PRÉFACE XV
fidèles, de tout ce que l’Église a aimé et enfanté en ce monde depuis qu’elle porte en ses bras, à travers lestemps, la postérité du nouvel Adam.
. Il y a toujours eu, il y aura toujours dans l'Église, . une force à laquelle le monde ne croit pas et qui triomphe de lui, parce qu’elle arme toute faiblesse - pour sa défense : la foi!
C'est elle qui garde nos âmes contre le prestige - des vérités provisoires d’une science toujours revisable et contre la fragile puissance d’un monde en . travail de mort.
Cest elle qui soutient, dans son fécond et obscur labeur, ce clergé américain que l’Europe ignore, mais que Dieu envoie aux troupeaux sans pasteurs et aux moissons sans ouvriers.
Cest elle qui conserve au cœur du vieux monde . l'étincelle de vie et qui ferait sortir de dessous les dalles de nos cathédrales un peuple chrétien.
La foi, c’est notre force, le fondement de notre “ espérance, la lumière de notre charité. Par elle, + nous tournons nos regards, non plus vers les biens - périssables d’un siècle qui finira; mais, appuyés . sur l’infaillible promesse de Celui qui nous a éternellement aimés, nous chantons par avance le triomphe
que la mort prépare et nous appelons, de nos désirs le siècle qui ne finit pas. Et exspecto resurreclionem mortuorum et vitam venturisæculi. Amen. Alleluia/
Paris. En l’octave de Pâques 1898: