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Pie. IX lui-même. Elle était entièrement conforme aux vueset aux demandes du P. Hecker. » | (Page 226.)
Il est singulièrement exagéré de dire. à propos d’un fait d'ordre tout intime et privé, que Rome a envoyé à la république américaine, en la personne du P Hecker, «la preuve décisive et vivante que l'Eglise mérite la cordiale soumission » des Américains.
Il y a plus encore; la fondation par le P. He ker de la communauté des Paulistes est présentée comme un événement d'une portée doctrinale universelle qui égale en autorité et surpasse quelque peu en opportunité la promulgation du Syllabus, «ce Syllabus dont chaque terme semble choisi pour torturer l'âme des faux avocats de la liberté. »
« Pour nous, dit le biographe du P. Hecker, la meilleure interprétation du Syllabus estla com- , munauté des Paulistes. |
» C’est un corps d'hommes libres dont l’origine est due à cette double action : l'impulsion du Saint-Esprit dans l'âme d'un homme qui aimait la liberté civile et politique du plus puissant amour, — et la décision de la plus haute cour de la catholicité venant le déclarer digne de sa confiance comme apôtre de la foi chrétienne. Sile Syllabus montre ce que pense l’Église de ceux qui, sous couleur de liberté, conspirent contre la
religion et l’ordre public, l'approbation de la communauté pauliste montre l'attitude de l'Église, vis-à-vis de ceux qui sont dignes d’être libres. » (Page 274.) Ilest permis de penser que la Sacrée Congrégation des Évêques et Réguliers ne se doutait pas qu’il y eût tant de clartés théologiques dans le décret par lequel quelques prêtres américains étaient dispensés de leurs vœux de religion. CE Le page du DATApRe d'Hecker prouve cependant È ë quelque chose, c’est que, à ses yeux, le Syllabusa à grand besoin d’explications, et puisque la com. 4 munauté des paulistes en est d'après lui le meilleur commentaire, étudions la communauté des paulistes.