ACTE I, SCÈNE I
non; hier, à mon retour, j’apprends qu’il n’y a rien de fait... j’apprends ''ue mon fils , qui m’avait promis de suivre l’affaire, s’est montré plus que tiède dans sa propre cause, comme s'il eût eu quelque raison tenace qui le fixât à Paris. De pl^s^ il a trouvé moyen, je ne sais comment, de déplaire à Caroline, qui n'a usé de son pouvoir sur l’esprit du ministre que pour détruire tout ce que j’avais édifié en faveur d’Albert. Fort désappointée, comme vous pensez, et très-inquiète, je cours chez La Roseraie... personne!... A son cabinet... invisible!... Je lui écris une lettre à cheval... mais à tous crins, je vous prie de le croire... pas de réponse!... Eh bien, qu’est-ce que vous dites de ça? Comprenezvous une injustice pareille? Parce que ce pauvre Albert n’a pas jugé à propos de soupirer aux pieds de madame La Roseraie...
FAVIÈRES, toujouri «ula.
Ta, ta!... Ne croyez-donc pas ça! il aurait perdu ses soupirs... Caroline ne se gouverne pas par ces procédés vulgaires.
MADAME DE VITRÉ
Ah! voilà du nouveau! vous avez bonne opinion des femmes, vous, à présent? (eu» u ns>ied.)
FAVIÈRES
Dés femmes, non... mais de ma nièce Caroline... jusqu’à un certain point, parce que... Tenez, je vais vous avouer une chose, moi... Vous savez que je demeure avec eux... L’hiver dernier, pour la désennuyer... comme cela... je m’étais mis vaguement à lui conter quelques fleurettes...
MADAME DE VITRÉ
D’arrière-saison?... Et parce qu’elle ne vous a pas écouté, vous en concluez que c’est une Lucrèce... Fameux raisonnement!
FAVIÈRES
Je ne vous ai pas dit qu’elle ne m’eût pas écouté... mais, vous savez, ce sont des simagrées sentimentales... des singeries poétiques... des niaiseries. Oh! nous étions d’autres gens, de notre temps, baronne 1... Nous allions plus rondement en affaires.
MADAME DE VITRÉ
Ehl mais, parlez donc pour vous, voulez-vc'as?
^ FAVIÈRES
Ah! au fait, c’est vrai... Vous avez toujours été une vert^i cardinale, vousl
îî A D A M E DE VITRE) avtc une intcnt.o.t mji'quôoa'
Mais, il me semble que vous le savez aussi bien qu’un au're, vous qui parlez, hein?
FAVIÈRES
Oh! je ne dis pas... je ne dis pas... (n se Uto.) Hem !. . Allons, je vais me coucher, décidément,
. sîadam'e de vitré.
Et c’est tout le conseil que vous me donnez?
Quel conseil vous donnerais-je? .le ne puis rien faire a cela, moi... ça ne me regarde pas, d’ailleurs.
MADABIE DE VITRÉ.
Qu’il est gentil 1
FAVIÈRES
Bonsoir 1
MADAME DE VITRE
Vous ne me baisez pas la main? (Favières revient d*an air bourru et Ril bxise la main; matlame de Vitré riant.) QuÜIld J6 pGIlSC (JUG JG VOUS Si
connu charmant, Faviéres !
, FAVIÈRES
Il y a temps pour tout. — Bonsoir 1 (n wri p» u Kaaohe.]