ACTE I, SCÈNE IX. SI
FAVIÈBES.
Je leur avais servi de messager, de facteur, de paravent. Vous comprenez la rouerie de cette triple coquette?... Remettre de sa propre main le bouquet à son complice, c’était éveiller l’attention, faire naître les soupçons... Tandis que, grâce à mon entremise, la chose prenait un tour naturel et irréprochable. Puis, je les ai vus rire tous deux en me regardant. Fatl créature! Est-ce que vous riez aussi, vous, par hasard?
MADAME DE VITRÉ, contonant*
Non, mon ami... Au contraire, je trouve cela fort triste; mais si vous m’aviez écoutée...
FAVIÈRES
On n’en rira pas longtemps, en tout cas. — Albert, il faut que vous alliez immédiatement trouver de ma part cet insolent damoiseau... L’heure, les armes, tout m’est indifférent; mais...
MADAME DE VITRÉ
Est-ce que vous êtes fou? Est-ce que vous ne sentez pas tout ce qu’un scandale de ce genre a de messéant à votre âge? Vous voulez donc que tout Paris vous traite de dupe ridicule? Réfléchissez un peu, mon ami... Vous seul pouvez ébruiter l’aventure; car Albert et moi nous vous jurons un secret inviolable, (xibert fait un geste d’assentiment.) Quant à cux , Icur intérêt VOUS répond de leur discrétion. — Croyez-moi, prenez l’affaire en plaisanterie; traitez-la comme une innocente pratique d’amoureux; parlez-en . môme sur ce pied-là tout doucement à madame d’Aubières; riezen le premier, et elle ne rira plus, je vous le garantis. Voilà tout ce que vous avez à faire, voyez-vous !
ALBERT
Parbleu! c’est évident, mon ami. Croyez ma mère... c'est la mère aux bons conseils... Elle parle d’or, ma mère!
FAVIERES) après rt^Sexion, brusquement.
Vous avez raison... je vais me coucher, (u *’éioispv« i grand» i»i.]
ALBERT
Eh! attendez donc, je vous suis I
MADAME DE VITRE, lut barrant lo passag».
Heatezi vous dis«jel (Aibsri mitot d4|iit4.)