‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistieChapitre 120 sur 335 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Seizième preuve de l'union des Grecs avec les Latins par le traité de Samonas , évêque de Gaze. Je finirai rcxaracn de ce siècle par celui d'u!? y-i^A^it

45- LÏV. m. ACCORD DES ÉGLISES GRECQUE ET LATINE AUX Slfr.CIES XIII ET XIV. 454

(le inriKiRSer co qu'il Uouvail dans les Pères incos, lioiir cclairoir ie niysière de rEiidiarislic , (.((mnie Paschase a fait pamii ieslalins, sans ciler le jjIus souvent ccuv ilonl il (ire ce qu'il dil.

11 i!C resie donc qno la dernicre conjecture : et c'esl

qrie Von y place d'ordinaire, et qu'Aid)erliii rejet (e dédaignenscnicnl, sans prendre la peine d'y répondre, en prétendant le taire passer pour un l'anlômo. C'est Snnionas, évéque de Gaze, dont ce ministre parle ainsi : Cesl un auteur chituér'ujue, aussi bien que la dis-

pute qui fait le sujet de son imité ; car H n'y avait point aussi celle à la(|uel!e M. Claude s'arrête cl sur la-

itans ce temps-là (Cévêques grecs dans la Palestine, puis- quelle il s'est imaginé ([u'il n'y avait rien à répli(|uer.

qu'elle était suus la puissance des Sarrasins, qui en II n'y avait point, dil il après Auherliii, en ce temps

avaient chassé les Latins, lesquels y avaient établi des là d'évêque grec dans la Palestine, puisqu'elle élail

évéqucs de leur langue pendant qu'ils y dominaient. De possédée par les Sanasins. Donc il n'y avait point de

plus, il ne se trouve aucun auteur, que je sache, qui ait Samonas évoque de Ga/.e.

fait mention de ce Samoncts : et enfin, la plus grande par- Qui n'admirera comment on s'éhlonit pir le désir

lie de son traité est tirée mol à mol d'Anaslase Sinaïle, et de défondre ses opinions ? Car celte rai -on , qui a piru

on l'a publié sous le nom de Samonas en y cousant quel- convaincaMie à M. (;iaude , n'est pas seulemenl |)ro-

ques additions. Que Dieu puisse perdre les imposteurs ba!)le, mais elle est évidemmenl fausse en plusieurs

qui tâchent impudemment de tromper le monde par de ninnicres.

lelLs fourberies! V II est faux que loiis les auteurs placent Samonas

M. Claude, (jui s'en rapporte en matière de critique au Ireizicnic siècle, puisque Garetiiis le place en IU50,

à Aidierlin, et qui se dispense aisément d'examiner c'esl-à-diie, vers le temps qu'osi coniniença d(! coii-

lout ce qu'il trouve dans son livre, a cru qn'apiès lui daiimer Bcrengcr. Or en ce temps-là il y avait cer-

il en pouvait sfirenienl parler de la même sorte. M. tainemetit des évc(|ucs grecs dans la Palestine.

Aubertin,iï\l-\\,a fait voir que Samonas, évêque de Gaze, 2° Supposé (pi'il le fallût placer au commencemeiit

n'était qu'un fantôme el un nom vide, n'y pouvant avoir, du treizième siècle, comme le dil Aubeitin, et que

au temps qu'on le fait vivre, d'évéque grec dans la lorsque les SarrasiiiS se l'urenl jendus n aitres de la

