‹ Pergame; restauration et description des monuments de l'acropole;Chapitre 101 sur 140 · Inschriften von Pergamon, VII T, n · texte numérisé non relu

Inschriften von Pergamon, VII T, n

LA TERRASSE DU THEATRE

Au-dessus du premier dia^ôma, celui du bas, et juste dans l’axe du milieu, on

remarque une sorte de stalle rectangulaire.

dont la profondeur est égale à celle

coté. (Etat actuel.)

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de cinq rangs de siège; elle mesure 9m,87 en largeur. Il est visible quelle avait été aménagée avec luxe. Les parois sont revêtues de plaques de marbre, et un escalier y donne accès de chaque côté. L'emplacement en a été choisi pour répondre à toutes les exigences, car cette stalle était assez rapprochée de Y orchestra

pour que ceux qui l'occupaient ne perdissent rien de la représentation, et elle était située assez haut pour que le regard pût passer par-dessus la skéné, et se reposer sur le calme paysage de la vallée du Caïque. De toutes les hypothèses que suggère l’examen de l'état actuel, la plus séduisante est de reconnaître ici la loge royale.

Y’ orchestra. Il n’y a presque rien à en dire, car elle a été très remaniée à l’époque romaine. Primitivement, le diamètre mesurait 21 mètres. Quand les

LA TERRASSE DU THEATRE

architectes romains voulurent rehausser les premiers rangs de sièges par rapport au niveau de Y orchestra, ils n’eurent pas la ressource de recreuser cette dernière, dont le sol était en partie formé par le rocher. Ils firent l'opération inverse. Ils supprimèrent les gradins inférieurs, élargissant ainsi Y orchestra, dont le diamètre fut porté à 22m,9i, avec une profondeur de 1 3m, 1 8, mesurée jusqu'à la skéné romaine. De cette époque date la loge construite à la partie inférieure du secteur du milieu, ainsi que le soubassement de pierre placé en avant. L’ancienne

LE THÉATItE. — L'ORCHESTRA ET LA SKENÉ. (État actuel.)

limite de Y orchestra est d’ailleurs très nettement marquée par le canal demi-circulaire qui la cernait, et servait à recevoir les eaux de pluie déversées par les escaliers des gradins.

La skéné. Elle offre des particularités beaucoup plus intéressantes et assez rares ’. Transformée à l'époque romaine, comme Y orchestra, elle laisse apercevoir les traces de deux états antérieurs. Voici d’abord ce qui reste du plus ancien. En arrière du rectangle qui indique l’emplacement de la scène romaine, le sol de la terrasse est recouvert de larges blocs de tuf formant un dallage; ce sont les ves-

1. Elles sont relevées et commentées par Doerpfeld dans l’étude qu’il a consacrée au théâtre de Pergame. Das griechisclie Theater , p. i5o-i53.

tiges d’un fondement qui apparaît sur une longueur de 38 mètres, et sur une largeur de 7 mètres. A chaque extrémité, une étroite assise de tuf le reliait au mur d’enceinte du koilon. Dans ce dallage sont pratiqués des trous, au nombre de 41 environ, placés symétriquement par rapport à l’axe de l 'orchestra, et mesurant un carré de om,40 avec une profondeur d’un mètre. Le cadre de ces trous est une sorte de margelle quadrangulaire, faite d'une seule pièce, et creusée dans un bloc de trachyte; à l’orifice interne règne une feuillure où pouvait s’insérer une dalle de fermeture, lorsqu’on voulait rétablir le dallage de tuf dans son intégrité. Il ne peut y avoir aucun doute sur la destination de ces trous; on y plantait des poteaux de bois épais et solides, qui ne devaient avoir d’autre office que de soutenir la charpente formant les constructions de la skéné. A une certaine époque, les acteurs jouaient donc sur une skéné de bois. Elle était mobile; par suite, on pouvait aisément la monter avant les représentations scéniques, la démonter quand les fêtes étaient terminées. Si ce mode de construction, qui rappelle les tréteaux mobiles de nos forains, déroute nos idées et paraît étonnant dans une ville hellénistique, nous répondrons qu'au cinquième siècle, le théâtre de Dionysos à Athènes n'était pas plus favorisé. Les recherches de M. Doerpfeld ont démontré .jusqu’à l’évidence que la pauvre skéné de bois où l'on jouait les chefs-d’œuvre du théâtre attique disparut seulement au quatrième siècle pour faire place à des constructions de pierre *. A Pergame, l’emploi d'une skéné mobile était d’ailleurs justifié, et presque nécessaire. La terrasse où elle s'élevait était un lieu de passage; c’était le seul chemin conduisant au temple situé à l'extrémité nord de la terrasse, et que nous décrirons plus loin. On trouvait donc commode de faire disparaître cette charpente encombrante, de boucher les trous des poteaux, et de faire place nette. Quant à essayer de restituer la skéné de bois, il n'y faut pas songer. M. Doerpfeld a fait cependant cette remarque intéressante que les trous des poteaux se groupent régulièrement quatre par quatre, chaque groupe formant un rectangle2. Les rectangles eux-mêmes sont disposés de telle sorte qu’ils laissent entre eux, au milieu de la skéné, trois ouvertures larges de 3 mètres à 3m,70. Ces ouvertures répondent-elles, comme le suppose M. Doerpfeld, aux trois portes ménagées parfois dans le mur des proskénia construits en pierre3? Cela est possible. En tout cas, on peut admettre qu’entre ces poteaux s'inséraient des panneaux mobiles (-ivaxeç) , qui formaient le décor du proskénion. Les poteaux disposés obliquement, aux deux extrémités du dallage de tuf, supportaient peutêtre les décors des paraskénia; quant à ceux que recevaient les trous des assises

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