Pausanias, I
2. Plutarque, Vie d'Antoine, p. 60. Il nous paraît aujourd’hui fort inutile de discuter si l’ex-voto se composait de statues ou de bas-reliefs. Il est bien prouvé qu'il s’agit de statues. On trouvera le résumé des opinions émises à ce sujet dans le mémoire de M. S. Reinach, Les Gaulois dans l'art antique, p. 7, note 1 .
3. Voir Michaelis, Mittheil. des arcli. Inst, in Athen, II, p. i5 et suivantes.
4. Brunn, Annali dell' lnstituto, 1870, p. 292. Voir, pour la publication d’ensemble, Monumenti inediti, t. IX, pl. XIX-XX1. Cf. S. Reinach, Les Gaulois dans l'art antique, et notre Hist. de la sculpture grecque, II,
L'ART
de très nombreuses figures. Ainsi la Gigantomachie n'est représentée que par une seule statue, conservée au musée de Naples \ C'est un Géant à forme humaine, étendu sans vie, couché sur le dos, et tenant encore une épée de sa main crispée; à son bras gauche s’enroule la peau de bête qui lui servait de bouclier. Le type du visage, l’anatomie du torse annoncent déjà les Géants de la grande frise, avec un faire beaucoup plus sec. Au combat des Amazones et des Athéniens appartient une statue du musée de Naples, l'Amazone morte gisant sur le sol, près de sa lance brisée, morceau d'une valeur moyenne, mais qui soutient sans trop de désavantage la comparaison avec le Niobide mort de Florence. Il y a encore là des réminiscences classiques; le costume est celui des Amazones polyclétéennes; quant à l’attitude couchée , les bas-reliefs en fournissaient de nombreux exemples 1 2. Dans ces der-
amazone morte. (Musée de Naples.)
nières années, l'Amazone morte a pris une place importante parmi les sculptures' attaliques, grâce à la publication de documents nouveaux. Elle avait été trouvée à Rome en 1 5 1 4, avec plusieurs autres, et transportée au palais Madama, où le Lyonnais Bellièvre la vit, à la même époque; le voyageur français la décrit comme « une sœur des Horaces, étendue morte avec une blessure au-dessus du sein droit, tandis qu’un enfant est suspendu à sa mamelle desséchée ». En i55o, Aldrovandi décrivait également le groupe de la mère avec l’enfant 3. Or, cette statue est bien celle de l'Amazone de Naples. Nous connaissons aujourd'hui, grâce àM. Michaelis, un dessin exécuté vers i5qo par un artiste de Bâle, et qui montre l'Amazone groupée avec un putto; la tête et les bras de l'enfant sont brisés; mais on restitue