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laires, osseuses, pulmonaires surtout. En outre de ses antécédents personnels, son hérédité mettra sur la piste de la nature de la maladie. Le traitement par le salicylate sera enfin la vraie pierre de touche qui, en dernière analyse, nous permettra de porter un diagnostic à peu près sûr. Les antécédents personnels et héréditaires du malade, le traitement sont, sans aucun doute, de fortes présomptions en faveur de la nature bacillaire de la péricardite, mais, reconnaissons-le, ils n'ont pas la valeur de la séro-réaction, du cyto-diagnostic et de l’inoculation au cobaye donnant des résultats positifs. Mais, outre que ces derniers procédés sont difficiles à réaliser en cas de péricardite, il arrive parfois qu'ils sont impuissants à nous renseigner.
« Les liquides à injecter manquent, en effet, fréquemment, ou sont en quantité insuffisante. On est obligé d'attendre pendant des semaines, parfois pendant des mois, le résultat des inoculations, ce qu’expliquent le petit nombre, la faible virulence des bacilles.. Enfin, ainsi que nous l'avons déjà fait remarquer, des inoculations négatives ne prouvent rien. Elles ne témoignent que d’une chose : de l'insuffisance des bacilles comme qualité, comme quantité ou plutôt de leur absence et de la nécessité d'admettre, ainsi que pour d’autres péricardites infectieuses, des lésions uniquement dues à des toxines. Le poison peut alors venir d'une région éloignée ; 1l est sécrété par un ou plusieurs tuberculomes larvés qui sont si fréquents et que l’autopsie révèle seule. »
Nous estimons même que l'absence de la réaction caractéristique chez le cobaye soumis à l’inoculation du
NE De liquide suspect est le meilleur diagnostic différentiel établi entre la péricardite tuberculeuse avec ses productions typiques (tubercules, masses caséeuses) et la péricardite pseudo-rhumatismale d'origine bacillaire.
Dans la première, en effet, le processus tuberculeux - chez l’animal inoculé est presque inévitable ; dans la seconde, étant donnés la faible virulence, le petit nombre ou l'absence même du bacille de Koch, ce processus avortera et manquera bien souvent. Mais on ne recueillera pas aussi souvent le liquide d’un péricarde que l'on retire celui d’une plèvre pour pouvoir tabler ainsi le diagnostic. Celui-ci y gagnerait sans doute, mais le traitement ne changerait nullement et la marche de la maladie ne serait pas améliorée.
Cela revient à dire qu'il est difficile, dans mainte cixconstance, d'établir d’une façon certaine si on a affaire à une péricardite tuberculeuse avec lésions typiques ou à une péricardite chez un tuberculeux soumis à une intoxication bacillaire. L'autopsie seule peut alors témoigner de la vraie nature du processus bacillaire.