins ultérieurs rentrent dans ceux qui ont été décrits plus haut.
Avant de terminer ce que nous avons à dire sur la transplantation, nous devons rappeler un article de la Revue liorticole (\HdôjI). 455) relatif à un nouveau système dont M. Mac-Glashen est l'inventeur. Au moment de la publication de cet article, l'invention ne nous élait connue que par des rappoils de journaux : aujourd'hui, il nen est plus de môme; nous l'avons vue à l'œuvre, et, quoique le procédé ne soit pas sans inconvénient, nous pouvons dire qu'en général il est bon, lorsqu'il ne s'agit pas de grands arbres. Kous reproduisons, grav. 20, le modèle donné en 1855^
quoiqu'il ait subi depuis quel([iics modifications. Il existe des modèles de diverses grandeurs, proportionnés à la taille des ai'brcs dont ou veut effectuer la transplamalion ; mais le principe étant, à la dinii^nsiun près, partout le même, nous ne tiendrons pas coiiipti; de celle-ci. Les appareils de petite et de moyenne grandeur nous paraissent présenter des avantages inconieslables, tandis que ceux du plus grand modèle nous semblent offrir des inconvénieuls graves. Le premier de lous est de coûter assi'z rlier; le second, d'être d'un emploi difficile partout uù le terrain n'est pas pai'Iaiteuient
uni. Nous trouvons le cadre du grand appareil employé par M. Mac-GIasIien relativement polit, ut comme il ne peut pas être agrandi a volonté, il réanlli; souvent de son emploi que la motte de l'arbre â tnnispkniti'i' n'a pas une étendue suffisante, qu'elle ne lenfornie que les grosses racines, tandis que les plus petites, [lar co[isci[noiil celles auxquelles se raltache le chevelu et d'où partent les spoiigioles, sont coupées et restent duns le sol envirorniant. L'arbre tratisplanlé par cette niitliode est donc exposé, suivant nous, t manquer de nourriture et à pcrir, et iums croyons que,
lorsqu'on voudra faire transplanter de grands arbres, il sera beaucoup plus sûr de recourii' au procédé de clayonuage dont nous venons de parler précédemment, quoiqu'il demande plus de temps que celui de M. Mac-Glashen.
La machine de ce dernier est des plus simples. On voit de suite, en jetant les yeux sur la figure, qu'elle forme soit un rectangle, armé de quatre bêches pour le petit modèle, de huit pour les appareils de plus grande dimension, chaque côté du rectangle portant alors deux bêches, au lieu d une seule, ces bêches, représentées ici avec un manche, en sont le plus souvent dépourvues; mais la douille, au lieu d'être creuse, est pleine, assez forte, et se prolonge de manière à offrir un point de résistance sur lequel on frappe avec une masse en fer pour enfoncer les bêches. Lorsqu'elles ont suffisamment pénétré dans le sol, on les rend solidaires les unes des autres au moyen d'un cadre en fer muni d'anneaux mobiles dans lesquels on passe des traverses ou des brancards, qui forment leviers. L'ensemble étant bien consolidé au moyen de barres de fer portant un pas de vis et un écrou à l'une de leurs extrémités, et fixées à la partie saillante des bêches, on écarte la partie supérieure de ces dernières: mouvement qui a pour résultat d'opérer à la partie inférieure une action contraire, de forcer les tranchants à se rapprocher, et de comprimer fortement la portion de terre enfermée entre le bas des quatre fers. Cette disposition prise, la base de la motte est plus étroite que la partie supérieure, et celte motte prend alors la figure d'une courte pyramide tronquée placée la tête en bas. Lorsque la partie inférieure de la motte est sufûsamment comprimée, deux, quatre hommes ou plus, suivant la dimension du végétal, saisissent les leviers ou brancards, et, en faisant un effort simultané, enlèvent l'arbre, qui se trouve enfermé comme dans une caisse.
Si l'arbre à transplanter est un peu gros et qu*on ait dû recourir à un appareil d'une dimension plus grande, au lieu d'employer des hommes, on se sert d'un chariot sur lequel
sont fixés deux treuils garnis de chaînes; on attache ces chaînes aux barres transversales, qui doivent toujours être d*une force proportionnée à l'effort qu'elles auront à supporter; puis, au moyen de leviers on manœuvre les treuils, sur lesquels les chaînes viennent s'enrouler, et on soulève ainsi l'arbre, d'une manière analogue à ce qui a été opéré par les hommes, dans le cas où on n'avait à agir que sur un végétal de petite dimension.
