CHAPITRE III
LA VILLE GRECQUE. — LES MURS D’ENCEINTE. — LE NIKÉPHORION ET L’ASC LÉPIEION
C’est sous Eumène II que la ville grecque atteint son plus grand développement. Mais on sait déjà qu il y avait sur la colline de l’Acropole une ancienne ville, formant comme le noyau de la grande cité édifiée au second siècle avant notre ère. Pour comprendre l'Acropole d’Eumène, pour apprécier la nature de ces remaniements, il faut jeter un coup d'œil d’ensemble sur les accroissements successifs de la ville, sur les transformations qui d'une petite place forte, ont fait la capitale opulente d'un royaume.
Si l’on examine notre vue de l'Acropole à vol d'oiseau (pl. III), on reconnaît facilement que les deux terrasses supérieures, celle du Trajaneum et celle d’Athéna Polias, forment en réalité comme un plateau unique, large de 160 mètres, long de 260, un peu incliné vers la plaine, mais se détachant par un relief très accusé du reste de la colline. C’est assurément là « le sommet de la montagne, » V&xpx toS opou; dont parle Strabon'. Il faut replacer sur ce plateau la résidence des Déma-