‹ Pergame; restauration et description des monuments de l'acropole;Chapitre 20 sur 140 · Inschriften von Pergamon , n · texte numérisé non relu

Inschriften von Pergamon , n

5. Anthologie palatine, III. Il est probable qu’un temple lui fut aussi élevé à Téos. Voir le commentaire de Waddington, Le Bas et Waddington, Inscr. d'Asie Mineure, n° 88.

6. Altertilmer von Hiérapolis, Berlin, 1898, p. 78-79, n° 3o.

ternel 1 ». On le voit, le premier couple royal qui devait régner à Pergame, a laissé dans l'histoire une excellente réputation.

Au début de son règne, Attale Ier, encore simple dynaste, se trouvait aux prises avec de graves dangers : l’Asie Mineure était sous le coup de la terreur que provoquaient les brigandages des Galates. Est-il nécessaire de rappeler ici l'histoire bien connue des invasions galatiques?: On sait comment, en 279, après la première apparition de Cambaulès en Thrace, des tribus gauloises, divisées en trois bandes, étaient descendues en Thrace, en Macédoine, et dans la Péonie. Ces Gaulois se décoraient eux-mêmes du nom de Galates, c'est-à-dire « les Braves ». Tandis qu'une des bandes poussait une pointe jusqu'à Delphes, une troupe de 20.000 Galates, conduite par Léonnarios et par Loutarios, s'était détachée du gros de l'armée d'invasion, et, appelée en Asie Mineure par .Nicomède de Bithynie, avait franchi l'Hellespont. Pour récompenser les services de ces dangereux auxiliaires, Nicomède avait dù leur concéder des territoires en Bithynie et en Phrygie. Mais l’Asie Mineure était une proie trop belle et trop facile pour ne pas tenter leur humeur aventureuse. Les Galates organisent méthodiquement le pillage, et partagent le pays entre leurs trois tribus. Les Trocmes exploitent les côtes de l'Hellespont; les Tolistoages rançonnent l'Éolide et l'Ionie; les Tectosages saccagent l'intérieur du pays. Dès lors, les belles campagnes d'Asie Mineure connurent les fureurs de « l'Arès galate3 », leurs habitants vécurent sous la terreur de ces étrangers à la haute stature, aux grands corps blancs, et dont les chevelures rousses, enduites de chaux, se dressaient comme de formidables crinières. Un moment on put croire à une délivrance. Ému du péril qui menaçait les populations de l'Asie, Antiochos Ier marcha en personne contre les Galates. Ses éléphants de guerre labourèrent leurs rangs, et y mirent le désordre. On dressa un trophée de victoire, et peut-être une terre cuite du Louvre, qui montre un éléphant terrassant un Galate, nous a-t-elle conservé un témoignage populaire du retentissement qu’eut en Asie Mineure le succès du roi de Syrie 4. Mais les Galates n'étaient que temporairement refoulés dans leur territoire. Absorbé par une lutte contre l'Égypte, le sqccesseur d’Antiochos ne pouvait entreprendre de les réduire. Ce fut le dynaste de Pergame qui s’attaqua à cette tâche.

Il est probable qu'Eumène avait dû céder aux exigences de ses terribles voisins, les Tolistoages. Attale Ier eut le courage de leur refuser le tribut, et de leur offrir la bataille. Elle s’engagea près des sources du Caïque5, et se termina par le

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