‹ Péritonite tuberculeuseChapitre 32 sur 44 · LL M · texte numérisé non relu

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sation de flot. La poche parait mobile avec les déplacements de l'utérus. Cette femme est vigoureuse et n’a rien qui puisse la faire croire tuberculeuse. On diagnostique au grand kyste parenchymateux de l'ovaire.

Laparotomie, par M. Richelot, le 23 avril 1892. Péritoine épaissi. Epiploon adhérent. M. Richelot cherche quelque temps avant de savoir s'il est bien dans le péritoine. On aperçoit quelques petites granulations certainement tuberculeuses, puis à travers le magma épliploique et sans ouvrir largement la séreuse on arrive sur une paroi d'aspect fibreux et nettement fluctuante. Est-ce un kyste au milieu d’une péritonite tuberculeuse ? Assurément ce n’est pas une paroi intestinale. M. Richelot ouvre prudemment au bistouri. Il s'écoule un flot de liquide séreux, on arrive alors dans une cavité médiane contenant de la sérosité floconneuse et entourée d’une membrane qui n’est pas un kyste, car elle se déchire comme une fausse membrane. C'est en réalité une fausse membrane. Derrière cette ascite circonscrite est le gâteau intestinal rénitent.

On lave la poche, Tamponnement lâche à la gaze iodoformée. Suites de l'opération, simples, mais le 26 et le 27 la température monte un peu et atteint 39 le 27 avril. Le 28 on ôte le tamponnement et en enlevant la gaze un flot de sérosité s’é-

-Chappe ; on remplace la gaze par un gros drain. Le 29, la tempé-

rature est à 37°.

” La malade quitte l'hôpital, avec un petit trou occupant la place du drain et d'où s'échappe un peu de liquide. Revue en novembre 1892. La malade porte toujours une

petite fistulette. Elle est grosse et fraiche et ne tousse pas.

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