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caractéristique ne peut permettre que de soupçonner le mal. Ce que l'on rencontre le plus constamment, c'est l'amaigrissement, la diarrhée. Ces deux symptômes devraient éveiller FPattention du praticien. Une diarrhée prolongée, un amaigrissement de plus en plus accentué, survenant sans cause conuue, ne dépendant d'aucun vice d'alimentation, seront à bon droit, considérés comme les indices d'une affection maligne. Mais peut-on se baser sur ces deux signes pour formuler un diagnostic de péritonite tuberculeuse ? N’existent-1ls pas tous deux dans un grand nombre de maladies ? Nous les trouvons dans lentérite ebronique, dans la tuberculose proprement dite, dans la cachexie palustre. Ils caractérisent la période ultime de toute affection cancéreuse. Le seul moyen de donner à chacun deces signes sa valeur respective, c'est l'examen microscopique, soit du sang, soit des crachats. soit des déjections du malade. L'existence dans les globules sanguins de l’hématozoaire de Laveran, l'absence de tout signe pulmonaire, feront songer au paludisme à l’exelusion de la tuberculose. La présence du bacille de Koch dans les crachats d'un individu qui offre d’autres signes de tuberculose. soit cutanée, soit organique, feront songer à une manifestation de cette tuberculose sur la séreuse péritonéale.
Il ne faut pas davantage considérer l’ascite comme un signe capab'e de faciliter le diagnostic. Les affections abdominales s'acconipagnent très souvent d’épanchement péritonéal et avec M. Sebileau, on peut dire « que toute tumeur du petit bassin peut provoquer de l'ascite » (thèse Paris,