Ibid., p. 1 5 1 et fig
3. On sait que cette question est controversée. M. Doerpfeld l’a discutée à propos du théâtre de Délos Bulletin de correspondance hellénique, 1896, p. 5yo). Les trois portes existaient certainement au théâtre de Priènc; M. Schrader a bien voulu me le démontrer sur place.
LA TERRASSE DU THEATRE
de tuf reliant la skéné au mur d'enceinte des gradins, leur destination est fort claire; c’étaient les montants des portes des mtpofoi, c’est-à-dire des passages s’ouvrant entre le koilon et les paraskénia.
Si la skéné de bois appartient certainement à la période la plus ancienne du théâtre de Pergame, il est difficile d’établir avec précision des concordances chronologiques entre cette partie du théâtre et les autres. Bohn a supposé qu'elle est antérieure à la construction des gradins, et qu'au temps où l'on dressait cette charpente mobile pour les représentations scéniques, les spectateurs s’asseyaient comme ils pouvaient sur le flanc rocheux de la colline *. Nous croyons plutôt qu’elle date du temps où furent construits les anciens gradins de tuf, ceux qui forment encore l’étage supérieur du koilon. Ce qui est certain, c’est qu'avant la transformation subie par le théâtre à l’époque romaine, la skéné de bois avait été remplacée par une skéné de pierre, répondant mieux aux exigences du goût hellénistique. Sous le noyau de blocage qui marque la place de la scène romaine, on
linteau d’une des portes de la parodos. (Musée de Constantinople.)
voit encore par places les assises d'un mur grec, qui paraît bien être le mur du proskénion de pierre. L’examen des portes du théâtre va confirmer cette conjecture, et nous fournir des indices sur la date de ces remaniements.
Les portes du théâtre. On avait accès aux gradins de divers côtés. Nous avons déjà signalé l’escalier souterrain qui, de la terrasse d'Athéna, descendait. aux gradins supérieurs. Il y avait encore, à chaque aile du koilon, une entrée débouchant sur le diazonia inférieur. Mais les entrées principales étaient celles des parodoi, ■ celles qui formaient passage entre la skéné et les murs latéraux limitant l'étage inférieur des gradins. Un important fragment d'architecture, trouvé à l’extrémité nord de X orchestra , provient certainement de la porte de la parodos septentrionale. C’est un linteau en marbre blanc, long de 3", 12, large de o”,63, et divisé en deux parties : une architrave à trois bandeaux, et une frise sur laquelle sont sculptés sept masques comiques, alternant avec des guirlandes d'ache -, Sur l'architrave est gravée la dédicace suivante : <t Apollodoros, fils d'Artémon, qui a exercé les fonctions de greffier du peuple, a dédié la porte (-tiv «aûvk) et le rideau (i;,.xf-