‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 131 sur 323 · AUTEURS GRECS CITÉS DANS LA PERP. U · texte numérisé non relu

AUTEURS GRECS CITÉS DANS LA PERP. U

t-d, prouve d'une manière très-authentique les grandes extorsions de Parthénius, qui força, comme un cruel tyran, quelques officiers de son église, cl les huit métropolitains nommés dans l'arlirle précédent à consentir que la Confession erronée de Syrigne fût mise au jour sous le nom de l'église grecque orientale, pour faire plaisir aux créatures du papisme, qui l'avaient secondé dans tous les attentats qu'il fil pour s'élever sur le siège patriarcal, afin d'assouvir son avarice et son ambition.

On a fait voir dans la Défense de la Perpétuité , par des preuves de fait, que tout ce qu'a dit cet écrivain n'était qu'un tissu de faussetés si grossières, qu'on avait peine à comprendre qu'un homme qui ignorait généralement tout ce qui pouvait avoir rapport à sa matière eût cru pouvoir imposer au public , pariant aussi hardiment qu'il a fait de ce qui lui élait absolument inconnu. Ce que nous avons dit de Syrigus sur la témoignage de Nectarius et des autres Grecs qui onl été les |)lus éloignés de l'union avec l'Église roniaino fait voir la fausseté de tout ce qu'en a dit M. Claude et son téméraire disciple.

11 faut n'avoir pas ouvert la Confession orthodoxe, pour dire qu'elle fut forgée par un auteur moderne et sans réputation , \wh[\nQ Syrigus, qui en avait une aussi grande qu'aucun théologien l'ait eue parmi les Grecs depuis liès-longicmps, n'était pas le seul qui y avait travaillé, mais que Pierre Mohila, métropolitain de Kiovie, et ses suffragants y avaient eu la principale part pour la composition, comme Syrigus pour la révision. Il n'est pas moins faux que cette exposition de la foi fût l'ouvrage d'un particulier , puisqu'il fut dressé par les églises de Russie , de Moscovie, de Moldavie cl de Yalachic, représentées par leurs évéques.

11 est encore faux que Syrigus ait été accusé comme novateur sur la matière de la transsubstantiation; puisqu'il ^a^ail enseignée dans sa réfutation de Cylillc, plus au long et plus théologiquement qu'elle n'est expliquée dans la Confession orthodoxe. Cependanl son ouvrage fut approuvé dans la toute Grèce, et l'impression qui en a été faite en Moldavie justifie assez cette approbation. Dans la lettre de M. de Nointel, qui esl le seul litre du sieur A., il esl bien dit que Corydale lit des objections contre l'usage du mot de transsubstantiation, mais non pas qu'il eût accusé Syrigus : c'est une imagination d'un homme qui croit qu'il n'y a qu'à afiirmer tout pour le faire croire. Cette accusation aurait été fort inutile, puisque Corydale fut condamné, qu'il a été regardé comme hérétique, et que Syrigus a été respecté tant qu'il a vécu, comme un des plus grands théologiens de son église, cl que sa mémoire y est en grande vénération.

Mais quel nom peut-on donner à ce qui suit, qu'il ne s'est jamais trouvé personne qui ait voulu approuver celte Confession , si ce n'est les huit métropolitains, etc. Il n'y a qu'à lire les signatures : on y trouve d'idjord celles des quatre patriarches et celles de tous les métropolitains qui se trouvaient à Constantinople en 16'i3, de même que celles des ofûcicrs de la granda

