‹ Péritonite tuberculeuseChapitre 29 sur 44 · OBSERVATION XV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XV

Périlonile tuberculeuse. Laparolomie. Amélioration

Jeune fille, 17 ans, pâle et maigre, sans aucun signe à l’auscultation. Ascite considérable. Laparotomie le 26 mai 1891. Granulations confluentes sur la paroi, l'utérus, l'intestin. Epiploon épaissi, infiltré de tubercules. L'évacuation faite, M. Richelot éponge avec soin toutes les surfaces, lave à l’eau salée et éponge de nouveau. Le 22 juin, la malade sort et ne souffre plus : le ventre est plat et souple. Le visage garde sa pàleur. Mais l'appétit est bon et la mine meilleure. Quoique la jeune fille ait été perdue de vue, on peut supposer que l'amélioration qui s'est manifestée à sa sortie de l'hôpital s’est maintenue (Union méd. 28 juillet 1891).

OBSERVATION XVI Inédite, due à l’obligeance de M. le Pr Richelot

Ascile chez une tluberculeuse. Laparotomie à la cocaîne. Guérison.

Mademoiselle R..., 22 ans, tuberculeuse, demi maigreur squelettique depuis son enfance. Tousse et crache. A l’auscultation on découvre des lésions avancées, des cavernes à gauche. Depuis plusieurs mois, elle a une ascite énorme. Le ventre est

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eros, distendu, plus que dans une péritonite tuberculeuse ordinaire. Il est cependant irapossible de faire un autre diagnostic que celui de préritonite tuberculeuse. Les lésions pulmonaires, l'aspect chétif, La distension du ventre, le mauvais appétit, la diarrbée qui survient quelquefois, constituent un ensemble de symptômes bien alarmants. A cause de l’état des poumons et de la toux, M. Richelot refuse absolument d'employer le chloroforme. ce que serait une imprudence. Il a recours à la cocaïne.

Le 15 octobre 1893. Laparotoinie. On injecte une seringue de Pravaz d'une solution de cocaïne à 2 0/ç. Incision courte que la malade ne sent pas. On évacue le liquide et pendant cette opération la malade ne souffre pas et rit tout le temps. L'éponge éveille quelques douleurs, le lavage ne fait aucun mal. A la fin, le frottement des éponges devient un peu pénible, mais suppor- ‘ table. Les points de suture sont tous sentis. La malade les supporte bien mais il lui faut un peu de courage. Le liquide retiré est clair comme celui d’une ascite hépatique, pas traces de pranulations tuberculeuses sur tout ce que M. Richelot a pu voir de péritoine. La petitesse de l’incision. il est vrai, n’a pas permis de tout explorer. M. Richelot suppose qu il y a compression veineuse par quelque masse ganglionnaire. É

La malade quoique n'ayant pas respiré de chloroforme est prise d’une recrudescence de toux et de bronchite et atteint 40°5 le soir, sans douleur ni ballonnement du ventre. Pouls fréquent, mais bon. Les jours suivants la bronchite continue. Il y a du gargouillement. Température 38 à 39. Facies bon. Pouls simplement fréquent. Il redevient normal au bout de 4 ou 5 jours. La malade se remet à manger. Le ventre est souple, indolent non ballonné, et fonctionne bien.

Juillet 94. -- La malade a toussé encore depuis l'opération,

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