‹ Péricardite Inflammatoire: D'Origine Tuberculeuse: Tuberculose InflammatoireChapitre 17 sur 19 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Nous l’avons déjà fait entrevoir dans le courant de cette étude, le pronostic de la péricardite bacillaire pseudo-rhumalismale est le plus souvent bénin. Les malades dont nous avons pu rapporter les lésions constatées à l’autopsie présentaient des lésions chroniques du péricarde bien tolérées; certains cependant présentaient des lésions récentes, mais il faut noter qu'ils avaient, soit sur l’endocarde, soit sur le poumon, des localisations tuberculeuses qui avaient amené la mort. Même lorsqu'elle est accompagnée d’un épanchement notable, la péricardite pseudo-rhumatismale est bénigne. Il est d’ailleurs évident que le pronostic dépend de la situation sociale, de la possibilité où se trouve le malade de se reposer et de suivre un traitement approprié. Il en est, en effet, de la lésion tuberculeuse que nous étudions comme de toutes les lésions bacillaires. C'est surtout par le traitement général que les phénomènes s'amendent. Un organisme envahi par le bacille de Koch peut résister de longues années, tant que les conditions hygiéniques lui permettent une lutte à armes égales, mais le jour où le milieu change, où l’aide d'un bon traitement général vient à manquer, le bacille reprend le dessus et la terminaison est la règle.

re C'est dans ces conditions que l'on peut voir se gretfer sur la lésion première une transformation du processus tuberculeux. A la réaction inflammatoire franche succèdent des lésions destructives et le tubercule apparaît avec son caractère envahissant, Il est probable que bien des péricardites tuberculeuses avec lésions typiques ont été précédées de lésions bacillaires simplement rhumatismales, c'est-à-dire inflammatoires. Ce n'est qu'avec des conditions d'âge, de moindre résistance, que la transformation de la marche tuberculeuse s’est opérée. Il nous est donc permis de considérer que nombre de cas cités par les auteurs comme dépendant de la péricardite tuberculeuse ordinaire, ont été au début des cas de péricardite rhumatismale bacillaire. Ces lésions péricardiques toxiques « permettent quelquefois une longue survie, qui se chiffre par quinze, vingt ans et au-delà. De tels sujets forment la grande classe des arthritiques tuberculeux, distincts des autres bacillaires par la bénignité des lésions, leur eurabilité, ete. ».

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