‹ pere hecker: est-il saint?Chapitre 42 sur 58 · PL PNEU A LC CMS FAT ER) OR · texte numérisé non relu

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- 4895, afin d'organiser à Paris, durant l'Exposition

universelle de 1900, un congrès des religions.

La chute d’un prêtre est un si douloureux et si effrayant spectacle, que nous voudrions pouvoir l'épargner au lecteur; mais il y a des plaies qu'il faut savoir reconnaître, et qui ne se guérissent que par le fer et le feu. IL est nécessaire, il est urgent, en l’état présent des esprits, de montrer où certaines idées, certaines illusions peuvent conduire.

Il est nécessaire aussi d'apprendre à ceux qui l'ignorent, et de rappeler à ceux qui l'ont oublié, quel fut l'accueil fait, en France, à ces avances

suspectes du libéralisme américain. L'histoire de cette première rencontre entre l'esprit nouveau

d'outre-mer et l’esprit de la vieille Europe ; la façon dont échoua cette tentative d’implanter en France l’idée la plus hardie que l’américanisme eût alors conçue, sont autant de /econs de choses dont l’enseignement ne doit pas être perdu.

Le 1° septembre 1895. la Revue de Paris publiait un article-programme, signé de l'abbé Charbonnel et ayant pour titre : Un congrès universel des religions en 1900.

Après avoir rappelé le Parlement des religions de Chicago, l’auteur exposait les avantages qui pourraient résulter, selon lui, de la convocation d’une réunion analogue à Paris :

« Le premier effet qu'on puisse prévoir d'un

= congrès des religions, c’est une restauration de

l'idée religieuse. Pourquoi le mouvement intel-

lectuel et social de ce temps s’accomplit-il en

dehors de l’Église, sans l’Église ? C’est parce que,

suivant le mot de Mgr Ireland, « les ministres du

» Christ prirent leurs quartiers d'hiver dans les

» sacristies et les sanctuaires ». Il sembla que la religion n’avait rien à dire au monde et qu’elle fuyait, comme par un aveu de sa faiblesse, l’épreuve des contradictions. Mais, si elle sortun

jour de la somnolence de ses catacombes, si elle

paraît devant les foules et si elle leur offre sa

doctrine, sans l’impopulaire apparat d'une autorité qui voudrait s'imposer, il serait étonnant que les âmes pussent demeurer hostiles à son enseignement, alors que tant de besoins, en elles, tant d’inquiétudes, en appellent le divin bienfait. » L'idée se présentait done au public sous le couvert de l'intérêt religieux bien entendu et adapté aux exigences de l'esprit moderne. Com-

ment fut-elle accueillie, dès le début, par le clergé ? M. Charbonnel l'a raconté dans son

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