‹ Peril en la demeure comedie en deux actes, en proseChapitre 7 sur 59 · ACTE 1, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE III

• MADAME DE VITRÉI ' '

Ce que j’oîÿge pour le moment, c’est que vous unissiez sin- • cèremer.t vos efforts aux miens pour obtenir, s’il est temps*, encore, cette place d’attaché à Madrid que je vous destinais, que vous m’aviez promis de solliciter pendant mon absence, et que vous ‘ avez sollicitée à reculons... je le sais. / ^ j

ALBERT^ M mordâni l«s lèrret. ^

Mon Dieu! ma mère, je vous dirai, qu’en y réfléchissant, j’ai' •

' - senti de la répugnance à me lier au gouvernement de Juillet. .11 semblé que mon nom... que mes opinions politiques...

X MADAME DE VITRÉ

Qïïi®e, plaisanterie! les opinions politiques! Pourquoi es-lu ici,^ . en CO ctÿ? Pourquoi étais-tu hier aux Tuileries? Il parait que tu as des opinions politiques, quand il s’agit de travailler, et que tu^ u’en as plùSf quand il s’agit de danser !

ALBERT

Au restë^,>ma mère, je n’ai rien refusé : qu’on me nomme, j’accepterai! Vous ne voulez pas, sans doute, que j’aille me traîner 'àux pieids du ministre?

MADAME DE VITRÉ

Il n’q^amais été question d’aller te traîner aux pieds du mi- . nistro4 mais il fallait du moins ne pas t’aliéner à plaisir les protections puissantes que je t’avais assurées. Par exemple , comment Ces-tu conduit avec madame La Roseraie?

. ALBERT, fabit«inant décontenancé.

1 Avec madame La Roseraie?... Moi, ma mère? ’*

MADAME DE VITRÉ

AhI vous êtes troublé!... Vous ne me croyiez pas si bien instruite?... Oui, avec raadamé La Roseraie! Pendant que j’étais à Bordeaux, que s'est-il passé entre" vous deux, voyons?

* * ALBERT. *• .A

•* Mais... rien, ma mère! Que voulez-vous qui se soit passé?

' .. MADAME DE VITRÉ. ** ' '

Ne le niez pas... je lo ^ens de son mari ! (eus reuout* au fond' A

‘ ALBERT* tria-inquiei. **'* *

son mari i.'., Gomipent, La Roseraie vous a dit?..^

U • PÉRIL EN LA bEMÈÜRE,

MADAME DÉ VITRÂ.

Tout!

ALBEPT. •

tout!... Mais encore, ma mère?!..

MADAME DE VITRÉ. v *

Tout, vous dis-je! Je sais que Caroline" seule s’est opposée é votre nomination. ^ . •

ALBERT, Tlreuwnt.

Ah 1 c’est elle qui?...

MADAME DE VITRÉ

Et pourquoi cela?

ALBERT, incertain*

Ma mère...

MADAME LE VITRE

Parce que, tout occupé de vos sottises apparemment, vous l’avez outrageusement négligée ! '

ALBERT, respirant, comme sonlaçtf d’une oppression.

Ouf!... Mais je vous jure, ma mère...

MAT)AHE DE VITRÉ, redescendant en &c6ne.

Bah! vous ne lui aurez pas fait visite... vous ne l’aurez pas fait danser... Il y a quelque, chose comme, cela; ne me dites pas non... F.t c’est de votre part unè faute impardonnable... et, en vérité, impardonnable à tous les litres! Car enfin, vous qui êtes si galant, c’était donc une corvée bien effrayante, voyons, que ' de faire deux doigts de cour à cette jolie petite femme?

ALBERT, qui a repris sa gait^.

Quoi! ma mère, ai-je bien entendu? Vous auriez voulu.., vous m’auriez conseillé... la femme d’un ami... car La Roseraie est

notre vieil ami... Ahl ma mère, véritablement... *' •

MADAME DE VITRÉ

Ne me faites pas dire de sottises, je vous prie... vous m’en- 'j idez bien! Or, si Caroline ne vient pas ce soir au bal, vous ih'accompagnercz dès demain matin chez elle.

ALBERT

Vous Texiïjei? soit! ^ '■

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