Dans certains cas, mais particuHèrement quand on a besoin de transplanter de grands arbres, les treuils sont remplacés par des barres de fer dont l'extrémité supérieure est taraudée en forme de pas de vis, qui peut se mouvoir dans une espèce de gaîne ou de fort écrou. A l'aide d'un Yolant ou d'une roue placée horizontalement, on leur imprime un mouvement circulaire, et on force les vis à monter dans les écrous dans lesquels est engagée leur extrémité. En montant, elles attirent à elles les chaînes, le cadre et son contenu, c'est-à-dire l'arbre et sa motte, qui se trouve, dans ce dernier cas comme dans les précédents, enlevé d'un seul bloc de la place qu'il occupait.
Ainsi, comme nous l'avons dit, le système est toujours le même; la difficulté est proportionnée au volume du végétal à transplanter; les résultats sont d'autant moins douteux que Tappareil mis en œuvre est plus maniable.
Lorsque l'arbre, quel qu'il soit, est ainsi suspendu, on le transporte, soit à bras, soit à l'aide de chevaux, à la place qu'il doit occuper, et où le trou (nous n'avons pas besoin de le dire) a dû être préparé à l'avance. Ce trou, dont la profondeur doit être égale à l'épaisseur de la motte, doit avoir une largeur un peu supérieure à cette dernière, afin qu'elle puisse y entrer facilement. Dès que l'arbre est arrivé à sa destination, on rapproche la terre autour de la motte, on démonte et on retire l'appareil; après quoi on achève de combler le trou. On doit apporter à cette opération les soins que nous avons mentionnés précédemment, c'est-àdire qu'il faut arroser en cas de besoin, et consolider l'arbre
avec des cordes pour empêcher les coups de vent de t é branler. |
Pour résumer notre opinion au sujet de l'invention de ! M. Mac-Glashen, nous dirons que son appareil nous parait 1 commode pour les petits arbres, mais qu'il ne nous semble | pas convenable pour les végétaux d une grande dimension ; î il coupe leurs racines trop près du tronc; il devient d'un emploi difficile, quelquefois môme il est impossible d'y avoir recours. Supposons, par exemple, ce qui n'est pas rare, que l'arbre qu'on veut déplanter se trouve dans un sol renfermant une certaine quantité de pierresdures, des silex, entre autres; il est évident, alors, qu'il faudra se donner beaucoup dé mai pour enfoncer les bêches, et qu'il, faudra même y renoncer quelquefois. Si, au contraire, on a besoin d'agir dans un sol sablonneux, une grande partie de la terre qui enveloppe les racines se détachera et mettra celles-ci à nu, ce qui peut compromettre gravement le succès de l'opération. Mais rien n'élant parfait ici-bas, pourquoi voudrions-nous qu'il en fût autrement de la machine de M. Mac-Glashen? Elle a des avantages, elle offre des inconvénienls; il ne s'agit que de savoir remployer à propos, ou d'y renoncer lorsque son usage ne répond pas au but que l'on veut atteindre, sauf à chercher à améliorer ses parties défectueuses, ce à quoi l'on arrivera très-probablement.
La transplantation des grands arbres est toujours, nous le répétons, malgré toute l'économie qu'il est possible d'y apporter, une cause de grandes dépenses; car l'exécution de travaux de cette nature exige un personnel souvent nombreux, Taide d'un ou de plusieurs chevaux et d'un matériel plus ou moins compliqué. Si l'on ajoute à cette considération les chances d'insuccès, on comprendra facilement que ce genre d'opéialions est seulement à la portée des amateurs favorisés de la fortune. Les moyens d'exécution pourront donc varier selon les ressources de chacun; nous avons décrit les plus simples, les plus usités, et à peu près ausçi les meilleurs. ^ . '
tU3^At^A l^iNhUS.
