SCÈNE XII
LA ROSERAIE, ALBERT. (la Roseraie, pr&s de la porte,
suit de rœil madame de Vitrde)
ALBERT, à pari, sur Te derant de la scène*
Que veut dire cela? Est-il possible qu’elle ait découvert?... Eh ! non, ce sont des traits lancés au hasard. Quoi qu’il en soit, il faut absolument que je m’échappe. Manquer à ce rendez- vous!... Non, non, c’est impossible, (u Tout sortir»)
Holà! halte!
Voyons, La Roseraie !
Tout beau !
Mon ami l
LA ROSERAIE, se retournant.
ALBERT
LA ROSERAIE
ALBERT, arec >m?at'ano».
LA ROSERAIE
Ne bougeons pas !
ALBERT
Par la porte ou par la fenêtre, La Roseraie , il faut que je sorte !
Prends donc la fenêtre ; car, quand même je manquerais à ma consigne, voilà ta mère là-bas qui te guette au passage.
ALBERT, regardant it gauche.
C’est vrai I quel désespoir 1
LA ROSERAIE) ce laissant tomber sur le ^ivan.
Ah çà! qu’y a-t-il donc, jeune homme?... Une amourette?.., un rendez-vous, hein?
U ALBERT
Le premier! Jugez de ma situation!
LA ROSERAIE
Eh! de quoi diantre se mêle ta mère, aussi? Est-ce que cola la regarde?
ALBERT
N'est-ce pas? (u se promène itoo ag;ltatlon.)
LA ROSERAIE, conché sur son diran.
C’est une faute de conduite, ça... Ce n’est pas que je t’approuve; mais que diable ! la jeunesse est la jeunesse... Il faut faire la part du feu et détourner la tête... Voilà la vraie politique maternelle, en pareil cas.
ALBERT, aToe humeur*
N’est-ce pas?... (a part.) Ahl quel martyrel
LA ROSERAIE
Prends patience!... Dès que ta mère sera revenue, ;e lui parlerai, je lui ferai entendre raison. Tu t’esquiveras pendant ce
temps-la. (u &o met à llro.)
ALBERT, arec impatience et embarras.
Vous ne la convertirez pas, je vous assure... et puis, il sera trop tard. Avant d’aller à ce rendez-vous, il faut encore que je passe au Palais-Royal, chez madame Prévost, pour y prendre un bouquet que j’ai commandé. Ah ! quel supplice, mon Dieu l