‹ Pergame; restauration et description des monuments de l'acropole;Chapitre 17 sur 140 · ONNAIE D UN DYNASTE FRAPPÉE A PERGAME · texte numérisé non relu

ONNAIE D UN DYNASTE FRAPPÉE A PERGAME

(Argent. Cabinet des médailles.)

1. Catalogue of Greek coins in theBritish Muséum, Mysia, pl. XXI II, i.

2. Elle a été discutée notamment par M. Th. Reinach, Revue historique , 1 886 , t. XXXII, p. 73, par M. J. Six, Numismatic Chronicle, 1890, et par M. Babelon, Mélanges numismatiques, 2e série, 1893, pp. 191- 206. Nous adoptons les conclusions de M. Babelon.

3. Cela ressort du passage de VAnabase (VII, 8, 17) où il est dit que Proclès et les siens viennent au secours des Dix mille, d’Halisarna et de Teuthrania.

4. Le fait est connu grâce à une inscription de Délos qui mentionne, vers 295, un Démaratide revenu dans sa patrie d’origine. Il s’appelle Démaratos, fils de Gorgion; or le nom de Gorgion est celui d’un des fils de Gongylos. Homolle, Bulletin de correspondance hellénique, XX, 1896, p. 5o8-5io.

5. Inschriften von Pergamon, n° 61 3. Cf. Th. Reinach, Revue historique, 1886, p. 76. La lecture et les conclusions de M. Fraenkel diffèrent, sur plusieurs points, de celle de M. Th. Reinach.

pôle. En d'autres termes, il restreint leur territoire1 2. C’est cette « vieille ville » qui, en 3io, est la résidence de Barsine, la veuve de Memnon de Rhodes; elle y vit avec Héraclès, le fils illégitime qu’elle a eu d’Alexandre’.

En résumé, vers la fin du quatrième siècle, il y a sur l’Acropole une ville dont nous ignorons le véritable fondateur. Cette ville fait partie des domaines des réfugiés grecs. Elle a un petit territoire, puisque le culte d’Asclépios existe déjà, et que le sanctuaire du dieu est, comme on le verra plus loin, situé hors de l’Acropole. Elle a une divinité poliade, Athéna. Elle possède un temple de la déesse, car la suite de ce travail montrera encore que l’édifice consacré au culte d'Athéna Polias est antérieur à l'époque royale, et qu'il a été respecté par les Attalides.

1. Je ne pense pas qu’on puisse, avec M. Th. Reinach, admettre qu’Oronte les déporte à Teuthrania. Cette opinion est fondée sur le texte de Pausanias, I, 4» 5, qui confond à tort Teuthrania et Pergame.

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