Inschriften von Pergamon, VIII n
2. Mylonas, Revue de philologie, avril-juin, 189Ü, p. 88. Inscription du musée impérial de Conslantinople.
3. Pline, Nat. Hist 33, 1 56 ; 34, 84 et 90. Signalons ici l’hypothèse de Brunn qui lui attribue des bas-reliefs d’ivoire représentant la défaite des Galates devant Delphes, et qu’Auguste avait enlevés à une ville grecque pour décorer les portes du temple d’Apollon Palatin. Brunn, Geschichte der griech. Kiinstler, I, P- 444-
4. Pline, Nat. Hist., 34, 5i. Cf. Brunn, Griech. Kiinstler , I, 443. Fraenkel, Inschriften von Pergamon, VIII p. 69. Je ne crois pas qu’il soit possible de supposer, comme le fait M. Loewy {Inschriften griech. Bildhauer, n° 1 18) deux Phyromakhos et deux Nikératos associés par couples qui seraient en activité à des époques différentes.
ques Son compatriote Nikératos avait traité un sujet qui faisait pendant à celuilà : Alcibiade à côté de sa mère Démaraté qui allumait une lampe pour le sacrifice offert après la victoire1 2. Une inscription de Délos nous montre les deux artistes associés pour une œuvre commune, une statue dont Eumène II faisait hommage aux Déliens 3. Une inscription de Pergame porte la signature de Nikératos4, et nous retrouvons le même maître travaillant seul à un ex-voto consacré à Délos par Eumène en l’honneur de son frère Philétairos; c’était le monument commémoratif d’une défaite infligée aux Galates par Philétairos, alors régent du royaume pendant le séjour de son frère à Rome, soit en 171, soit plus probablement en 1 83 5. Un ancien recueil d’inscriptions nous a conservé un croquis informe représentant une figure vêtue d’une longue robe, debout sur un globe, et désignée comme l’œuvre de Nikératos 6 7. Il est fort probable que cette figure est celle d’une Niké, comme on la voit figurée sur une pierre gravée de l’Antiquarium de Berlin 1 . S’il en est ainsi, Nikératos aurait, des premiers, donné à la déesse de la victoire la forme qu’elle revêt à l'époque hellénistique et dans l’art gréco-romain.
Un autre Athénien, Polymnestor, est beaucoup plus obscur8. Voici d’autre part trois artistes auxquels on est en droit de prêter une certaine réputation, car ils sculptent en commun, sous Eumène II, un grand ex-voto dont la base, par malheur, a seule été retrouvée9 10. Ils portent des noms illustrés par des devanciers auxquels ils se rattachent peut-être par une filiation de parenté. L’un s’appelle Xénocratès, comme un maître sicyonien qui fut l’élève d’Euthycratès, un disciple de Lysippe; les autres se nomment Myron et Praxitèle. Myron est un bronzier connu, auteur de la statue d'un vainqueur olympique, Philippe, et d'une statue de femme ivre qu’on voyait à Smyrne ,0. Quant à Praxitèle, il est possible qu’il compte parmi ses ancêtres le grand sculpteur athénien; mais nous ne savons rien de plus de lui 11 .
En résumé, les artistes auxquels les Attalides font appel sont d’origines très