PEKPÉTDITÉ DE LA FOI TOUCHANT L'EUCHARISTIE Ui

église. Esl-ce à ceux nui veulent faire valoir la Confession de Cyrille comme une pièce aulhenlinue de donner pour preuve du peu d'égard fiu'on doit avoir pour la Coii[ession orthodoxe, qu'elle n'a éié signée que par huit métropolitains et |,ar des officiers, puis- (pie ce nombre est plus que suiïisant pour prouver qu'elle est véritable ; au lieu que Cyrille n'en trouva pas un seul qui voulût signer la sienne? Il ne la proposa pas à son synode, comme l'autre fut proposée : et s'il avait osé le faire , les calvinistes s'imagincnt-iis (pi'il n'y aurait eu d'opposiiion que par un seul particulier; puisque, de son vivant, Corcssius et Grégoire protosyncelle avaient publiquement soutenu la Uwissubsiunlialioii, qu'il rejetait? Il semble aussi que ce téméraire critique veuille que les approbations de Denis, patriarche de Conslantinople, de Ncclarius de Jérusalem et de tant d'autres, surtout celles de loulc la Moscovie, la Moldavie et laValachie, ne doivent être comptées pour rien. Si quelqu'un doutait de celle approbaiio.i générale, il n'a qu'à consulter la préface de rédilion de Leipsick, et il trouvera que le traducteur suédois eu a jugé tout autrement, comme feront toujours ceux qui auront une réjjutation à ménager; puisque s'il n'est jamais permis de déguiser la vérilé, il n'est pas besoin de morale, et il ne faut (ju'une étincelle de bon sens pi)ur ne pas avancer des faussetés, quand il n'y a qu'à ouvrir un livre imprimé pour les reconnaître, et jiour être en niéme temps convaincu de l'ignorance et de la mauvaise foi de celui qui les écrit.

Il n'en est pas lout-à-fait de même pour ce qui regarde des fails assez obscurs, comme sont ceux que l'auteur débile touchant Partbénius. On a déjà dit sur quoi était fondée celte rare découverte, qui même ne prouverait rien quand elle serait vraie. Car que Partbénius ait été un Iionmic cliargé de crimes, cela n'empêche pas qu'il n'ait été patriarche de Conslantinople, et qu'il n'ait eu toute l'autorité nécessaire pour présider à un synode que toute l'église grecque a approuvé ; de sorte que quand il y aurait eu quelque défaut dans le chef, le corps de cette église y aurait remédié par l'acceptation des décrets qui y furent faits. L'autorité de M. Claude qui le Iralle de prélendu synode, n'empêche pas que tous les savants ne recon-

naissent qu'il est véritable ; el c'est ce qu'a reconnu M. Allix, après plusieurs fameux théologiens de la confession d'Augsbourg. Mais ce (|u'il y a de singulier, est que celle nouvele démonslrulion, car c'est ai que le sieur A. appelle ses raisonnements les plus faux et les idiis absurdes, n'est fondée que sur l'équivoque du nom de Parlhénius, et que de quatre patriarches qui ont porté ce même nom, ce grand critique n'en fait qu'un seul homme, ainsi qu'il a été renianpié ci-dessus. On sait d'ailleurs que Partliéniusle-Vicux n'étail point accusé des mêmes concussions que Parlhénius de Burse, qui était celui qui fut déposé durant l'ambassade de M. de Nointel. Quand cela eût été, esl-cc là une preuve qu'il a forcé les métropolitains à signer ce qu'ils ne croyaient point, lorsqu'ils ont approuvé la Confession orthodoxe? Ces deux cbiises n'ont certainement aucun rapport. De plus, avait-il pu forcer les autres patriarches, les Moscovites, les Moldaves et les Valaches, à donner leur appiobation ? Ce raisonnement est donc aussi faux que le fait sur lequel il a prétendu l'établir.

Le lieu comnmn de Grecs latinisés est ici égale ment inutile, puisque ce n'est pas à un homme qui de quatre Parlhénius n'en fait qu'un à vouloir nous apprendre (jui étaient les Grecs véritables : et on conviendra que ce sont ceux du pays qui en doivent êlre crus, et non pas lui ni M. Claude. Si ceux qui approuvèrent la Confession orthodîixe en 1G43 n'étaient pas de Yérita!)les Grecs, aussi peu latinisés que Marc d'Éphèse, il n'y a plus d'église grecque : car tous ceux qui ont succédé à ces premiers ont approuvé celle même confession, et la lisent tous les jours : ceux qui l'ont combattue ont été condamnés dans ces derniers lemps, comme ils le furent en celui-là. Il faut donc que ceux qui ont pu se laisser surprendre par de pareilles chimères donnent au public une liste exacte des patriarches des quatre principaux sièges qui ont été dans d'autres sentiments; et personne n'en a jamais ouï parler, Cyrille étant le seul jusqu'à nos jours qui ait innové sur celte matière : car on n'en connaît pas d'autres en tout l'Orient qui aient été de véritables pasteurs de cette église; et il n'y a que ceux qui connaissent à peine leurs noms qui veulent les faires passer pour latinisés.

LirilE SIXIEME.

EXAMEN DE PLUSIEURS FAITS QUI REGARDENT L'ÉGLISE GRECQUE, ET DONT IL A ÉTÉ PARLÉ DANS LA PERPÉTUITÉ.

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