‹ Pergame; restauration et description des monuments de l'acropole;Chapitre 33 sur 140 · Inschriften von Pergamon, n° 248. 1. 5o · texte numérisé non relu

Inschriften von Pergamon, n° 248. 1. 5o

6. Haussoullier, Bulletin de correspondance hellénique, V, 1881, p. 379. Cf. Fraenkel, Inschriften von Pergamon, VIII ', p. io5, commentaire d'un décret du peuple en l’honneur d’une prêtresse d’Athéna Niképhoros (n° 167). Le décret donne la date de la nouvelle fondation des Niképhories, qui remonte à l’année 1 83 .

LA VILLE GRECQUE

Il y avait encore en dehors des murs un autre sanctuaire célèbre; celui d'Asclépios. L'emplacement en est connu. On arrive aux ruines, encore mal explorées, en suivant une voie antique, bordée de piliers, qui part de la porte occidentale du théâtre, et se dirige vers le sud-ouest. La tradition désignait, comme le fondateur du culte d'Asclépios, ce même Archias, fils d’Aristaichmos, qui institua la prytanie. Au dire de Pausanias, Archias avait reçu une blessure en chassant sur les pentes du Pindasos; il avait été guéri à Epidaure, et, par reconnaissance, avait introduit à Pergame le culte du dieu1. Il en fut le premier prêtre; à l’époque romaine la prêtrise se perpétuait encore dans sa famille, où, de génération en génération, se transmettait le nom de l'ancêtre2.

Comme le sanctuaire d'Athéna, l'Asclépieion éprouva les effets de la colère de Philippe; il faut certainement le compter parmi « les temples magnifiques » saccagés, raconte Polybe, par le Macédonien. Eumène II dut se préoccuper de le restaurer, et c’est sans doute à cette occasion que le sculpteur Phyromakhos, un Athénien établi à Pergame, exécuta une statue du dieu dont l'historien grec vante la beauté3. Des monnaies de Pergame nous en ont conservé le type4, et permettent de croire que Phyromakhos s'était inspiré de la statue chryséléphantine d'Épidaure, œuvre de Thrasymédès5. Mais il avait modifié certains détails d'attitude. Le dieu était assis, tenant de la main droite une phiale où s’abreuvait un serpent; de la gauche, il s’appuyait sur son siège. Si, comme il est permis de le croire, la statue est contemporaine de la restauration d'Eumène II, et date de 1 83 environ, elle ne resta pas longtemps en place. Le roi de Bithynie, Prusias II, devait bientôt, en 1 56, recommencer dans la plaine de Pergame les ravages de Philippe; il emporta la statue du dieu auquel, la veille encore, il offrait de magnifiques sacrifices. Les textes nous renseignent mal sur l'Asclépieion de l’époque grecque; mais nous savons que, sous l’Empire romain, la renommée du temple pergaménien balança presque celle du célèbre sanctuaire d’Épidaure. Le rhéteur Ælius Aristide, qui en fut des clients les plus assidus, raconte complaisamment, dans ses 'Ispüv v.tyoi, com-

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