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‘ mant que le Roi se proposant de visiter son royaume,avaltsuspendu tous les évêques 4 de leurs pouvoirs. Et, les évêques s’étant ‘ soumis, en toute humilité, à cette sen- “tence, pendant un mois, présentèrent une « pétition pour être réintégrés dans leurs pou-
“yoirs ?” (Lingard. vol. 6 Page 251).
400. ‘ 11 y a un vice tellement commun par- ‘6 mi les évêques que, si vous l’évitez, vous se rez le seul qui en serez exempt; et vous vous élèverez au dessus de vous même:
# La Crédulité. Je n’ai vu personne qui en ‘#6 fût exempt. De là, d'énormes colères pour rien, et la perte des absents.” Ce n’est pas moi qui dis cette dure vérité c’est St, Bernard. (Lib. De consideratione) 410. “ Un évêque ne peut, sans cause et ‘ sans être obligé de le dire, et même sans ‘une sentence, interdire un prêtre, son dio-— “ césain, et l'empêcher de dire la messe, ni de faire les autres fonctions pour lesquelles il ‘€ n’a pas besoin d’une permission, ni d’un & pouvoir spécial ; parce que personne ne ‘ peut être privé, sans une sentence, de cé “ qui est propre et. essentiel à son état” [Notaire Apostolique ; liv. 2.c, 6]. FR 42, L'on se tromperait étrangèment si l’on pensait qu’il n’y a que le prêtre de Ste. Anne au monde, qui souffre, parce que les évêques mettent leurs passions à la place de l'équité, de la justice et des lois. Le savant auteur
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de Ja biographie du clergé contemporain, affirme, sans crainte d'être contredit, en face de l’épisconal français :
“ M. Pelier de la croix, pour être un hom- ‘me d’une grande valeur, devait encourir ‘ les disgrâces d’une autorité quelconque ; “chose pénible à dire, mais chose réelle et “ d’expérience, journalière, on pourrait affire ‘mer que pas un prêtre de talent n’a évité de ‘ nus jours, ou d’être interdit, ou d’être meft nacé de choses analogues.’ Je nomme bien “ vite, Mgr. de Genoude {à qui Mgr. Affre 6 disait : 81] vous arrive de prêcher daus Paris, “je vous interdis) MM. Combalot, Lacor- # daire, Guillon, Cœur, Grivel, Morlot, Pel- *f lier, Migne, etc?
430. Pas un concile qui ne se soit piaint de l'étrange abus que font de leurs pouvoirs nombre d’évêques, et qui n’aie cherché à y mettre un frein.
440, Par quelle règle de justice et d'équité les vénérables évêques du Canada se sontsils permis de me condamner, sur une question de fait, sans m’entendre et sans m’en dire un mot d’afance ? :
450. L'évêque de Chicago dit que le 19 Aoùt, je suis parti de chez lui suspendu de mes pouvoirs ecclésiastiques. Moi, je suis certain, au contraire, et aussi certain que de ma propre existence, que je suis sorti de chez
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lui avec tous mes pouvoirs; et qu’il m'avait donné 15 jours, à l’expiration desquels j'étais menacé de suspense, si je n’allais à 300 milles prendre une nouvelle mission, Suppos sons que les évêques penchent naturellement à croire que leur confrère de Chicago dit la vérité, et que je la désuise. N°y a-t-il pas au moins là matière à réfléchir, à examiner, ét à suspendre un jugement surtout quand il s’agit de chasser du sain de l’église 2000 familles ? |
‘460, On dit que la position que j'ai prise donne du scandale en Canada, Mais ce scandale existerait-il, si les évêques et les prêtres y avaient dit tout de suitece queje crois, et ce que Dieu sait être la vérité : sa= voir, que la sentence de suspense n’ayant pas été prononcée, je pouvais et je puis encore exercer toutes les saintes fonctions pour les-
quelles je me suis fait prêtre ? Y aurait il du, scandale, si on eût dit au peuple la vérité :
qu’une’ excommunication certainement injuste est nulle et de nul effet?