SCÈNE IX
MADAME DE VITRÉ, FAVIÈRES, «mbre et afitê, ALBERT.
FAVIÈRES
Albert, je vous cherchais; j’ai besoin de vous, mon jeune ami.
ALBERT
Ah! mon jeune ami, je ne m’appartiens pas!
FAVIÈBES.
R s’agit d’une affaire très-grave. J’ai un service personnel à vous demander.
Comment?
FAVIÈRES
Vous aviez raison, vous... elle me jouait, elle me jouait impudemment. Ils m’ont traité comme un Cassandre de comédie , comme un bonhomme de paille !
MADAME DE VITRÉ
Qui donc ça?
FAVIÈRES
Madcme d’Aubières et d’Espars mais j’en aurai vengeance.
Albert, vous serez mon témoin.
ALBERT, avec impatience.
Ahl mon ami...
MADAME DE VITRÉ
Mais, Dieu du ciel! que s’est-il donc passé?
FAVIÈRES
Vous avez vu ce bouquet, qu’elle m’avait confié.,. En vous quittant, j’ai voulu le lui rendre... « Non... m'a-t-elle dit, gardez- « le encore, s’il ne vous gêne pas ; je vous l’enverrai redemander. » c Je donne dans le piège... je continue de me promener à travers les salons, en portant, comme une châsse, cet infâme bouquet!... Imbécile!...
ALBERT
Qui donc?
FAVIÈRES
Moi, parbleu 1 Tout à coup d’Espars m’aborde d’un air affairé, et , au nom do madame d’Aubières , me le redemande en toute hâte. Je crois qu’elle va partir; je m’imagine... je ne réfléchis pas... Bref, je donne dans le piège comme une oie... je lui rends le bouquet. A peine l’a-t-il entre les mains, que je le vois s’arrêter enlte deux portes, fouiller dans le buisson de fleurs... et en tirer un billet 1
MADAME DE VITRÉ
Ahl le serpent! (AU>eH rit» part,] < ’■- .