‹ Pergame; restauration et description des monuments de l'acropole;Chapitre 130 sur 140 · Elle est reproduite à la page précédente · texte numérisé non relu

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2. M. Habich a fait l’historique du type de l’Amazone morte : Die Amaçonengruppe des attalischen Weihgeschenks, Berlin, 1896.

3. Voir pour l'historique delà question, les références citées par Michaelis, Jahrbuch des arch. Inst., VIII, 1 89 3 , Der Schoepfer der attalischen Kampfgruppen, p. 119 et suivantes.

sans peine 1 attitude décrite par Bellièvre. Un autre fait digne d'attention, c’est que la statue de Naples a subi des restaurations au sein et au flanc, c’est-à-dire aux points où se produisait le contact entre les deux figures Dès lors on arrive à cette conclusion, que l'enfant primitivement groupé avec la guerrière morte a été supprimé par une restauration1 2. Maintenant, peut-on, avec M. Michaelis, reconnaître ici l’œuvre d'Epigonos dont parle Pline, « l’enfant caressant sa mère morte », et faire honneur à ce sculpteur de l’ex-voto d’Athènes? Nous n’irons pas si loin. Nous pensons que le groupe pathétique mentionné comme un des chefs-d’œuvre d Epigonos faisait partie du grand monument triomphal; qu'il représentait une Gauloise avec son enfant, et que dans l’ex-voto d’Athènes, plus récent, le sculpteur a transposé le motif en l’appliquant à une Amazone, sans s’arrêter aux objections

perse mort. (Musée de Naples.)

que pouvait soulever cette adaptation 3. Nous ne possédons pas d'autre figure du groupe des Amazones. Une statue aujourd'hui perdue nous est connue seulement par un dessin; c’était une Amazone agenouillée se couvrant de son bouclier 4.

Du combat de Marathon, il nous reste les copies de trois figures. L'une d’elles est au Vatican. C’est un combattant perse agenouillé, représenté nu, simplement coiffé d'un bonnet phrygien, comme si l’art pergaménien restait encore fidèle à l’ancienne convention qui se bornait à caractériser par un détail accessoire le costume

1. La restauration est antérieure à 1657, car le putto n’existe plus dans le dessin de la collection Cassiano dal Pozzo, à Windsor.

2. Les conclusions de M. Michaelis ont été cependant contestées par MM. Petersen ( Roem . Mittheil., 1894; cf. Habich, ouvrage cité, p. 14), et Ussing ( Pergamos , p. 26). M. Ussing pense que l’enfant, trouvé dans la même fouille, mais appartenant à une autre statue, a été ajouté à celle-ci, en raison du passage de Pline relatif à l’œuvre d’Epigonos. On l’aurait ensuite fait disparaître. Mais il serait étonnant que le restaurateur l’eût laissé ainsi mutilé.

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