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Il nous à paru faire œuvre utile en posant les indica=
tions et contrindications de la laparotomie dans la tubercu-
lose péritonéale, et surtout en montrant les résultats éloisnés de cette opération. Ces résultats sont des plus favorables et ils font de lalaparotomiesinon l'unique,du moins le meilleur procédé de traitement de l'affection que nous étudions.
Tout d'abord, si l’on consulté les auteurs on voit que là laparotomie a été souvent faite à la suite d’uue erreur de diagnostic. Ces erreurs sont nombreuses et ont été commises par les plus habiles. Puis devant les résultats obtenus, la läparotomie est devenue. à la suite du mémoire de Kœnig en 1884, une opération curative.
Les auteurs sont à peu près d'accord sur les considérations qui doivent guider l'intervention du chirurgien.
O. Callaghan exprime son opinion comme il suit: « D'après mon expérience personnelle et celle de juges plus compétents, je pense que quand une péritonite tuberculeuse, Ou chronique suppurée est évidente et que l’on a essayé tous les traitement médicaux, c’est notre devoir d'honnêtes chirurgiens d'ouvrir et de drainer l'abdomen. » (Transac. of Roy. Ac. of med. of Ireland 1889. p. 161). Comme on le voit, le chirurgien anglais ne fait aucune différence entre les formes de la péritonite tuberculeuse. C’est une grosse erreur, car toutes ne sont pas justiciables de même traitement.
Kœnig dans son mémoire de 1884 conseille l’abstention toutes les lois qu’il y a ascite. |
__ Schwarz, de Vienne, dit que lorsqu'on a diagnostiqué
avec certitude une tuberculose du péritoine on doittoujours
De
préférer une incision palliative à la simple ponction. Il faut évacuer le péritoine avec le plus grand soin et fermer complètement la plaie. La jeunesse n’est pas une contrindication. Elle facilite le rétablissement du sujet. Dans les cas douteux on fera une incision exploratrice.
Kuemniel, de Hambourg, conseille l'opération, même si le poumon est pris.
Pribram, de Prague, refuse d'opérer s’il y a des signes de granulie. |
Maurange préconise | intervention rapide quand Pasceite augmente, qu'il ya des vomissements et de la fièvre vespérale.
Pour Heydenreich la laparatomie est indiquée quand la péritonite tuberculeuse est nettement circonserite ct a donné lieu à une poche purulente. On doit la rejeter dans la forme miliaire et dans la forme ascitique généralisée. La cachexie est une indication.
Bassini en fait une opération palliative et Poncet la conseille pour faciliter un diagnostic.
Cecherelli, prétend que les adhérences dans la forme sèche sont une contre indication, mais que l'intervention est utile et nécessaire s’il y a collection enkystée.
Pic se résume en disant : si le tuberculeux est un péritonéal, opérer ; s'il est un pulmonaire, s'abstenir.
Spaeth dit que quand l'intestin est pris, l'opération est seulement palliative.
Czeruy, d'Heidelberg, émet l'opinion suivante : bien que la pratique ait démontré que cette affection soit justiciable d'une laparatomie, on devra se souvenir que l’inflam-
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mation d'une membrane séreuse indique habituellement que la tuberculose est arrivée à une périoie avancée, et s'est généralisée. Il avoue que le traitement chirurgical peut dans certaines circonstances amener une amélioration, aider ainsi à l'élimination du virus, et dans les cas de localisation restreinte amener une guérison définitive, Les résultats ne sont plus les mêmes quand les foyers d'infection sont plus nombreux. Il pense que l’on doit distinguer dans ce cas, la forme ascitique et la forme sèche. D’après lui, l'intervention dans la forme sèche donne peu d'espoir. Dans la forme ascitique il conseille simplement l’incision et l'évacuation du liquide (London med. Rec. 20 mars 1890).
Voilà bien des opinions contradictoires. Nous pensons qu'il ne faut pas être ni trop iuterventionniste, n1 trop abstentionniste. La voie à suivre nous est indiquée par la forme de la maladie et par l'examen des résultats opératoires dans chacune de ces formes. Si nous consultons le travail d'Aldibert, nous y trouvons les statistiques suivantes :
Forme miliaire aigue : ? interventions. ? morts.
Forme chronique ascitique : chez l'enfant, 40 cas, 35 guérisons, moyeune : 87,5 0/9. — Chez l'adulte, 131 cas, 32 morts, 99 guérisons. moyenne : 75 0/0.
Forme ulcéreuse : 22 cas, 9 morts, 13 guérisons dont 3 seulement se sont maintenues, moyenne : 55 0/0.
Forme fibro-adhésive : enfant,6 cas,5 guérisons.1 mort, moyenne : 83 0/p.— Adulte, 24 cas, 17 guérisons, 7 morts, moyenne : 71 0/0.
D'après ce tableau, nous voyons que les meilleurs ré-
sultats sont obtenus dans la forme ascitique et dans la forme fibro-adhésive. Nous basant sur les moyennes ci-dessus, nous dirons done :
1° L'intervention est la rêgle dans la forme ascitique généralisée. sauf si l'abattement du malade est extrême et rend l’anesthésie dangereuse.
20 Dans la forme fibreuse sèche, elle donne d'excellents résultats.
3° Dans la forme ulcéreuse elle est contre indiquée formellement.
4° S'il y a ascite enkystée, intervenir.
5° S'il existe des phénomènes d'obstruction intestinale intervenir egalement
6° La présence d’adhérences trop nombreuses rend l'opération discutable.
Il nous faut maintenant rapporter les résultats consécutifs à la laparatomie. Spaeth se montre très sceptique à leur égard et dit qu'ils ne doivent être acceptés qu'avec la plus grande réserve parce que le bacille de Koch n'a pas été recherché dans tous les cas. Nous répondrons que bien souvent des inoculations soit du liquide, soit des parties enlevées ont été faites à des cobayes et que ces inoculations ont éte positives. De plus la constatation à l'ouverture de l’abdomen de granulations n’est-elle pas une preuve de la nature tuberculeuse de l'affection ? Nous ne pensons pas qu'il y ait d'autres lésions, qui ressemblent à celles-là. Aussi suffisent-elles amplement, à l'exclusion même de la preuve
ur ci ati
microscopique, ou de l'inoculation, pour confirmer le diagnostic.