Palestine. Terre-Sainte, ils n'y aient point sonfferl d'évèqnes

C'est donc là la raison qui a persuadé M. Claude. Il grecs , cela ne conclurait encore rien : car les auteurs

a eu assez d'esprit pour reconnaître que les deux que l'on place au coniinencemeni d'un siècle ont pu

autres n'étaient pas trop bonnes, ou plulôt qu'elles ne vivre fort longtemps dans le siècle |)récédent. Cepcn-

valaieut rien du tout : car il n'est nullement étrange dant Jérusalem ne fui prise par Saladin sur les Latins

qn'im petit Irailé, sur une matière non contestée qu'à la fin du douzième siècle : el|»artanl, il n'est

parmi les Grecs, n'ait jamais été cité par les écrivains nullement incompatible qut; Samonas ail été évèipie

grecs (|ue nous avons depuis ce temps- là ; et il y au- de Gaze avant que la Palestine lût occupée par Saia-

rait cin(| cents traités des Pères qu'il faudrait rejeter de même, s'il suffisais, pour les traiter d'apocryphes, qu'ils n'eussent point été allégués par d'autres. 11 est encore moins étonnant qu'un auteur qui écrit d'une matière, emprunte ([uelques paroles d'un auteur ancien sans même le ciler.

Et, sans aller plus loin, j'en ai présentement un exemple devant les yeux : car en lisant le livre que Sannl, nolile vénilii n, a fait de la Terre-Sainte, dans le lroi->icmc livre, pag. 8, chaj ilre I, il m'a semblé que j'avais lu ce (jue j'y voyais en quelque antre livre. El en eiïei, ayant été consulter à l'heure même Jacques de Vilry , j ai trouvé que Sannt n'avait fait que le iraiiscrire en plusieurs ebajiitres eulicrs. où il ne change (pie (|iiel{|ues petits mots. Selon Aubertiu, il en faudrait donc conclure que Sanul est un au»,eur apocryphe ? el cependant celle conclusion serait ridicule.

Enfin , il n'est point vrai que la plus grande partie

din , et qu'en ayant élé chassé il ail encore vécu et écrit dans le treizième siècle.

Je dis qu'il p(juvait avoir élé évèqno de Gaze durant l'empire des Lalins, quoiqu'il fût Grec de nation : car lorsque les Lalins possédaient la Palestine, il est certain qu'il y avait souvent dans la même ville un évêque grec et un évêque laliu. Jac(|ues de Vilry, évêque d'Acre en Piolémaïde, et cardinal de l'Église romaine, lémoin oculaire de ce «iu'il écrit, remar(pie que les Suriens, habilaiils de la Palestine, avaient des évêques grecs : liubeni proprios episcopos Vrwcos. Et nous avons déjà rapporté le témoignage de Balsamon , qui avoue que de son leu)ps les Lalins permellaieiit aux Grecs de faire les fonctions pontilicales dans les villes mêmes où il y avait des évêipies lalins établis , excepié à Antioche. Voilà la seconde fausseté du raisonnement de M. Claude el d'Auberlin.

5° La iroisièine fausseté est qu'il suppose que lorsque la Palestine fut tombée sous la puissance des

de ce liaité soil prise d'Anaslase Sinaïle : il n'y en a Sarrasins, il n'y eut plus du tout d'évêqnes grecs

qu'un passage de dix ou douze lignes. Le connnenccnicnt est tiré de Théodorus Abucara, évêque des Cariens, auteur du neuvième siècle, que Greizer a fait impiimer avec le traité d'Anaslase Sinaïle, intitulé àûr//ài. Il y a d'auires jiassages dont le sens est

dans ce pays là ; ce qui est encore manifestcmenl faux : car tant s'en faul que Saladin en ait chassé les Grecs , qu'il est remarqué au contraire expressémeiif! dans riiisloire, qu'il dwuna aux Grecs les églises des L Uins. C'est ce que l'on peut voir dans la lettre de

lire de S. Grégoire de Nysse , d'Eiilychius el de Tliéo- Conrad, (ils du marquis de Monlfet rai , à l'arclievcque phylaele : ce qui fait voir que cet auteur a en dessein do C.nlorbie, rapportée par Baronius. Aussi il est

