‹ Peril en la demeure comedie en deux actes, en proseChapitre 42 sur 59 · Î . PÉRIL EN LA DEMEURE · texte numérisé non relu

Î . PÉRIL EN LA DEMEURE

MXDAME de vitre, arec la prenant par les xnaiiig

et la faisant asseoir sur le canapé.

S’il vous plaît, mon enfant : vous n’allez pas me refuser, n’estce pas'i

CAROLINE

Non, certainement; mais encore...

MADAME DE VITRÉ, arec intention^ riant.

D âbord, vous no lo pouvez pds... (EUela regarde et poursuit naturelle-

méat.) Non... Vrai... il est impossible que votre bon petit cœur refuse de compatir à mes chagrins, qui, pour le moment, sont d’une gravité et d’une complication singulières, (euo est en face de

Caroline 4 s'appuie sur le dos d’une chaise , et continue ^ on derenant de plus en plus sérieusOf et adressant du refçard sa semonce k rbémicycle.) Mon lïlâlhOUrOUX fils...

toujours mon filsl... Mon malheureux fils s’est avisé récemment de tomber... ou plutôt de se croire amoureux... car vous savez qu’à son ège ils ont tous le cœur flamboyant comme une torche ; c’est de l’amour... si on veut... n’importe? Jusque là le malheur est petit, me direz-vous... j’y consens... Mais voici oùl’avenluro devient cruelle... la personne qu’il aime, soi-disant...

CAROLINE, tremblante.

Mon Dieu ! si vous vouliez me dire tout de suite ce que vous désirez de moi, je...

MADAME DE VITRÉ

Oh !• laissez-moi soulager mon cœur, je vous en prie. Donc la personne qu’il aime, soi-disant, est mariée, et le mari est de nos amis particuliers ! Que cette circonstance n’ait pas arrêté mon fils dès le début, en intéressant sa délicatesse, j’en suis déjà sensiblement affligée !... Mais enfin, il a vingt ans... c’est un brevet d’étourderie. 11 n’a pas prévu, j’aime à m’en flatter, les suites inévitables d’une double relation de ce genre. C’est à moi do les prévoir pour lui... c’est à moi do lui dire {xrts-graTe.) que le rôle d’ami du mari et d’amant de la femme n’est plaisant qu’au tbeâtre ; et que , hors de là , il n’est qu’un composé fort sérieux de rougeurs secrètes et de publiques bassesses : appeler du nom d’ami celui qu’on outrage mortellement; usilrper do plus en plus, à force de vils artifices, une confiance chaque jour moins méritée, et chaque jour plus nécessaire ; sourire sans cesse au visage qu’on

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