OBSERVATION XII
Archives of. Pédiatrics 1892, T. 9 p. 320 (Trad. personnelle).
Fille de 3 ans 1[2. Deux oncles paternels tuberculeux, née à terme, nourrie par sa mère. A deux ans, coqueluche pendant 5 mois. Peu après, diarrhée, augmentation de volume du ventre. Cœur etpoumons normaux, foie et rate hypertrophiés. Urine normale. Diagnostic péritonite tuberculeuse. Mise en observation pendant un mois. Aggravation. Laparatomie. On retire 2 litres d’un liquide gris jaunâtre. Péritoine farci de tubercules. Pas de
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lavage. Suture. Drainage. Pansement iodoformé. Au bout de 3 semaines, fièvre, diarrhée, le liquide se reproduit. On ouvre de nouveau ; le péritoine est œdematié. Tubercules du ligament large. Poudre d’iodoforme. Drainage. Suture. Succès complet, la malade rentre chez elle guérie en 6 semaines.
OBSERVATION XIII Union Médicale, 28 juillet 1891 et 28 avril 1892.
Péritonite. Tuberculeuse. — Quatre laparaltomies. — Guérison
Marie G..., 22 ans, entrée à l'hôpital Tenon dans le service de M. le Professeur Richelot, comme ayant un kyste de l'ovaire. Ventre augmenté de volume et douloureux depuis cinq ou six mois. Matité hypogastrique dûe à une ascite assez abondante. Rien à l’auscultation. Mais il existe des troubles fonctionnels, dyspepsie, anorexie, constipation opiniâtre, gastralgie, insomnie et agitation nocturne.
Le 8 juin, première laparatomie. On retire deux litres de liquide jaunâtre. Péritoine viscéral et pariétal, intestin, vessie, utérus, tout est envahi par des granulations tuberculeuses confluentes. Lavage discret à l’eau bouillie. Cinq mois plus tard. le 17 octobre 1890, seconde laparatomie faite par M. Labbé, mais on ignore sur qu'elle indication l'opération fut entreprise. M. Labbé referme le ventre sans rien faire à la malade.
Le premier juillet 1891 elle est revue par M. Richelot et elle a bonne mine, travaille et ne souffre pas. En octobre 1891 M.
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Richelot constate que le ventre déjà flasque, l’année précédente est le siège d’une énorme éventration. La malade demande une nouvelle intervention qui est faite le 15 octobre 1891. Le péritoine est lisse de coloration normale ; l’épiploon est libre et n'adhère nulle part. Pas une goutte de liquide ne séparait les surfaces. Il y a donc un retour presque parfait à l’état normal ; çà et là une eranulation isolée sur une anse intestinale, et sur la face postérieure de l'utérus. La guérison n’est donc pas absolue, mais il s’en faut de peu,la malade quitte l'hôpital. Les suites de l'opération sont absolument nulles.
Er décembre 1893, elle revient avec une nouvelle éventration étendue de l’ombilic presque jusqu’au pubis. Cette éventration à le volume des deux poings. La malade souffre et commence à ne plus pouvoir travailler. Elle réclame une quatrième opération qui a lieu lé 46 décembre 1893. Incision tout le long de l'éventration. On resèque une grande partie de la peau et du péritoine épaissi par ses adhérences avec les couches voisines. On trouve la séreuse absolument saine, il n’y a plus aucune granulation, ni sur l'intestin, ni sur la face postérieure de l'utérus et des annexes. Mais celles-ci sont grosses et contiennent des foyers tuberculeux ; M. Richelot n'avait rien remarqué de semblable lors de la dernière intervention. Ces foyers sont en voie d’accroissement et deviennent gravés par eux-mêmes. (Péritoine à part). Ils ont peut-être été le point de départ dela localisation péritonéale. Les deux trompes, les deux ovaires sont malades. On les enlève. A la conpe on trouve, sur les deux trompes de petits foyers caséeux et ramollis dans les parois, puis de la matière caséeuse puriforme dans la lumière des deux tubes de Fallope.
La malade se rétablit parfaitement et est aujourd'hui en
parfaite santé.
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OBSERVATION XIV Laparotomie, par M. Richelot. Guérison. Union méd. 28 juillet 1891.
Péritonite tuberculeuse ayant simulé un lysle de l'ovaire
Femme de 30 ans, envoyée à M. Richelot, de Seine-et-Marne, en février 1890. Mariée depuis 11 ans. Pas de grossesse. Augmentation de volume du ventre. Le médecin qui la soigne diagnostique un kyste de l'ovaire et fait une ponction. La malade, souffrant toujours de coliques vient à Paris. Elle est maigre, sèche. Son ventre est absolument plat, douloureux au toucher et à la palpation. Un peu d’empâtement sur les côtés de l'utérus. On ne peut faire de diagnostic précis.
L'intervention est retardée par une bronchite légère avec un point de pleurite sèche avec toux.
Le 5 mars 1890. Laparotomie. On trouve un péritoine farci de granulations tuberculeuses confluentes. Il y en a partout, sur l'intestin, l’utérus, la vessie. Un liquide louche, laiteux, puriforme. Aucune trace de tumeur. Lavage prolongée à l’eau bouillie. On ferme le ventre. Après l’opération, pas d’élévation de température. La toux diminue. Les signes sthéthoscopiques se modifient rapidement. A la fin de mars, la malade retourne en Seine-et-Marne.
16 mois après, la guérison s'était toujours maintenue et la malade travaillait aux champs, heureuse des résultats obtenus. Aujourd’hui, après}5 ans, sa santé est parfaite.