V. .^ Élpoqae a laquelle il faut employer les abris contre la gblée.
Afin de rendro aussi complet que possible ce petit traité, «lonl le cadre, un peu exigu, ne nous p'Tinet ni d'embrasser tjus les sujets, ni de donner des détails étendus sur chacun d'eux, nous allons itidiquer sommaireu eut quelquesunes des précautions à prendre à l'approche de l'hiver, pour garantir de ses rigueuis les végétaux auxquels le froid pourrait êlre nuisible. Nous ne parlerons pas des divers genres d'abris, mais seulement de l'époque à laquelle il est prudent d'y avoir recours. Et c'est là un point important, car, il faut bien le reconnaître, il arrive trop souvent que l'on ne songe à donner un abri aux arbres que lorsqu'il est trop lard, en d'autres termes, lorsqu'ils ont déjà ressenti les atteintes de la gelée : non pas qu'ils soient complètement morts, mais la congélation des liquides qu'ils contiennent leur a fait prendre une roideur que l'on peut comparer à la roideur cadavérique dans le règne animal. Des soins peu intelligents donnés dans ces conditions sont souvent plus nuisibles qu'utiles; des frottements trop brusques, par exemple, brisent les branchies ou les bourgeons ; un ébranlement trop fort entraine la fracture des membres, quelquefois des racines. Dans ces cas on tue complètement le végétal, au Heu de l'aider à revenir à la vie.
Voici, pour éviter ces accidents, comment il convient d'opérer. Lorsqu'on possède des planter d'une rusticité douîpuse, il faut, avant le commencement des gelées, étaler sur le sol, autour du pied du végétal, des feuilles ou du fumier sec jusqu'à une certaine épaisseur, afin de garantir d'abord les racines du froid: ceci est de la plus haute importance; car, tant que le sol ne sera pas gelé, la plante pourra souffrir beaucoup, avoir même une partie de sa tige ou de ses brandies détruites, et cependant ne pas périr.
Si l'on prévoyait que l'intensité du froid dût augmenter, on pourrait, dans l'après-midi, lorsque les plantes sont rcs-
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suyées, augmenter Tépaisseur^de la couverture, garantîrj
même la partie inférieure du tronc ou collet. i
Dans un grand nombre de cas, c'est moins l'intensité du', froid que la fatigue que leur cause le vent ou l'action diij soleil qui tue les végétaux ; aussi un abri léger, mais suffi- i sant pour arrêter l'influence de ces deux agents extérieurs, j peut-il, dans beaucoup de circonstances, les préserver de la j mort. I
' Ainsi, d'une part, garantir les plantes de la gelée dés que 1 les premiers froids se font sentir; de l'autre, les préserver J de l'action trop directe des grands vents et des rayons solaires: voilà les deux principaux moyens d'assurer non -seulement leur conservation, mais de leur permettre de prendre tout le développement que comporte leur nature.
Ajoutons ici, comme conclusion, quelques observations gc^ nérales sur les principaux soins à donner aux arbres lorsqu'on les reçoit, plus ou moins fatigués, et que celte fatigue a été occasionnée par le froid, ou bien par le dessèchement résultant de la longueur du trajet. Quelle que soit la cause du mal, ces arbres doivent être immédiatement mis a l'abri de Tair et autant que possible de la lumière, et légèrement bas^ sinés. S'ils ont souffert de la sécheresse, et que l'écorce soit ridée, on les mouille fortement sur toutes leurs parties avec un arrosoir à pomme. On peut aussi faire plonger les racines dans l'eau pure, ou mêlée d'un peu de terre franche; les arbres peuvent même y séjourner pendant quelques heures ; après quoi, s'ils sont bien fatigués, on ouvre une tranchée proportionnée à leur grandeur, on les couche dans celte tranchée, et, après les avoir bassinés de nouveau, on les couvre d'une petite épaisseur de terre qu'on arrose aussi, si cela est nécessaire. Les arbres soumis à ce traitement, quoique bien malades, peuvent revenir à la vie. Dans le cas où ils auraient au contraire souffert du froid, et auraient été plus ou moins atteints de la gelée, on les traiterait à peu près comme cidessus; il faudrait seulement, autant que possible, les placer sous l'influence d'une température très-basse, afin que
la transition subite du froid au chaud n'occasionnât pas la mort des parties encore vivantes; de plus, il ne faut pas les mouiller. Des plantes qui auront été soumises à ce traitement auront besoin, on le comprend, de beaucoup de ménagement lorsqu'on les exposera à Tair extérieur; elles devront y être hobituées peu à peu, en choisissant un temps sombre et humide pour les y livrer définitivement
FÎN»
TABLE DES GRAVrUES
Gravures.