455 fEHPÉTUITÉ DE LA FOI

éltnn?o qno :e minislre i^iii \n^ remannié .|iril est bit tiès-soiivnii nicnlinii .Imis riiisloire il.' ce tciiipsla (lu paiiianho grec do .l(''riis:il. m . depuis (lu'.He f„i |)(.sM'(lce i.;.r les Sarrasins. En V(iici (lucl.iucs

exemples :

|>;.(liMi^èic rapporte cpie Marie, femme de foiislanlin. roi d'S B.ig:. os, cl lille .riùiiogie, fcnim.' de m h I l'.léid f,MU' , envoya en P;ili'slinf au p;tlri;uclie d'yEle. c'e i-à dii',de .lérus;i!eui , pnur rinformer de l'iic ord (lue Micliel Pali'ulogue avait lait avec 1rs Latins, et (piVlle gagna si bien s n esprii , qu'il protesta de réM-ler Inul seul à iVmpereur, quand même tous les autres palriarclifS d'Oiienl s'y accorderaienl. 11 y :ivaii doi.c sous les Sarr.sius des patriarches de Jéru-aleni.

L'aulcur du irailé du schisme entre l'Église romaine et colle de f.onslaulim.ple, léiuoigne que dans le ^yiiode loiiu sous le pairiarehe Joseï h coiilre Voctns, ions les (p<alre patriarches s'y trouvèrent; ce.st àd le ceux de Conhlanlinoplc, d'Alexandrie, d'Anliocho. de Jciiisaleni. Il païaîl do:c encoie par-là qu'il y avait nu paiiiarche de Jérusalem.

L'ambassadeur de l'euiporeur Aiidronic au pape Benoit XII, ré>idanl à Avignon, p.our juslilier les Grecs de ce qu'ils ne recevaient pas l'accord fait au concile deLyn, ailègue que les andjassadeurs gieesqui y assistèrent n'avaient pas élé envoyés par les quatre patriarches , dont celui de Jérusalem était un.

Barinam , natif de Calahre , qui lut |iremiéromcnt religieux giee , et depuis évccpie en llarn;, remarque dans un écrit qu'il envoie à ceux de sa nation pour les ramener du schisme, que les palriarches d'Alexandrie et de Jérusalem recevaient ccHe dignité du sultan , auquel ils étaient assujélis. Il y eu avait donc un à Jérusalem.

Il n'y a donc rien de plus faux que ce qn'avanre Aubertin , qiuî lorsque les Sairasins se fuient rendus ninîlres de la Palestine , ils en bannircul (eus les évé(|ues grecs; puis(|ue l'on voit que le patriarche de Jérusat m, grec de religion , a toujours élé souffert par les Turcs : cl on | cul dire la même chose de l'évé(pie de Gaze ; car ponrcpioi l'auraient ils chassé plulôl tpie le |)alriarclie? Aussi les relations des derniers vdvages nous ai prr'nnent (|u'd y en a encore un pré-enlemeiit àG-ze, quoique la ville soit presque ruinée, et en a droit de croire que cet é^éque est successeur de ceux (jni y élaienl en ce temps là.

4" F lin, (pîaiid il serait vrai qu'd n'y aiu'ait point eu d'éNÔiiue gii'C dans hi Palestine depuis qu'elle fut sous les Sarrasiis, le raisomu'menl d'Aidierlin ne conclur il encore rien, puisque l'on voit par l'hisloirc .le ce lemps-là (ju'il y avait des évèquos titulaires (pii ne lésidaient point dans leurs é' celles , parce (pi'ils éîaiiiil occupéN ou par des infidèles, ou par des peii^oanes d'une autre communion. 'Il éodore l>alsamon en peut ser\iî d'exeuiph': puisque prenaiil le titre de patriarche d'Aiitioche, il n'y a pom-tanl jamais résidé, Anlioihc éiaiil alors sous la puissance des Latins, et le paliiarthe laliu no permellanl poiiii aux Grecs de

faire les fonciioMS pontificales dans oelte ville patriarchalo, (luniipu; cel i fût pet mis dans les autres, comme BaKnnion le lémoigne.

