PREFACE
Boston, le 26 janvier, 1885.
mo*/ cher collègue et ami,
YoTis attendez la préface que je vous ai promise, et je vous envoie un éclaircissement ou, si vous aimez mieux, le dernier chapitre de Peppino.
En l'heureux temps où je mangeais de
%, vache enragée, battant le pavé de New- York, quelques âmes charitables voulurent bien me donner l'adresse du Dr. Lambert Sauveur; sa connaissance, disait-on, ne pourait que m'être utile. La "Méthode Naturelle" faisait alors ses premières armes et
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notre maître portait les premiers coups à la vieille routine édentée.
J'allai le voir: il me reçut avec la courtoisie qui lui est habituelle; charmé par sa conversation, j'oubliai le but de ma visite, ou, pour parler plus exactement, je n'eus pas le courage de lui demander du travail .... j'eus peur de lui.
Six ans plus tard je fus appelé par lui à la chaire d'Italien du Collège des Langues à Burlington, Yermont. Là encore j'eus .un moment de crainte, mais captivé par son génie, séduit et entraîné par son enthousiasme, convaincu par son exemple et par le vôtre, j'entrai résolument dans la voie qu'il nous a montrée à tous.
Je lus Feppino à Burlington: il fut assez bien reçu, probablement parce que c'était une simple aventure que j'avais vécue, M. Sauveur daigna m'encourager, et c'est grâce à lui que Peppino voit la lumière du jour. Vos excellentes altérations, mon cher ami, rendront
Préface, o
utile aux élèves de nos écoles ce qui auparavant n'était que l'histoire d'uu honnête gamin en train de devenir un honnête homme.
Il est juste, n'est-ce pas, que nous dédiions cette édition française de Peppino au parrain de notre livre; du reste, en priant M. Sauveur d'accepter l'hommage de notre travail, nous ne faisons que nous endetter davantage envers lui, car c'est surtout à l'ombre de son nom que Peppino portera des fruits.
Croyez-moi, mon cher Monsieur van Daell, Votre ami très dévoué,