SCENE VII FERNANDE, CAROLINE
CAROLINE, enti'ant avec un coffiet à la main. — Fernande a repris a» tapisserie.
Me voici, ma toute charmante, je t'apporte...
FERNANDE
La boite de Pandore?
S'asseyant sur la chaise à ga'iche de la table. CAROLINE.
Toujours de l'esprit... mythologique. (Elle s'assied sur la
taille .1 droite et dépose son coflVtn devant Fernande.) Si par hasard tU
découvres quelques mystères... inutile de te demander la discrétion la plus complète... voici ta clé.
Caroline et Fernande onvrant chacune sod coffret. CAROLINE.
Une ouverture... à quatre mains... regarde...
FERNANDE, assise.
Examine...
Elles prennent les coffrets et en tirent des lettres et des cartes qu'elles jettent une à une sur la table.
CAROLINE, regardant une adresse de lettre.
Cette écriture me parait peu compromettante.
FERNANDE, mémo jeu.
Cette adresse est bien innocente.
CAROLINE
Ah!., ce portrait... celui de ton maril
• Fernande, Caroline.
IG PEItl'inK COMME I/oNMiK
l'F.RNANDE.
Le portrait de feu monsieur de Merval.
CAUOLINE.
Souvenirs et regrets. C'est lui qui m'avait donm'' eelle boîte.
FERNANDK.
Il était heureux dans le choix de ses cadeaux !
CAROLINE
Encore un portrait de monsieur Duplessis, en costume (le Spjanarelle.
FERNANDE
Nous avons joué la comédie à la campaf^iie.
CAROLINE
11 est heureux dans le choix de ses rôles.
Des lettres de moi!..
CAROLINE
Mes pattes de mouches.
FERNANDE
Tu tiens donc à mes autographes?
CAROLINE
Us me seront toujours précieux.
FERNANDE
Je relis tes lettres, toutes les fois que je veux en écrire... de bien senties.
CAROLINE
Tu es adorable.
FERNANDE
Tu es ravissante. Tu vois, rien du marquis.
CAROLINE, se lève.
C'est vrai, (a part.) Elle a une double clé.
FERNANDE, à part, elle se lève.
Elle a chansé le contenu de son colïret.