‹ Péritonite Cancéreuse PrimitiveChapitre 9 sur 28 · PÉRIODE LATENTE. — CANCER DU PÉRITOINE · texte numérisé non relu

PÉRIODE LATENTE. — CANCER DU PÉRITOINE

Les lignes les plus variées peuvent marquer le début de la maladie. Le plus souvent c’est la douleur abdominale qui ouvre la scène et met le malade en défiance.

Cette douleur est, on le comprend, extrêmement variable. Quoique continue, souvent elle éclate en crises douloureuses courtes, espacées, avec absence de tout symptôme douloureux dans l’intervalle des accès — ou bien le malade ressent des élancements douloureux qui traversent l’abdomen. D’autres fois, ce sont des sensations de pesanteur, de gêne, de lourdeur que le malade accuse. Cette douleur se localise tréquemment autour de l’ombilic ou aux hypochondres. Elle a été localisée quelquefois dans les fosses iliaques souvent alors à la fois des deux côtés.

Elle est spontanée mais la palpation profonde la réveille

En dehors de l’abdomen elle irradie vers l’épaule, les côtes ou vers le scrotum.

Avec ces douleurs survient aussi le météorisme pur, qui peut dans quelques cas constituer le phénomène initial.

L’ascite, rare à cette période et qu’on ne peut dépister quelquefois qu'en provoquant le ballotement utérin par le toucher vaginal, peut être initiale.

En dehors de l’œdème des jambes, qui a été signalé dans un cas Comme phénomène de début, il ne nous reste plus à signaler que les troubles digestifs.

Sean

- Mais c’est là le symptôme le plus piquant. Alternatives de constipation et de diarrhée, constipation rebelle simulant même locclusion intestinale, ou diarrhée continue ; tout est signalé dans les observations, bien que ce soit surtout la constipation rebelle qui soit notée le plus fréquemment et il y à là une différence légère avec ce qui se passe au début de la péritonite tuberculeuse. Dans l’observation la plus récente que nous ayons (mai 97) la malade était venue consulter à l’hôpital pour de la diarrhée. |

Dès ce moment s’installe une gène respiratoire qui va

devenir une véritable dyspnée. Les localisations pulmonaires ne l’expliquent pas et il faut sans doute lui attribuer une origine toxique. :

Dans des cas un peu spéciaux, le début s’est fait par des troubles de la défécation rendue douloureuse (voir l’observ. . dAslanian à la fin de Anatomie pathologique) où même par des accidents d’occlusion intestinale.

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Mais cette période longtemps latente va faire céder la place à la période d'État. Nous y retrouverons les mêmes symptômes qu’au début, mais plus nets, plus accentués. De plus l’état général va se perdre, l’amaigrissement, la fièvre compliquent la situation.

Les phénomènes douloureux sont plus marqués. Ils sont presques constants, mais gardent le caractère variable de leur intensité. Tantôt simple sensation douloureuse, passa-

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