‹ Péritonite Cancéreuse PrimitiveChapitre 10 sur 28 · AR VAE · texte numérisé non relu

AR VAE

gère, semblable aux douleurs de la colique, tantôt c’est

une douleur localisée la plus périombilicale dont les accès

torturent le malade. Les irradiations vers le bas-ventre, les côtes, la poitrine peuvent lui enlever tout repos. Cette douleur une fois installée ne va plus rétrocéder, elle sera crois-

sante, s’accentuera, et, enlevant au malade le goûtde manger,

elle contribuera à l’établissement de la cachexie cancéreuse.

Les troubles digestifs, eux aussi, prennent unc importance considérable. L’appétit toujours diminué peut disparaître entièrement. Si le malade arrive à surmonter ce dégoût général des aliments où on retrouve quelquefois un dégoût plus marqué pour la viande et les azotés en général, sa digestion est lente et pénible. La pesanteur de l’estomac s'ajoute au pyrosis, aux nausées continuelles. Un symptôme qui souvent est absent est intéressant à étudier : ce sont les vomissements. D’une façon progressive le malade vomit soit à jeun, soit après les repas des matières glaireuses ou alimentaires. Les vomissements surviennent d’abord par crise, laissant dans leur intervalle le malade entièrement tranquille ; mais les crises peuvent se renouveler, se rAPprocher ; le malade ne peut plus supporter les aliments, il y a l'intolérance gastrique du vomissement vraiment incoercible.

D'autre fois c’est l'intestin qui domine la scène. Le ventre se ballonne d’une façon spéciale, il devient hypersonore à la percussion — La constipation s’installe ; le malade vomit, bref, le syndrome de locclusion instestinale s’installe peu à peu et vient faire oublier le diagnostic essentiel. Cés symp-

tômes retenti ssent sur les autres organes et sur l’état général, Du côté des reins, on trouve les urines troubles, riches en sédiments uratiques, rares, pauvres en u réecomme toutes les urines de néoplasiques et cela comme l'ont montré de nouveau MM. Duplay et Savoire, par suite de l’absence de nutritions plus que par une influence directe de la maladie. . Du côté de l'appareil pulmonaire, la gêne respiratoire se transforme en une dyspnée considérable, torturant le malade et que l'examen attentif el complet de la poitrine ne vient pas justifier.

En même temps: le malade perd ses forces ; il devient faible, impotent. L’effort musculaire lui répugne. La teinte Jaune paille si caractéristique n’apparaît pourtant que rarement.

Deux symptômes que nous croyons être de la plus grande importance doivent aussi être notés. Le malade passe de la période d’apyrexie à la période fibrile. Légère, continue, avec des maximums VeSpéraux ne dépassant pas en général 3802 ou 38°4, la fièvre inquiète peu le malade. Elle indique pourtant qu’il ne s’agit plus de cancer du péritoine, mais de péritonite cancéreuse. De même, l'élévation locale de la température, appréciable souvent au doigt, toujours au thermomètre. Ce symptôme nous conduit à étudier maintenant les signes locaux de la péritonite cancéreuse. '

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