L’AGORA. — LA PLACE DU MARCHÉ. — LE TEMPLE DE DIONYSOS
Comme dans toute ville grecque, l’agora était, à Pergame, le centre de la vie publique et des affaires commerciales. Nous disons la vie publique, car le régime monarchique en avait au moins laissé subsister les formes extérieures. Il y avait un magistrat éponyme, le prytane, et cette institution remontait à une époque antérieure à la royauté; il y avait une assemblée du peuple, un conseil, et si, en réalité, les cinq stratèges nommés par le roi exerçaient leur contrôle sur tous les actes publics, si le peuple ne votait que les décrets présentés par eux (yvw|A7i GTpaTviyûv), au moins les formules officielles rappelaient-elles le vote du peuple '. Quelquefois les décrets étaient affichés sur l’agora. Sous la puissance absolue des rois, Pergame conservait donc toutes les apparences d’une constitution démocratique, et c’est sur l’agora que se manifestaient ces simulacres de vie politique.
L’agora, dont l’emplacement a été déterminé en 1884 par M. Conze 1 2, n’était pas comprise dans les fortifications de 1 Acropole. Située, comme un échelon inférieur, au bas de la terrasse du grand autel, elle était mise en communication directe