‹ Pergame; restauration et description des monuments de l'acropole;Chapitre 19 sur 140 · Inschriften von Pergamon, n · texte numérisé non relu

Inschriften von Pergamon, n

LA DYNASTIE DE PERGAME

devant les milliers de Grecs qui étaient présents, et la renommée de la victoire arriva jusqu’à Philétairos, jusqu’aux maisons de Pergame, perpétuée par la couronne éléenne. »

Peut-être est-ce la même victoire que chanta le poète Arcésilas de Pitané, dans des vers cités par Diogène Laerce

« Pergame n’est pas célèbre seulement par ses armes, mais elle s’enorgueillit souvent de ses chevaux, dans la divine Pise. Et s’il est permis à un mortel de dire la pensée de Zeus, elle sera dans l’avenir plus digne encore d’être célébrée. »

Le fils du vainqueur olympique, Attale Ier, se chargea de justifier la prédiction du poète de Pitané. Il fut un vigoureux soldat, un diplomate habile, un politique hardi et même, mérite assez rare pour le temps, un honnête homme. Polybe fait de lui un bel éloge, vante l'usage qu’il fit de ses richesses, et le classe sans hésiter parmi « les âmes d’élite ». « Il vécut soixante-douze ans, en régna quarante-deux, et, dans la grandeur, il fut toujours avec sa femme et ses enfants un modèle de sagesse et de dignité3 ». Cette femme, qu'il épousa sur le tard, et qui, beaucoup plus jeune que lui 3, vécut jusque vers l’année 1 66, était une Grecque de Cyzique,

Apollonis. Il en eut quatre fils, Eumène, Attale, Philétairos et Athénaios. Si l’on en juge par les honneurs qu'ils lui rendirent de son vivant et après sa mort, Apollonis inspira à ses fils un véritable culte. Son fils Attale l'honore « pour l’affection qu elle lui a témoignée4 ». Dans le temple qui lui était dédié à Cyzique, on voyait sculptées en bas-relief des scènes représentant des exemples célèbres d’affection filiale 5. Une inscription, retrouvée à Hiérapolis, énumère toutes ses vertus, la dignité de sa vie conjugale, la tendresse éclairée avec laquelle elle a élevé ses fils6. Nous savons ce qu'il faut souvent penser des éloges officiels dans les inscriptions hellénistiques; mais il semble qu’ici ce ne soient pas de vaines et banales formules. La compagne d'Attale Ier paraît avoir été réellement une femme remarquable; Plutarque affirme qu’on lui enviait « moins sa richesse et sa longue royauté que son bonheur ma-

1. Diogène Laerce, 4, 6, 3o. Cf. Fraenkel, Inschriften von Pergamon, VIII1 2. p. 9.

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