‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistieChapitre 1 sur 335 · BRIGHAM YOUNG UNIVERSITY · texte numérisé non relu

BRIGHAM YOUNG UNIVERSITY

FMQYO, UTAH

Au moment où nous mettions sous presse le premier volume de cet ouvrage incomparable, nous ayons aperçu, au verso du grand titre, un petit Avis conçu en ces termes : Pour bien sentir la force de cet ouvrage, il est indispensable de lire le livre qu'on y cite souvent, sous le nom de Traité de la Perpétuité. C'est un petit volume m-12, dont les éditions ont été fort multipliées, et qui se trouve dans la Collection des OEuvres d'Antoine Arnauld, docteur de Sorbonne, tom. 12. // est bon aussi de parcourir la Réponse générale à M. Claude, qui est dans le même tome. Et si l'on est curieux de connaître l'histoire de cette grande controverse entre MM. de Port -Royal et les calvinistes , on peut s'en instruire très-amplement dans la Préface historique et critique du même tome 12 des OEuvres du grand Arnauld. Nous avouons qu'à la lecture de ces lignes nous avons éprouvé tout à la fois un double sentiment de plaisir et de peine. D'un côté, la haute importance de matières dont nous ne soupçonnions pas l'existence, et le désir de publier un ouvrage bien complet; de l'autre, la crainte d'allonger une publication déjà longue, et de rendre nos charges d'impression tout-à-fait disprotionnées avec le prix de vente, nous tenaient en suspens sur le parti que nous devions prendre. Cependant, après avoir tout balancé, le désir de surprendre agréablement nos honorables souscripteurs, et la satisfaction de donner une édition infiniment supérieure à toutes autres, l'ont emporté sur nos intérêts matériels, et nous ont décidés à un grand sacrifice. Ainsi donc, nos promesses en fait d'étendue de nos volumes seront de beaucoup dépassées; et nos prix, déjà volontairement baissés par nous des trois septièmes sur ceux primitivement annoncés, resteront en cet état de réduction auquel personne n'avait droit de s'attendre, même sans le surcroît de matières qui fait l'objet de cet avis. C'est aux ateliers catholiques créés par nous que nous devons de pouvoir ainsi donner presque le double des matières promises , et diminuer de moitié la somme d'argent demandée par nos prospectus. Ces ateliers sont un levier puissant qui nous permettra de soulever les plus grandes masses (1).

Pour passer à un point plus important, nous dirons : bien que la Perpétuité de la foi soit un des ouvrages les plus savants, les plus solides et les plus orthodoxes dont s'enorgueillisse le Catholicisme, et bien que ses auteurs brillent au premier rang parmi les controyersistes ies plus serrés et les plus érudits, nous n'avons pas voulu faire nous-mêmes leur biographie, de peur que la vue de leur effrayante érudition, nous faisant oublier leurs travers, ne nous entraînât trop loin dans la louange. Nous avons donc emprunté leur histoire à une Biographie connue; la raison qui nous a mus à agir ainsi, est que deux de ces écrivains si célèbres, par un aveuglement inexplicable, n'ont pas su se garantir de consacrer la moitié de leurs forces à une secte qui, tout hérétique qu'elle est, a eu seule la constante prétention de se dire catholique-romaine.

C'est cette affiliation qui explique , sans les justifier, certaines réflexions que le lecteur sera peut-être étonné de trouver dans le préambule de cet ouvrage monumental. En parlant ainsi , nous avons surtout en vue quelques phrases contre une société de qui , pour tout éloge, nous nous contenterons de dire qu'elle a fait autant de bien à l'Église que le jansénisme lui a fait de mal. Mais, fidèles à notre méthode si généralement goûtée de reproduire les auteurs dans leur intégralité , même avec leurs taches , nous n'avons voulu rien retrancher, jugeant cet avis suffisant po-jr que le lecteur se tienne sur ses gardes. Du reste, la Perpétuité étant peut-être l'ouvrage de controverse que les protestants de toutes sortes aimeraient le mieux voir anéanti , nous regardons comme un devoir de le reproduire en un temps où le protestantisme semble remuer ciel et terre pour arrêter sa décadence et sa chute.

(1) La Perpétuité avait été d'abord annoncée en 7 volumes du prix de 6 francs chacun; puis la création de nos ateliers catholiques nous ayant permis de multiplier ies lettres de chaque ligne, les lignes de chaque page , et les pages de chaque tome, nous avons tout fait entrer en 4 volumes , et nous avons réduit h; prix drt l'ouvrage à 24 francs, tout en y insérant la Petite Perpétuité, la Réponse à M. Claude, et la Préface dont mention au commencement de cet Avis. De plus, nous avons été assez heureux pour pouvoir ajouter à la fin du 4" vol. la Perpétuité de la foi sur la Confession auriculaire, par Deiiis de Sainte-Marthe , et les treize Lettres de Scheffmacher sur les principaux points qui divisent les catholiques d'avec les protestants; c'est-à-dire, que les addilions valent seules les 24 fr. qui sont le prix actuel de la Perpétuité, et que le prix premier de 42 l'r. a enlièrement disparu. Nous ne dirons rien ici de ces deux derniers auteurs, parce qu'on verra leur biogra- )hie dans noire 4' volume; nous ferons seulement remarquer que leur réunion à Nicole, Arnauld et Reiiaudoi ail de notre publication comme un tout complet de controverse. Puissent ces addilions, gratuites de notre \>nn, propager davantage l'œuvre, et par-là opérer une plus grande somme de bien l C'est le seul motif et le

seul but de rÉdiieur.

Imprimerie do Migne, banière d'Enfer, à Taris.

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