Ou ne peut donc rejeter un auteur par des raisons phis fauss<s (|irAuberlin a rejeté (•«• Sunonas, et la fausseté de ces raisons établit ta vérité de cel écrit; puis(|u'uu é( rit doit passer |ionr véritable quand ou ne prouve pas cpi'il esl fauv. D'ailleurs il est eerlaiii (|ue cet écrit ne s'est pas fait soi-même, cl qu'il a été composé par un auteur grec. Le style le fait a sez voir, et même le génie, la manière de raisonner, les pensées qui sont tontes grec.pus. Pourquoi donc l'atribuera-t on à un autre cpi'à celui dont il | orte le inun? Mais il iui|;Oite |)eii de (piel anleur il soit, pour l;i preuve f|ue nous en lirons : car, qui que ce soit <pii l'ait l'ail, il y a voulu repiéseuler l'opinion commune de l'église grecque.

M. Claude nous permettra donc, nonobstanl la critique d'Aubertiii , de lui alléguer ce Samonas comme un témoin du senlinieut de l'église grecque. Et puisqu'on le place au treizième siècle, et qu'en ne prouve en aucinie sorte (|u'il n'y ait pas vécu en elb l , il est permis et juste de l'a légutîr comuie un témoin positif de la créuice de l'égbse grecqtie dînant ce siècle. Il n'y a qu'à voir maiiitenanl ce qu'il nous • n-.eigne.

Il emprunte premièrement ces paroles d'.Xuaslase Sinaïte : A IH.H ne pluise nue nous (tppelium la suinte communion on Cnnl'uijpe du corps de Jésus- Christ, ou un simple pniu , on une imaye , ou une liçfur,, p isque nous prenons effectivement le corps déifié de Jésis-Clirist notre Dieu qui esl né et engendré de lu suinte v.ercje Marie. Car c'est ce que nous croyons et ce que nous confessons, selon ce que lS'olre-Sei(incur d.t à ses disciples d^ms la cène mystique , en leur donnant le pain v vi fiant : t Prenez et nunujcz,c'est mon corps ;» et en leur donnant le calice il leur dit : « C'est mon sang. » // ne leur dit pas que ce /'«/ l'antitype ou la figure de i<on corps et de son sang. Ynilà ce qu'il prend «l'Aiiaslase Sinaïte; tout le reste n'en est pas. Ainsi, ajoiile-t-ii, Jésus Clir st nous témoignant que ce que nuiis autres fidèles offrons et prenons est véritullemenl son coprs et son sang , quel lieu y a-t-il d'en douter encore, si nous croyons qu'il est IHeu et Fils de Dieu ? Car s'il a créé le monde de rien, «'// esl son Verbe véritable, vivant, agissant et tout puissinl ; si le Seigneur fuit tout ce qu'il veut, ne peut-il pas changer le pain eu son propre corps et le vin mêlé d'eau en son propre sang ?

Il (lit ensuite avec Théephylacle que Dhu conserve l'uppurtnce du pain et du vin pour nous ôter l'occasion du trouble . et l' horreur que nous i.urions s'il nous eut commandé de prendre sa chuir et son sang dans lem propre espèce.

Sur cela le Sar aMu qui se f.iit instruire propose une objeelion lort nalinelle ipie S. Grégoire de Nss-ii' s'est au-si prop(!sée. On pourrait., dit il, douter sur ce que vous dit(S, comment il se peut faire que Jésus-Christ n'étant qu'un seul Dieu et n'ayant qu'un corps, ce corps puisse être divisé en une infinité de corps et de parties. Ces différentes parties sont- elles donc plusieurs Christ^

LIV. lil. ACCORD DES ÉGLISES GRECQUE ET LATINE x\UX SIËCLES XllI ET XIV.

ou un seul Clirist; el se trouve-l-il tout entier et vivant dans chaque partie? C'est un douie que l'on n'a jamais formé, et que l'on ne formera jamais sur l'opinion des calvinistes i et qui suppose très - manifestement la présence réelle. Il faut donc voir comment Sflmonas y répond. Nous expliquons, dit -il, par des exemples matériels el qui tombent sous les sens, les choses immatérielles et qui sont au-dessus de la nature. Il rapporte ensuite l'exemple de l'image d'un homme qui se trouve tout entière dans chacune des diverses pièces * d'un miroir rompu , el il ajoute : Cesl aimi qu'il faut entendre que la chair de JéSus-Christ est tout entière et sans division dans chaque partie de l'hostie , en quelque temps , en quelque lieu et en quelque nombre de parties tju'on la veuille diviser.

Voici encore , dit - il , «n autre exemple : ouand utl homme prononce quelque parole, cette parole est entendue et par celui qui parle et par ceux qui sont présents ; et quoique plusieurs l'entendent, ils n'en entendent

preuves que les siècles précédents , pour faire voif l'union des Grecs avec les Latins dans la doctrine de la présence réelle et de la transsubslanliaiion : el Ton peut dire qu'elles se foililienl toujours ; parce que toutes celles des siècles précédents subsistent pour celui-ci, et que l'on y en trouve encore de nouvelles , qui suffisent seules pour en persuader toutes les personnes raisonnables.

On y voit un mélange des Grecs et des Latins en une infinité de lieux, tel qu'il est impossible qu'ils aient ignoré les sentiments les uns des autres ; et l'on ne voit en aucun lieu qu'ils aient eu la moindre coiilestaiiOn sur cet arlicle. On y voit la doctrine de la transsubstantiation proposée aulhonliquemenl aux Grecs, sans qu'ils en aient été scandalisés : on la voit solennellement approuvée par plusieurs d'entre eux, sans que personne lei en ait blâmés, et les ait accusés d'avoir souscrit à une erreur. Les Grecs y aila(|ueiit les Latins par une infinité d'écrits; mais ils ne s'avi-

pas pour cela une partie seulement, mais ils l'entendent sent jamais de les attaquer sur ce sujet. Les Latins y

tout entière. Cesl ce qu'il faut croire el dire du corps de font de cin-ieuses recherches des erreurs des Grecs ;

Jésus-Christ. Ce saint corps est assis à la droite du mais ils n'en découvrent aucune sur le mystère de

Père, et il ne la quitte point. Le pain consacré par le l'Eucharistie. Ils témoignent qu'ils étaient persuadés

prêtre étant aussi transformé, par la puissance divine et qu'ils avaient la même foi qu'eux : ils marquent pré-

r avènement du Saint- Esprit , au vrai corps de Jésus- cisément les points du diflérènd qu'ils avaient en-

Christ, quoiqu'on le divise ensuite, il demeure néanmoins Ire eux ; mais ils ne marquent jamais celui de la Irans-

entier et sans division dans chaque partie, comme le discours de celui qui parle entre tout entier dans let breilles de tous ceux qui l'écoutent. C'est ainsi que, par des exemples sensibles, on conduit les esprits opiniâtre» el trop curieux à Pintelligence des mystères de Dieu. Lors

subslantialion. Enfin l'on y voit que les plus cilèbres auteurs Grecs , les plus ennemis des Latins < enseignent eux-mêmes la transsubslanliaiion et la présence réelle , aussi clairemenl , et d'une maniéré aussi forte que l'on eût pu faire dans l'Église latine.

donc que le pain saUclifié, qui est le saint el sacré corps II ne reste qu'à justifier tous ces points par des faits

de Jésus-Christ, est divisé en parties, ne voiis imaginez historiques, tirés des auteurs de ce temps-là. pas que ce corps sans tache soit actuellement coupé , et Et premièrement^ pour le mélange des Grecs avec

divisé, et séparé, comme des membres que l'on sépare les les Latins, il n'y a rien de plus éertain : car quoique

uns des autres ; car il est immortel, incorruptible, inca- Constantinople eût été reprise , comme nous avons

pable d'être consumé : mais cette division ne tombe que

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